Sous-catégories

Inde-Népal 1886

Le Groupe d’enquête et de détection criminelles de la police nationale philippine (PNP-CIDG) a délivré plusieurs citations à comparaître à l’encontre de dirigeants étudiants, de militants et de journalistes de campus qui ont participé aux manifestations anticorruptions du 21 septembre à Mendiola. Au moins quatre leaders étudiants ont reçu une convocation, les plus récents étant Tiffany Faith Brillante, présidente du Sentral na Konseho ng Mag-aaral de l’Université polytechnique des Philippines, et Joaquin Buenaflor, président du Conseil étudiant de l’Université des Philippines Diliman. Outre Brillante et Buenaflor, les dirigeants étudiants et journalistes de campus qui ont reçu des citations à comparaître sont Jacob Baluyot (président national de l’Alyansa ng Kabataang Mamamahayag – PUP et rédacteur adjoint de la revue étudiante The Catalyst) et Aldrin Kitsune (responsable de Kalayaan Kontra Korapsyon).

Dossier(s): Asie et Océanie Tags:

Une unité de la NPA a mené le 27 octobre une opération de harcèlement contre les soldats du 94e bataillon d’infanterie à Sitio Cantupa, Barangay Buenavista, dans la province de Negros Occidental. Deux soldats ont été blessés. Les soldats ont réagi en panique, ouvrant le feu dans toutes les directions avec leurs mitrailleuses et leur M203 sans toucher un guérillero. Le 94e bataillon d’infanterie a été ciblé parce que ces militaires sèment la terreur dans la région depuis le 16 octobre. Elle a imposé un régime militaire à la communauté paysanne et lui a interdit de se déplacer et de cultiver librement.

À la suite des révoltes d’août 2025 contre les inégalités sociales et la corruption (voir notre article), 44 anarchistes sont emprisonné·es dans la caserne de la police paramilitaire de Java occidental, à Bandung. Il n’y a d’accès aux visites pour personne d’autre que leurs familles et même cela est réduit au minimum. Une campagne de soutien appelle à leur écrire pour rompre leur isolement (voir ici).

Pulluri Prasad Rao, alias Shankaranna, membre du comité central maoïste, et Bandi Prakash, alias Prakash ou Prabhat, membre du comité du Telangana, se sont rendus mardi à la police. Originaire de Vadkapur, dans le mandal de Julapally du district de Peddapalli, Prasad Rao, aujourd’hui âgé de 62 ans, a commencé, à la fin de ses études secondaires, en 1980, à travailler comme agent de liaison pour le secrétaire du district de Karimnagar du groupe CPI (ML) KS. En 1983, il est devenu commandant du Sirpur dalam et, en 1992, il est devenu membre du comité divisionnaire, puis membre du comité central aux côtés de Modem Balakrishna, alias Manoj, et de Pratap Reddy Ramachandra Reddy, alias Chalapathi. Prakash, 43 ans, est originaire de Mandamarri, dans le district de Mancherial. La pression est extrême sur l’insurrection maoïste. Depuis janvier 2024, huit membres du comité central du CPI (maoist) se sont rendus et huit autres ont été tués lors d’affrontements. La police a indiqué que sept membres du comité central étaient toujours dans la clandestinité : Muppala Laxman Rao, le nouveau secrétaire général, Thippili Tirupathi, Paka Hanumanthulu, Misir Besra, Anal Da, Madavi Hidma et Majjidev.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Le mécontentement croissant de la population du Ladakh, une région au nord de l’Inde, couve depuis au moins 2019, date à laquelle cette région a été séparée de l’ancien État indien du Jammu-et-Cachemire et a perdu son statut semi-autonome en passant sous le contrôle administratif direct de l’Inde. À l’époque, de nombreux Ladakhis, dont l’activiste écologiste Soman Wangchuk, ont accepté la nouvelle administration, contrairement au Cachemire voisin qui a connu une vague de violence et de répression à l’encontre de toute dissidence. Avec le temps, les Ladakhis ont réalisé que la perte totale de leur autonomie était un problème. Outre le chômage généralisé qui touche la région, l’une des questions les plus urgentes concerne la manière dont les terres et les écosystèmes fragiles du Ladakh sont gérés. Depuis qu’il a pris le contrôle du Ladakh, le gouvernement a annoncé des projets touristiques, solaires et industriels à grande échelle dans la région, nécessitant des milliers d’hectares de terres.

Soman Wangchuk a entamé une grève de la faim avec ses partisans, refusant de s’alimenter jusqu’à ce que les revendications des Ladakhis soient satisfaites. Les manifestations sont restées pacifiques jusqu’au 24 septembre, 14e jour de la grève de la faim, quand les jeunes sont massivement descendus dans la rue ont jeté des pierres, incendié un véhicule de police, puis se sont rendus au bureau du parti au pouvoir BJP et l’ont brûlé. La police a ouvert le feu, quatre personnes sont mortes et des dizaines d’autres ont été blessées. Le ministère indien de l’Intérieur a déclaré que la police avait tiré en « légitime défense » et a imputé la responsabilité des violences aux « discours provocateurs » de Sonam Wangchuk qui a été emprisonnés en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Depuis la situation s’est apaisées mais les mobilisations continuent jusqu’à la libération de Sonam Wangchuk. Jeudi, le gouvernement a libéré 26 personnes arrêtées lors des manifestations en signe d’apaisement, mais Sonam Wangchuk reste détenu.

Un véhicule de police incendié par les manifestants

Un maoïste présumé, qui aurait été impliqué dans une récente explosion sur une voie ferrée dans le district de Kokrajhar, dans l’Assam, a été tué par la police à Kokrajhar. Cet evénement est survenu lors d’une opération de police à Nadanguri, lancée pour retrouver les militants derrière l’explosion de Kokrajhar jeudi 23 octobre. Une bombe avait endommagé un tronçon de la voie ferrée du Northeast Frontier Railway (NFR) entre Salakati et Kokrajhar, interrompant la circulation des trains sur l’itinéraire (photo). La police affirme que l’homme était armé d’un pistolet et de deux grenades. Il se nomme Apil Murmu alias Rohit Murmu (40 ans), et la police le croit impliqué dans de multiples activités insurrectionnelles dans l’Assam et le Jharkhand depuis 2015. Murmu aurait été membre de l’Armée nationale de libération du Saotal (NSLA) avant de se rendre vers le Jharkhand, où il aurait formé la fraction dissidente de la NSLA, fraction qui s’est liée à l’insurrection maoïste.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: , ,

Dans une déclaration publiée le 15 octobre, le porte-parole du comité central du PCI (maoïste), Abhay, a affirmé que les forces de sécurité menaient une « guerre contre-insurrectionnelle » prolongée depuis plus de cinq mois et demi dans des régions telles que Narayanpur, Bijapur, Kanker, Sukma (Chhattisgarh), West Singhbhum (Jharkhand) et certaines parties de l’Odisha, conduisant à des opérations à grande échelle contre les cadres maoïstes. Il a appelé à une nouvelle journée de mobilisation nationale le 24 octobre pour protester contre cette politique.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

La cour d’appel de Paris a autorisé jeudi 16 octobre le leader indépendantiste kanak Christian Tein, à retourner en Kanaky. Il avait été mis en examen dans l’enquête sur les émeutes de mai 2024. Déporté en France et placé en détention en juin 2024, il a pu sortir de prison un an plus tard. Il a été choisi comme président du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste) depuis son exil. Fin septembre, les juges d’instruction avaient assoupli son contrôle judiciaire, l’autorisant à rentrer dans l’archipel, mais le parquet avait fait appel de cette décision (voir notre article).

Dossier(s): Asie et Océanie France Tags: ,

Sonu (connu aussi sous le nom de Venugopal), membre du bureau politique du PCI (maoïste), s’est rendu à la police avec 60 combattants de l’Armée de guérilla de libération du peuple. Après des appels à la reddition contre l’avis de la majorité de la direction du PCI (maoïste), il avait demandé aux membres et cadres du parti de participer au processus de reddition avant le 15 octobre (voir notre article). Parmi les milliers de militants du PCI (maoïste) et les dizaines de milliers de membres et sympathisants, seules 60 personnes ont participé à ce processus et déposé des armes. Venugopal est le seul responsable central à y avoir participé.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,

Un travailleur du BJP (le parti d’extrême droite au pouvoir) a été tué par des maoïstes dans le district de Bijapur au Chhattisgarh lundi 13 octobre dans la soirée. Il était accusé d’être un informateur de la police. En particulier, il lui était reproché d’avoir fourni des informations ayant conduit à des arrestations par les forces de sécurité dans leur secteur dans le cadre de l’opération de contre-insurrection Kagaar (voir notre article). Depuis janvier 2024, les opérations des forces de sécurité ont conduit à l’assassinat de 472 maoïstes au Chhattisgarh.

Dossier(s): Inde-Népal Tags: ,