Un total de 16.114 plaques d’immatriculation ont été scannées par sept véhicules équipés du système ANPR, lors de la première action de contrôle commune des polices belge et française dans la nuit de jeudi à vendredi. Cette première action met en application les accords de Tournai relatifs à la coopération transfrontalière en matière policière et douanière.

L’opération, qui a duré six heures, impliquait notamment des agents belges des zones de police Grensleie, Arro Ypres, Mouscron et Comines-Warneton, ainsi que des services français de Lille, Tourcoing et Roubaix. Le centre de coopération policière et douanière de Tournai (CCPD) a également apporté son soutien. Le scanner des plaques d’immatriculation a permis de cibler 32 véhicules, connus pour diverses infractions, comme par exemple des amendes non payées ou des délits d’ordre judiciaire, mais aussi pour des informations liées à des problèmes de permis de conduire et d’exigences techniques du véhicule.

Le système ANPR

Le système ANPR

Le projet libéral de légiférer contre le droit de grève est désormais couché noir sur blanc dans une proposition de loi datée du 20 novembre. Sous l’impulsion de son chef de groupe à la Chambre, Denis Ducarme, le MR dépose une proposition de loi qui vise à rendre illégaux les piquets de grève. Ce texte est daté du 20 novembre et cosigné par neuf députés MR, dont le président Olivier Chastel.

La notion de droit au travail que la Constitution garantit prévoit celui d’avoir un travail, le libre choix d’une activité professionnelle, le droit à des conditions de travail et de rémunérations convenables et le droit de négociation collective. A toutes ces garanties constitutionnelles, le MR veut ajouter le droit d’accéder sans entrave à son lieu de travail et de poursuivre ses activités économiques. Toute atteinte illégitime portée volontairement à ces libertés est interdite. C’est la justice qui tranchera. Sans entrave, donc. Ces mots sont apparus dans la dernière version du texte. Les piquets de grève sont bel et bien visés. Pourtant, selon la charte sociale européenne et l’OIT (Organisation Internationale du Travail), les piquets de grèves font partie intégrante du droit de grève.

Le piquet de grève à Technord avait déjà été condamné l'année passée

Le piquet de grève à Technord avait déjà été condamné l’année passée

Suite aux attentats du vendredi 13, la manifestation qui devait avoir lieu à Paris contre la conférence COP21 avait été interdite par la police. Les organisateurs du grand rassemblement avait conclu ce week-end un accord de principe avec la commune d’Ostende pour y déplacer le rassemblement. Le cabinet du bourgmestre vient toutefois de communiquer que le rassemblement ne serait pas autorisé sur place car la police ostendaise devait assurer ce jour là (le 29 novembre) la sécurité du sommet européen, et ne sera donc pas suffisante pour « encadrer » la manifestation.

Affiche de Paris-Luttes.info contre la COP

Affiche de Paris-Luttes.info contre la COP

Ce lundi 23, le tribunal correctionnel de Mons a rendu public son verdict en annonçant une suspension du prononcé avec une période probatoire d’un an pour les 7 bomspotters qui s’étaient introduits dans le Quartier général européen de l’OTAN, le SHAPE, en 2012. Un verdict assez clément puisqu’ils évitent ainsi les 5 ans de prison et la lourde amende qu’ils risquaient selon le code pénal. La cour a déclaré reconnaître la désobéissance civile comme garantie du système démocratique.

Lors de l’audience du 26 octobre, les accusés avaient insisté sur le caractère politique de leur acte et n’avaient plaidé la suspension du prononcé qu’à titre subsidiaire. Ceci afin de voir cette affaire être transférée en cours d’Assise, là où l’on juge les crimes politique. Ce verdict ne reconnait juridiquement pas leur acte comme un crime politique pur, mais plutôt comme un crime politique mixte. Une nuance qui motivera ou non leur volonté d’aller en appel.

Les bombspotters au palais de justice de mons

Les bombspotters au palais de justice de mons

Ce lundi 23 novembre, le verdict tombera pour les 7 bomspotters. Aucune mobilisation n’est prévue au tribunal correctionnel de Mons, mais Agir pour la Paix et les accuséEs invitent le soir même à Bruxelles pour un verre de l’amitié, une auberge espagnole, et une discussion sur le verdict et ses conséquences. A partir de 18h jusqu’à 22h, Quincaillerie des Temps Présents, rue du Viaduc 66, 1050 Bruxelles.

Arrestation d'un bomspotter

Arrestation d’un bomspotter

Le niveau d’alerte terroriste a été relevé samedi à 4, soit le niveau le plus élevé qui qualifie la menace de « sérieuse et imminente », pour toute la Région bruxelloise, indique le Centre de crise du SPF Intérieur à la suite d’une nouvelle évaluation de l’OCAM. Le niveau 3, soit une menace « possible et vraisemblable », reste en vigueur pour le reste du pays. Ce samedi, tous les concerts, événements sportifs, métro, musée et centres commerciaux étaient fermés. Demain dimanche d’autres activités qui avaient pu se tenir aujourd’hui (notamment les marchés) seront également fermés.

Déploiement militaire à Bruxelles

Déploiement militaire à Bruxelles

La conférence de la LCR qui devait se tenir ce vendredi soir au Pianofabriek ne peut avoir lieu. Des policiers en civil ont bloqué l’accès de la salle. L’interdiction vient du bourgmestre de Saint-Gilles (qui invoque le niveau 3 de l’état d’alerte). Une cinquantaine de personnes (ceux qui voulaient assister à la soirée et ceux qui se rassemblent en protestation contre cette interdiction) sont devant le Pianofabriek (19H15).

Devaient participer à cette soirée Joseph Daher, docteur en développement de l’université School of Oriental African Studies de Londres, membre de solidaritéS et du Courant de la Gauche Révolutionnaire en Syrie ; Marie Peltier, chercheuse, enseignante, membre du collectif Action Syrie ; Pascal Fenaux, du Courrier International et de La Revue Nouvelle ; Un.e représentant.e du HDP. La page facebook de l’événement: https://www.facebook.com/events/1651250288465636.

Dans la cour du Pianofabriek...

Dans la cour du Pianofabriek…

EDIT: 19H45 La petite foule se tenant dans la cours du Pianofabriek et discutant, la commissaire de police vient de déclarer qui si cela ne cessait pas, elle faisait arrêter les organisateurs!

EDIT: 20H00 Face à cette menace les organisateurs capitulent et emmènent ceux qui veulent les suivre au bistro.

Le gouvernement annonce une réflexion sur la notion d’Etat d’urgence, permettant, sous contrôle parlementaire de prendre des mesures exceptionnelles et temporaires en vue de garantir la sécurité publique. Le Premier ministre a demandé au parlement de mettre en place une commission spéciale de lutte contre le terrorisme. Par ailleurs, des perquisitions seront désormais possibles en Belgique 24 heures sur 24. Le gouvernement prévoit également une modification de la Constitution afin de faire passer le délai de détention préventive de 24 à 72 heures

Le Premier ministre a annoncé aujourd’hui jeudi à la Chambre 400 millions d’euros supplémentaires en faveur de la sécurité et contre le terrorisme. « Un amendement sera déposé dès la semaine prochaine au projet de budget 2016 », a-t-il précisé. Les moyens viseront notamment « l’éradication des messages de haine », la concentration des efforts et des moyens sur les individus repérés comme potentiellement dangereux, le renforcement des moyens sécuritaires des services de sécurité et l’action sur le plan international.

Parmi les autres mesures annoncées, les plus spectaculaires concernent notamment les combattants revenant de Syrie. « Pour les djihadistes qui rentrent, leur place est en prison », a dit le Premier ministre. Pour les autres, une procédure contradictoire sera instaurée pour imposer le port d’un bracelet électronique. Le projet de contrôle des passagers (PNR) dans les avions et les trains à grande vitesse sera instauré sans attendre ce qui se prépare au niveau européen, et les cartes de téléphone prépayées anonymes seront interdites. Le gouvernement prépare également un plan pour Molenbeek et la loi permettant de condamner et/ou expulser les « prédicateurs de haine » sera renforcée.

Le ministre de la Justice a libéré 8,7 millions d’euros supplémentaires pour les unités spéciales de la police fédérale, a-t-il annoncé mardi en marge d’une visite à ce corps, en présence du roi et du ministre de l’Intérieur. Ce montant est prélevé sur le budget sécurité de la Justice (32 millions d’euros). Le ministre explique sa décision par l’évolution des technologies et plus spécifiquement des systèmes d’interception, en citant l’opération anti-islamiste de ce début d’année à Verviers.

Membres des les unités spéciales de la police fédérale

Membres des les unités spéciales de la police fédérale

Une cinquantaine de personnes, parmi lesquels des militants du squat et de la Coordination des Sans-Papiers, ainsi qu’une famille de trente roms slovaques avec une quinzaine d’enfants,qui vivaient dans l’ancienne ambassade d’Espagne, 42 avenue Demolder, devenue le squat Utopirate, ont été expulsées ce matin.

L’expulsion a débuté peu avant 9h et a eu lieu à la demande du propriétaire du bâtiment (l’avis d’expulsion avait été remis la veille aux occupants). Le squat donne également sur la rue Courouble et en raison de cette configuration particulière des lieux et de la taille du site, environ 200 policiers de la zone de police Nord (Schaerbeek, Evere, Saint-Josse-ten-Noode) ont participé à l’action qui se serait déroulée sans incident. Un rassemblement solidaire s’organise.

Le dispositif policier avenue Demolder

Le dispositif policier avenue Demolder

Voir le FB d’Utopirate

Première vidéo de la RTBF
Seconde vidéo de la RTBF

Utopirate

Utopirate

EDIT 16H00: Huit personnes ont été arretées dans un autre lieu ouvert à deux pas d’Utopirate, plus un autre violemment et arbitrairement devant ce lieu. Il reste une douzaine de détenus au commissariat de la gare de Schaerbeek, avenue Rodenbach, lieu d’un rassemblement solidaire. La manifestation des sans-papier est venue en solidarité jusque devant le commissariat (info FB Utopirate).

EDIT: Tous les arrêtés (une vingtaine de personnes) ont finalement été libérés; six heures de rassemblement devant le commissariat…

EDIT final: Récit des événements par Utopirate: « ça a été violent, pas d’avertissement verbal, pas de possibilité de négociations, défonçage de portes au bélier, certain.e.s ont reçu des coups, d’autres ont dû sortir sans pouvoir prendre une seule de leurs affaires, une camarade a été fouillée et TRES bien fouillée par un policier HOMME, il y a eu en tout une vingtaine de personnes arrêtées, dont 5 sans papiers. Heureusement et grâce à la mobilisation générale, à la solidarité entre autre de la coordination des sans papiers, tout.e.s les camarades ont été relaché.e.s suite à un rassemblement relativement massif de midi à 18h devant le commissariat où ils étaient détenus. »