Le 30 mars dernier, le prisonnier politique basque Xabier Lopez Peña est décédé des suites de problèmes cardio-vasculaires. Transféré de la prison de Fleury vers l’hôpital parisien de la Pitié-Salpétrière le 13 mars, il y est donc décédé quelques jours plus tard. Ce mardi, un vaste mouvement de grève de la faim a été déclenché par les prisonniers basques pour dénoncer la politique pénitentiaire concernant les prisonniers malades et les conditions de détention qui ont entraîné la mort de Xabier Lopez Peña. Georges Ibrahim Abdallah s’est joint à cette grève de la faim alors qu’il fête aujourd’hui son 62ème anniversaire. Rappelons que le prisonnier libanais est toujours en attente de l’arrêté d’expulsion du territoire français nécessaire à sa libération conditionnelle. Une décision devrait être rendue ce 11 avril.

Le 19 février 2013, à l’initiative du Comité pour la Libération de Georges Abdallah un rassemblement s’était achevé, non loin du ministère de l’intérieur, par l’interpellation de 44 manifestants. L’un d’entre eux a été isolé et gardé à vue pendant 18 heures. Il comparaîtra le 5 avril à 13h30 au tribunal de grande instance de Paris, au motif d’être prétendument l’«organisateur d’une manifestation non déclarée». Venez nombreux exprimer votre solidarité le 5 avril à 13h30, au TGI de Paris, 10e chambre, métro Cité ou Châtelet.

La justice française a renvoyé jeudi au 11 avril une décision attendue dans la procédure judiciaire sur la demande de libération conditionnelle de Georges Ibrahim Abdallah, emprisonné depuis plus de 28 ans en France. La chambre d’application des peines (cour d’appel) devait se prononcer ce jeudi sur un appel du parquet, qui n’est pas d’accord avec le choix du tribunal d’application des peines de Paris de reporter l’examen de cette demande de libération conditionnelle dans l’attente d’un hypothétique arrêté d’expulsion signé par le ministère de l’Intérieur. Le délibéré a été prorogé au 11 avril.

Un rassemblement organisé aujourd’hui par l’Union de la Jeunesse Démocratique Libanaise (communiste) devant la résidence de l’ambassadeur de France pour la libération de Georges a tourné en affrontements la police. Le bilan provisoire est 3 manifestants blessés au point d’être hospitalisés, et 6 arrêtés. (voir ici le site de l’UJDL)

A Paris, les manifestations n’étant plus autorisées place Vendôme, selon la Préfecture de police, un rassemblement de 60 à 70 personnes s’est tenu hier non loin de là, à l’angle de la rue de la Paix et de la rue Danielle Casanova, à 18h30. Des rassemblements étaient également prévus hier 19 mars à Toulouse (une cinquantaine de personnes présentes) et à Pau (devant la Préfecture. A Bordeaux, samedi 16, le président de la République a été « accueilli » à Bordeaux, par une manifestation de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, lors de l’inauguration du pont Jacques Chaban-Delmas.

A Bruxelles, il y a eu des collages d’affiches:
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Demain samedi 16 mars à 11h: Marche autour de la prison de Bayonne, 44, rue Charles Floquet (Quartier St-Esprit, Bus A1 ou A2).

Mardi 19 mars, à partir de 18h30, rassemblement devant le ministère de la justice, Place Vendôme (Paris 1er, métro Opéra).

Mardi 19 mars rassemblement à 18H30 Allées Franklin Roosevelt à Toulouse (Métro Jean-Jaurès)

Georges Ibrahim Abdallah a déposé sa dernière demande de libération il y a quatorze mois, et cela fait quatre mois que cette libération, pour laquelle le tribunal d’application des peines a prononcé un avis favorable, attend la signature d’un arrêté d’expulsion par le ministre de l’intérieur pour être effective.

Les mobilisations se poursuivent. A Beyrouth, prés de 200 militants du comité de soutien à Georges Abdallah ont manifesté le dimanche 3 mars devant l’ambassade de France (sur la vidéo, images du précédent rassemblement la bande son est un déclaration de Georges Abdallah faites par téléphone depuis la prison). Un autre rassemblement aura eu lieu dimanche 17 mars, à 12h au même endroit et, ce mercredi 13 mars, un rassemblement de soutien à Georges Abdallah aura lieu devant le syndicat des avocats à 9h, à l’occasion de l’ouverture de la conférence juridique francophone, toujours à Beyrouth.

Voir les mobilisations de la dernière journée internationale

Ce jeudi, la Chambre d’application des peines (Chap) a examiné un appel du parquet, contestant le report de la décision finale du Tribunal d’application des peines (TAP) de Paris sur la demande de libération conditionnelle, dans l’attente d’un hypothétique arrêté d’expulsion signé par le ministère de l’Intérieur. Elle a mis sa décision en délibéré au 21 mars à l’issue d’une audience à huis-clos.

Consultez notre page spéciale sur les mobilisations du 27 février

Communiqué du Secours Rouge de Belgique

La Chambre des mises en accusation a décidé de renvoyer nos quatre camarades devant un tribunal sous l’accusation de « participation à une activité terroriste », tentative de faux » et, pour un d’entre eux, détention d’un brouilleur d’ondes.

Les avocats de nos camarades et nos amis solidaires du collectif « No Procès » ont déjà exposé la signification de cet arrêt confirmant que la nouvelle législation anti-terroriste permet de poursuivre sur base de tout et de n’importe quoi. Ce dossier étant particulièrement caricatural, puisqu’au lieu de s’étoffer au fil de l’instruction, il s’est au contraire dégonflé, « piste » après « piste », « élément suspect » après « élément suspect », par le travail des enquêteurs qui reconnaissent noir sur blanc n’avoir pu, malgré leurs efforts, avoir découvert des éléments à charges…

Nous tenons à préciser ce nouvel épisode dans l’attaque juridico-policière contre notre Secours rouge ne nous empêchera pas — et nous dissuadera encore moins — d’occuper notre rang sur le front de la lutte contre la répression de classe. La défense de nos membres ne nous détournera pas de nos devoirs de solidarités envers les révolutionnaires communistes, anarchistes, antifascistes et anti-impérialistes emprisonnés, et envers tous les militants réprimés pour des faits de lutte de classe.

Chaque attaque de la justice de classe nous fourni davantage de raison de la mépriser que de la craindre, et nous déterminé à la combattre avec plus d’énergie et de rigueur.

Abattre le capitalisme !
Construire la solidarité !

Outre les deux rassemblements qui se sont déroulés en France évoqués dans notre article d’hier (édité depuis), de nombreuses manifestations de solidarité avec le prisonnier libanais se sont déroulées à travers l’Europe et le monde arabe.

A Athènes, des dizaines de personnes s’étaient rassemblées devant l’ambassade de France. Les policiers, présents en nombre, sont rapidement intervenus pour disperser les gens et le empêcher de se tenir sur le trottoir devant l’ambassade. Des initiatives se sont tenues à Milan, Malmö, Stuttgart, Hambourg (photo du rassemblement devant le consulat général de France), Berlin, Dublin, Zürich, Saida (Liban), dans la Bekaa (Liban), à Tunis et à Amman (Jordanie).

Pour Georges Abdallah à Athènes

Pour Georges Abdallah à Athènes

Pour Georges Abdallah à Athènes

Pour Georges Abdallah à Athènes

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Consultez notre page spéciale sur les mobilisations du 27 février

Deux rassemblements ont eu lieu hier à Paris pour Georges Abdallah. Des manifestants se sont rassemblés en travers de l’entrée du le siège du Parti socialiste (photo), rue de Solferino. Ils ont scandés « Palestine vaincra/Libérez Georges Abdallah! » et « P comme Pourri/S comme Sioniste/A bas/A bas/le Parti Socialiste! » pendant quelques minutes. Une escouade de CRS est alors intervenu et a refoulé les manifestants jusqu’au coin Solferino/Saint-Michel où le rassemblement s’est poursuivi sans incident, réunissant finalement une grosse trentaine de personnes. Au même moment, un autre rassemblement se tenait à la place Saint-Michel, près du palais de justice. D’autres rassemblements ont eu lieu en France et dans d’autres pays, nous en rendrons compte au fur et à mesure de l’arrivée des informations.

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EDIT1: A Lens, une vingtaine de personnes se sont rassemblées devant le tableau d’Eugène Delacroix (photo2), tandis que cent manifestants étaient présent à la place Saint-Michel, à Paris et quarantaine à Toulouse à l’appel de « Coup pour coup ».

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