Trois Palestiniens ont été tués par des tirs de l’armée israélienne, vendredi 14 septembre, lors de manifestations et de heurts dans la bande de Gaza le long de la frontière. L’enfant de 12 ans, Chadi Abdel Aal, a été tué près de Jabalia, dans le nord de l’enclave. Deux autres Palestiniens, tous deux âgés de 21 ans, ont été tués lors d’incidents près de Khan Younes dans le sud de la bande de Gaza et à Al-Bureij, situé dans le centre de l’enclave. Au moins 50 Palestiniens ont également été blessés par des tirs de soldats israéliens le long de la frontière.

A la frontière de Gaza, hier vendredi

A la frontière de Gaza, hier vendredi

Après les exécutions de Ramin Hussein Panahi, Zanyar Moradi et Loqman Moradi ce samedi, trois autres prisonniers politiques kurdes ont été exécutés par le régime iranien.

Naser Azizi et Ahad Shabab, deux combattants du Parti démocratique kurde d’Iran (PDK-Iran), avaient été blessés samedi 8 septembre lors d’une embuscade et arrêtés comme prisonniers de guerre par l’Iran. Ils ont été exécutés ce dimanche.

Kamal Ahmadinejad avait été arrêté il y a 3 ans et était accusé d’avoir collaboré avec le parti démocratique du Kurdistan (HDK) (un parti kurde d’Iran portant le même nom que le KDP d’Irak) et d’avoir tué un gardien de la révolution. Il a été exécuté ce lundi, sans aucune avertissement et sans que sa famille ne soit mise au courant de l’exécution.
Cela porte à six le nombre de prisonniers politiques kurde exécutés en 3 jours.

L’Iran a également lancé ce week-end des missiles guidés contre Koya, une localité kurde d’Irak qui abrite des réfugiés du Kurdistan d’Iran et des combattants des partis kurdes d’Iran. L’attaque a fait une douzaine de morts et de nombreux blessés.

Kamal Ahmadinejad, Naser Azizi et Ahad Shabab

Kamal Ahmadinejad, Naser Azizi et Ahad Shabab

Ce samedi 8 septembre, le régime iranien a exécuté par pendaison trois prisonniers politiques kurdes, Ramin Hussein Panahi, Zanyar Moradi et Luqman Moradi.

Ramin Penahi avait été arrêté en avril 2017 et condamné à mort en avril 2018 pour appartenance à l’organisation de résistance kurde Komala. Il avait été transféré mi-août vers la prison de Rajai Shahr à Karaj dans l’attente de son execution (voir notre article précédent).

Loqman et Zanyar Moradi avaient été arrêtés en novembre 2009 et condamnés à mort en avril 2013 pour appartenance à l’organisation de résistance kurde Komala (voir notre article précédent). Mercredi 5 septembre, les deux frères avaient été transférés à la section de quarantaine de la prison Rajai Shahr.

Les exécutions ont eu lieu quelques jours après la réunion du président turc Recep Tayyip Erdogan avec son homologue iranien Hasan Ruhani à Téhéran.

Zanyar Moradi, Loqman Moradi et Ramin Hussein Panahi

Zanyar Moradi, Loqman Moradi et Ramin Hussein Panahi

Hier à Jabalia au Nord de Gaza, le FPLP a organisé une cérémonie en hommage aux martyrs Ayman al-Najjar et Muhannad Hamouda, 40 jours après leurs assassinats (voir notre article). A cette occasion, les Brigades Abu Ali Mustapha (branche armée du FPLP) ont déclaré que « la résistance est devenue plus forte que par le passé, et nos missiles atteindront la profondeur sioniste ».

Prise de parole du représentant des Brigades Abu Ali Mustapha pendant la cérémonie.

Prise de parole du représentant des Brigades Abu Ali Mustapha pendant la cérémonie.

Deux types de grenades fabriquées par l’entreprise suisse Ruag ont été retrouvées aux mains de l’État Islamique dans la région d’Idlib. Après la prise d’une position de l’État Islamique, des membres de Hayat Tahrir al-Cham (alliance djihadiste proche d’Al-Qaeda) ont publié une photo d’un stock d’armes saisies dont des grenades OHG92 et HG85. Selon Ruag ces grenades auraient été vendues au Émirats Arabes Unis en 2002 ou 2003 puis auraient transité par la Jordanie avant de finir aux mains de Daesh. La Suisse continue de vendre des armes aux E.A.U même si il a été prouvé qu’une partie d’entre elles est utilisée dans les conflits en Syrie ou au Yémen.

Une grenade HG85

Une grenade HG85

Le président égyptien al-Sissi a promulgué une loi qui va permettre de surveiller certains comptes d’utilisateurs de réseaux sociaux. Selon cette loi, votée par le parlement en juillet, toute personne ayant plus de 5.000 abonnés en ligne -sur un site personnel, un blog ou les réseaux sociaux- pourra être surveillée. Le Conseil supérieur de régulation des médias sera autorisé à suspendre ou bloquer ces sites ou comptes s’il juge qu’ils « publient ou diffusent de fausses nouvelles » ou « incitent à violer la loi, à la violence ou à la haine ».

Au moins deux ans d’emprisonnement et une amende sont également encourus par « tous ceux qui créent, dirigent ou utilisent un site ou un compte privé dans le but de commettre ou faciliter la commission de crimes punis par la loi ». La nouvelle loi prévoit aussi une peine de prison d’un an et une amende pour « toute personne qui accède délibérément ou par erreur, et sans raison valable, à un site, un compte privé ou un système informatique dont l’accès est interdit ».

À la mi-août le président avait promulgué une loi de « lutte contre la cybercriminalité » permettant aux autorités de bloquer tout site dont le contenu constitue « une menace pour la sécurité nationale » ou pour « l’économie nationale ». Plus de 500 sites d’informations ou d’ONG sont actuellement bloqués en Egypte. Plusieurs internautes et blogueurs, critiques du gouvernement ou connus pour leurs commentaires ou dessins satiriques, ont récemment été arrêtés et placés en détention. Les autorités leur reprochent d’appartenir à des « groupes interdits » et de diffuser des « fausses nouvelles ».

Le maréchal al-Sissi

Le maréchal al-Sissi

Une nouvelle série de manifestations à la frontière de Gaza hier vendredi ont fait 180 blessés palestiniens dont deux grièvement. Des manifestants ont lancé des pierres et des pneus brûlés vers la frontière ainsi que des cerfs-volants incendiaires. Les Palestiniens affirment qu’ils ont réussi à détruire un drone israélien qui tirait des grenades lacrymogènes, mais les autorités israéliennes prétendent que le drone a mal fonctionné suite à une erreur technique.

Les incidents à la frontière de Gaza

Les incidents à la frontière de Gaza

Des centaines de manifestants irakiens ont lancé des pierres et tenté d’entrer par effraction dans la ville pétrolière de Bassora, dans le sud du pays, pour réclamer de meilleurs services publics et lutter contre la corruption. Certains manifestants ont également mis le feu à des pneus de véhicules à l’extérieur du bâtiment et il y a eu des escarmouches avec la police anti-émeute qui ont tiré des gaz lacrymogènes pour contrer la manifestation.

Les manifestations de vendredi étaient particulièrement liées à la forte salinité de l’eau potable à Bassorah, ce qui, selon les habitants, les rend impropres à la consommation. L’infrastructure de la ville souffre d’années de négligence et d’investissements médiocres, ce qui a suscité un ressentiment généralisé alors que la population compare sa situation à la richesse pétrolière fournie par les caisses de la province du gouvernement fédéral.

Les incidents de Bassora

Les incidents de Bassora

Des dizaines de Palestiniens ont été asphyxiés mercredi lors de la dispersion par les forces d’occupation israéliennes d’une marche pacifique d’habitants du village de Ras Karkar. Ceux-ci voulaient entrer dans les terres agricoles dont des colons veulent s’emparer afin d’y construire une nouvelle colonie. L’armée a dispersé les citoyens en utilisant des grenades sonores et des grenades lacrymogènes faisant plusieurs cas d’asphyxie traités sur place. L’armée israélienne a fermé les entrées du village et a annoncé la région ciblée comme zone militaire fermée. Les Palestiniens de cette région de l’ouest de Ramallah, où Israël a établi huit colonies, sont constamment ciblés par des agressions de colons.

Colonie sioniste près du village de Ras Karkar

Colonie sioniste près du village de Ras Karkar