Booker Ngesa Omole, dirigeant du Parti Communiste Marxiste du Kenya, a été libéré sous caution après une seconde audience judiciaire le 3 mars 2024, à condition de payer une garantie financière. Cette décision est dénoncée par son parti comme une « punition par la pauvreté ». Durant sa détention, le militant a organisé des discussions sur le marxisme avec d’autres détenus (voir photo). Parallèlement, le parti dénonce que trois autres de ses militants (Mulinge Muteti, Julius Kamau et Collins Otieno) ont été arrêtés et placés en détention dans un commissariat central alors qu’ils présentaient une pétition dénonçant des exécutions extrajudiciaires, dénonçant un ciblage politique des communistes dans le pays.

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Le 2 mars 2026, Fred M’Membe, président du Socialist Party et candidat à la présidentielle pour le People’s Pact Movement, a été arrêté et placé en détention à Lusaka sous le gouvernement de Hakainde Hichilema. Les poursuites feraient suite à une interview radiophonique au cours de laquelle il aurait formulé un commentaire politique concernant le président et les funérailles de l’ancien chef d’État Edgar Chagwa Lungu. Sa détention s’appuie sur la loi sur les cybercrimes, un texte dénoncé comme étant fréquemment utilisé contre des voix critiques du pouvoir. Cette arrestation intervient à cinq mois des élections générales en Zambie, dans un contexte politique tendu, et suscite des appels à sa libération immédiate et inconditionnelle.

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La détention de Booker Ngesa Omole, secrétaire général du Parti Communiste Marxiste du Kenya, est dénoncée par de très nombreuses organisations dans le monde comme une persécution politique après son arrestation violente par la police kényane à Isiolo (voir notre article). Selon des déclarations officielles du parti, il aurait été enlevé sans mandat, battu, torturé, transféré à la prison de détention de Kitengela avec le bras cassé, privé de soins médicaux urgents, de libération sous caution et d’accès à ses avocats, sa famille ou ses camarades . Les accusations à son encontre incluent tentative de meurtre sur policiers, liens fantaisistes avec un « cartel de drogues » et possession d’armes déjà légalement enregistrées, des motifs que ses soutiens qualifient de fabrications visant à criminaliser la dissidence, mobilisation et solidarité internationale pour exiger sa libération immédiate.

Le Comité central du Parti Communiste Marxiste du Kenya affirme que son secrétaire général, Booker Ngesa Omole, a été violemment enlevé à Isiolo par des agents de police, puis battu et torturé avant d’être abandonné au commissariat de Mlolongo. Depuis, il n’a pas accès à un avocat. Son parti dénonce un kidnapping visant à intimider le mouvement ouvrier et les forces progressistes.

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Le gouvernement sénégalais, dirigé par le parti Pastef, a adopté le 18 février en Conseil des ministres un projet de loi visant à renforcer la répression des « actes contre nature » prévus à l’article 319 du Code pénal, en doublant les peines de prison jusqu’à dix ans et en portant les amendes à 10 millions de F CFA, tout en étendant les sanctions à toute « apologie » ou promotion des relations homosexuelles par des organisations ou via des supports médiatiques. Le texte, qui prévoit aussi des peines pour dénonciation calomnieuse, doit encore être voté par les députés pour entrer en vigueur.

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En Eswatini, Menzi Bongeka Bhembe, étudiant et militant de 26 ans, a été arrêté le 16 janvier 2024 et inculpé en vertu de la Suppression of Terrorism Act, une loi antiterroriste adoptée en 2008. Détenu depuis plus de deux ans, il est maintenu en détention arbitraire. Selon ses soutiens, ces poursuites s’inscriraient dans un contexte de répression du militantisme étudiant et de restriction de l’espace civique dans le pays.

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Au Gabon, la Haute autorité de la communication (HAC) a annoncé, le 17 février 2026 au soir, la suspension immédiate des réseaux sociaux sur l’ensemble du territoire jusqu’à nouvel ordre. Dans un communiqué lu sur la chaîne publique Gabon 1ère, le régulateur justifie cette décision par la diffusion répétée de contenus jugés diffamatoires, haineux ou attentatoires à la stabilité des institutions et à la sécurité nationale. Les plateformes les plus utilisées dans le pays, notamment WhatsApp, Facebook et TikTok, sont désormais inaccessibles, sans qu’aucune durée précise n’ait été annoncée pour la levée de la mesure.

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Au Sénégal, les étudiants de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) ont entamé une grève de 72 heures à partir du 17 février 2026, réclamant la libération de plusieurs camarades détenus, la vérité sur la mort d’Abdoulaye Ba lors d’une intervention policière sur le campus, ainsi que le paiement des arriérés de bourses des étudiants en Master 1. Trois leaders étudiants ont été déférés au parquet pour divers chefs d’accusation et d’autres arrestations sont dénoncées comme arbitraires. Le mouvement s’étend à d’autres universités, notamment à Saint-Louis, avec des actions comme les journées « sans ticket » dans les restaurants universitaires. L’administration évoque des concertations pour préserver l’année académique, tandis que les étudiants conditionnent tout apaisement à la libération des détenus et à des éclaircissements sur les circonstances du décès.

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Après les affrontements ayant fait un mort sur le campus de l’Université Cheikh-Anta-Diop de Dakar (voir notre article), 109 étudiants ont été interpellés puis majoritairement libérés à l’issue de leurs auditions le 11 février, tandis que la garde à vue de trois responsables d’organisations étudiantes a été prolongée pour troubles à l’ordre public, vandalisme et participation à une manifestation non déclarée.

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À l’université Cheikh-Anta-Diop de Dakar, la police a investi le campus principal le 10 février, provoquant de violents affrontements avec les étudiants protestant contre les retards de versement de leurs bourses. Un étudiant a été tué et plusieurs dizaines blessés, dont au moins neuf gravement. Les vidéos partagées sur les réseaux sociaux témoignent de la violence utilisée par les forces de l’ordre. Les étudiants avaient initialement prévu une manifestation appelée « lundi noir », mais celle-ci a tourné au drame en raison des policiers.

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