Une trentaine de policiers sont venus avec un bulldozer ce lundi matin sur la plaine de Keelbeek, à Haren, en vue de démonter le campement des opposants à la future méga-prison. La Régie des Bâtiments a obtenu un ordre d’expulsion devant le tribunal de Bruxelles, ordre qu’elle a choisi d’exécuter. L’opération policière s’est déroulé au moment même ou l’audience en appel de ce jugement se déroulait. Au Keelbeek, la police a procédé à l’arrestation administrative de trois militants français, ils sont détenus au commissariat de Laeken et on annonce leur libération pour ce soir. Le bulldozer a déjà détruit, la citerne, la douche, la cabane à outil et WC. Cinq personnes ont été autorisées à trier les affaires de valeur. L’évacuation se déroule dans le calme: 20 personnes sont tenues à l’écart par la police. La décision de la cour d’appel est attendue dans les prochains jours.

EDIT: Il y a finalement eu sept arrestations pour rébellion suite à quelques incidents.

Les policiers sur le site de la ZAD

Les policiers sur le site de la ZAD

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Le ministre de l’Intérieur a demandé à la Régie des bâtiments de mener une enquête après qu’il soit apparu que des plans de prisons et de bâtiments européens étaient accessibles en ligne. La Régie a également démarré une enquête de son propre chef. La Régie des bâtiments a retiré le document de son site après que le quotidien De Morgen lui a signalé le problème. «Notre objectif n’était pas de rendre cette page accessible au public», a commenté le porte-parole de la Régie. Celle-ci a dès lors décidé d’enquêter via un audit externe.

Le document de 144 pages donnait notamment des informations sur la sécurité des entrées du palais de justice de Bruxelles. Des plans détaillés de plusieurs maisons de justice et de prisons, dont celles de Termonde, Eupen, Ypres, Louvain et Tournai, figuraient également dans des documents non sécurisés. Par ailleurs, un plan du Residence Palace, le nouveau bâtiment de haute sécurité qui accueillera dans le futur le Conseil européen, était disponible. La page web où était hébergé le document pouvait être trouvée via une simple recherche sur Google.

La prison de Leuze-en-Hainaut

La prison de Leuze-en-Hainaut

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Les dirigeants du groupe SNCB ont présenté trois scénarios d’offre ferroviaire pour un service minimum en cas de grève. Les grands axes vers Bruxelles devraient être desservis et quelques correspondances seront assurées. Ces premières propositions du groupe SNCB ont été exposées la semaine dernière en comité de pilotage et trois scénarios possibles ont été mis sur la table. Selon les données du trafic d’une semaine de travail, les dirigeants de la SNCB estiment qu’en cas de grève, ils pourront proposer au minimum 214.830 places assises (soit 14,4% de l’offre d’une semaine de travail normale) et un maximum de 580.063 places (soit 38,9%). Un scénario intermédiaire table sur 505.625 places (33,9%). Les lignes desservies seraient principalement les grands axes reliant Bruxelles et les deux dorsales (wallonne et flamande).

Grève à la SNCB (image d'archive)

Grève à la SNCB (image d’archive)

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Le conseil communal d’Anvers votera lundi l’achat de 27 armes de calibre 300 Whisper pour un budget de 80.000 € ainsi que les munitions adéquates pour 85.000€. Ce sont des armes de guerre (dont la munition à une longue portée) qui seront utilisées par les équipes de réponse rapide (SRT), présentes au sein de la police Anversoise depuis ce premier septembre. Les équipes de SRT sont composées de trois inspecteurs, se déplaçant en voitures banalisées.

En l’état actuel de la réglementation belge, ces armes et munitions ne sont pas légales. Pour qu’un policier ou un corps de police puisse utiliser ce type d’armes, une permission doit être demandée à la « commission de l’armement policier ». Cette commission fait partie de la direction générale de l’appui et de la gestion de la police fédérale. Elle étudie chaque demande d’utilisation de nouvelles armes selon plusieurs critères: point de vue efficacité, impact juridique, sécurité des policiers et intérêt général de la population. Le débat sur la demande du Bourgmestre d’Anvers a été introduit lors de la dernière réunion de la « commission de l’armement policier », le 28 mai dernier. Ils devraient avoir une réponse d’ici la fin de l’année.

.300 Whisper

.300 Whisper

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Du 12 au 14 décembre 2015, une exposition intitulée Histoire des trois Secours Rouges en Belgique se tiendra au Pianofabriek. Si vous détenez des documents anciens (tracts, affiches, carnet de membre…) du Secours Rouge, ou si vous détenez des informations qui peuvent nous aider à en retracer l’histoire, merci de nous contacter au srapapc@gmail.com

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Rappel historique

En 1922 est fondée en Russie soviétique une « Association d’aide et de solidarité internationale aux combattants de la Révolution ». Celle-ci est à l’origine du Secours Rouge International qui comptera 71 sections nationales en en 1932 et mènera campagne pour Sacco et Vanzetti, pour les insurgés bulgares et asturiens, pour les antifascistes espagnols, allemands et italiens. La Section belge du SRI est créée en 1925, son premier président est Charles Plisniers et elle aura des sections dans tout le pays. Elle se fondra en 1941, sous l’occupation, dans « Solidarité » une organisation qui unira le travail d’aide aux victimes de la répression de différents courants de la Résistance.

En février 1971, en plein essor du militantisme en Europe, dans le but de venir en aide aux militants arrêtés durant les manifestations et les grèves, le Secours Rouge était une première fois refondé en Belgique. Cette refondation fut menée à bien par des organisations marxistes-léninistes, maoïstes et trotskistes. De semblables Secours rouge renaissent en France (avec Jean-Paul Sartre), Italie (avec Dario Fo) et ailleurs. ils disparaitront fin des années ’70 sous le double effet des luttes intestines et du reflux générale des luttes militantes.

En décembre 1985, suite à l’arrestation de membres et de sympathisants des Cellules communistes Combattantes, est fondé une Association des parents et Amis des Prisonniers Communistes. En décembre 2000, cette Association élargit son champ d’action et devient Secours Rouge de Belgique dans le cadre d’un programme de reconstruction du Secours Rouge International avec d’autres groupes de Suisse, France, Italie, Allemagne, Espagne et Turquie. Le SR a assuré 30 années d’activité militante solidaire ininterrompue en Belgique, malgré la répression et la faiblesse générale du mouvement révolutionnaire.

Voir notre dossier

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L’aérodrôme de Zutendaal était utilisé pendant la guerre froide par l’armée américaine en cas de guerre contre l’Union Soviétique. Progressivement désaffecté après la Chute du Mur, elle était finalement retournée à la Belgique en 1999. L’armée belge l’a utilisé jusqu’ici pour stocker et désarmer des tanks et des munitions déclassées. Les Etats-Unis avaient demandé à pouvoir utiliser à nouveau la base militaire dans le cadre d’un plan global destiné (selon les mots américains) à « rassurer les pays d’Europe de l’Est face aux ambitions russes » et à lutter contre le « terrorisme extérieur ». 70.000m² seront utilisés par l’armée américaine pour -entre autres- entreposer du matériel. Le Ministère de la Défense belge ayant accepté le retour de l’US Army, cette dernière doit à présent valider son choix.

Zutendaal

Zutendaal

Sur requête unilatérale de la Régie des Bâtiments, un ordre d’expulsion a été délivré contre les occupants de la ZAD de Haren qui campent sur le chantier de la future maxi-prison de Haren. L’ordre a été amené aux occupants par une huissière ce 8 septembre et prendra effet le 12 septembre à 00h01. Selon l’ordre, toute personne qui serait sur place après cette date risquerait une amende très salée de 2.500€. Les occupants appellent donc à les rejoindre sur place.

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Des milliers d’agriculteurs venus de toute l’Europe ont convergé ce matin vers Bruxelles avec tracteurs et bulldozers à l’occasion d’un sommet qui regroupait les 28 ministres de l’agriculture européens. La manifestation s’est majoritairement déroulée au Rond-Point Schuman où le rassemblement a tourné à l’émeute, des centaines de policiers belges et hollandais protégeaient le bâtiment où se déroulait la réunion. Les manifestants ont d’abord incendié des pneus et des ballots de paille, avant de précipiter une caravane derrière le cordon policier et de l’incendier également. Le mobilier urbain (arbres, poteaux, panneaux, etc…) a été arraché et lancé vers le cordon anti-émeute lorsqu’il n’était pas tout simplement brûlé. En plus de cela, divers projectiles ont été lancé sur la police et des tracteurs ont brièvement percé le cordon policier avant d’être repoussé par les blindés et les auto-pompes de la police, canons à eau qui n’ont par ailleurs pas cessé d’arroser les manifestants.

Trois policiers ont été blessés, l’un d’entre eux a été transporté à l’hôpital. Pour l’heure aucune arrestation n’a été signalée et on ne sait pas si des manifestants ont été blessés.

Les agriculteurs affrontent la police à Bruxelles.

Les agriculteurs affrontent la police à Bruxelles.

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Des règlements émis par l’Union européenne l’an dernier visent à ce que tous les aéroports européens aient recours à des techniques spécialisées pour la détection d’explosifs dissimulés sur les passagers et de traces d’explosifs dans leurs bagages à main. Si la détection de traces d’explosifs se fait déjà pour les bagages de cabine depuis le 1er mars dernier, elle doit aussi se faire sur les passagers dès le 1er septembre. Dès lors, les passagers de Brussels Airport seront contrôlés de façon aléatoire sur la présence de traces d’explosifs, annonce l’aéroport. Les quelque 800 agents de sécurité chargés du contrôle et de la fouille des bagages ont par ailleurs été spécialement formés aux nouvelles procédures en vigueur. Brussels Airport a investi 1,5 million d’euros en équipements pour répondre à cette mesure.

Du côté de l’aéroport de Charleroi, ce sont 330.000 euros qui ont été investis dans l’acquisition de onze nouvelles machines pour la détection de traces d’explosifs sur les passagers et bagages à main. L’aéroport était déjà équipé de quatre machines du type. L’aéroport de Liège s’est aussi adapté à la règlementation. Une équipe certifiée pour le contrôle des passagers et de leurs bagages est ainsi actuellement opérationnelle 24h/24 au sein de l’aéroport, selon Liege Airport Security (LAS). De plus, l’infrastructure s’est dotée de deux équipements de détection de traces d’explosifs. Des fouilles manuelles auront lieu en cas de suspicion dans les bagages ou sur les passagers. Des contrôles aléatoires pourront aussi intervenir

Contrôle à l'aéroport

Contrôle à l’aéroport

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