Arrêté le 9 avril dernier puis placé en détention administrative (voir notre article), le leader de gauche palestinien Raja Eghbarieh a été victime de mauvais traitements par l’administration pénitentiaire ayant entraîné une jambe cassée et son transfert à l’isolement dans une cellule insalubre lui provoquant de graves maladies de la peau. Il a été empêché de rencontrer son avocat et de comparaître devant le tribunal, même par vidéoconférence, sous le prétexte de son isolement pour raisons de santé.

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Mardi 6 mai, les forces israéliennes ont arrêté plusieurs prisonniers palestiniens récemment libérés. En particulier, elles ont pris pour cible deux militants originaires de Naplouse : Wael Jaghoub, dirigeant du FPLP condamné à la perpétuité et libéré le 25 janvier dernier dans le cadre de l’accord d’échange Toufan al-Ahrar, et Thaer Hanani (à droite sur la photo), un autre membre de l’organisation de gauche palestinienne qui avait été libéré le 30 juin 2024 après avoir purgé 20 ans de prison.

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Dans un communiqué publié le 5 mai 2025, le Front populaire de libération de la Palestine dénonce les conditions de détention d’Ahmad Sa’adat, son secrétaire général emprisonné par l’occupation israélienne, alors qu’il a été récemment placé à l’isolement à la prison de Megiddo. Par ailleurs, il a été soumis à de graves violences par l’administration pénitentiaire lors de son transfert.

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Sidi Abdallah Ahmed Sidi Abahah, l’un des prisonniers politiques sahraoui du groupe « Gdeim Izik » détenu dans la prison locale Tiflet 2 à l’est de Rabat, a mené des grèves de la faim d’avertissement de 48 heures les lundi 28 et mardi 29 avril. Il entend de cette manière protester contre le régime de mauvais traitements systématiques de la prison. Il revendique la fin de toutes les formes de discrimination raciale et de mauvais traitements, la facilitation du contact téléphonique avec la famille, la satisfaction des besoins des prisonniers en soins médicaux et en alimentation, la fin de leur isolement et la possibilité de se rencontrer entre prisonniers sahraouis du groupe « Gdeim Izik » à l’intérieur de la prison.

Malgré un rapport de forces incroyablement inégal, la résistance palestinienne se poursuit dans les ruines de Gaza. Vendredi après-midi, un sergent de l’unité des forces spéciales de la police « Yaman »  a été tué lors d’affrontements dans le quartier de Shejaiya de la ville de Gaza. Des renforts iqraéliens ont été dépêchés pour extraire les soldats pris dans l’embuscade mais 15 minutes plus tard, un Humvee de l’armée qui tentait d’atteindre la zone a été touché par un tir de RPG ( lance roquettes portable), blessant un soldat. Près d’une heure plus tard, plusieurs chars qui participaient aux opérations de sauvetage, ont été pris pour cible par des tirs de RPG. L’une des roquettes a tué un capitaine de la 401e brigade blindé mécanisée et légèrement blessé un autre soldat. Une heure plus tard, deux réservistes du 7007ᵉ bataillon de la brigade de Jérusalem ont été blessés par des tirs de roquettes RPG et d’armes légères dans la même zone.

L’armée israélienne a commencé à utiliser des outils robotisés il y a plus d’une décennie mais en très petit nombre. Face à la résistance de Gaza et pour éviter les pertes, ils sont désormais déployés à grande échelle, à commencer par le « robdozer » est la version téléopérée du B9 (photo),  un mastodonte blindé que les troupes israéliennes utilisent au quotidien.

Rizgar Begzadeh Babamiri est un prisonnier politique kurde torturé pendant des mois pour avoir donné des médicaments aux blessés lors des manifestations «Jin Jiyan Azadî» (Femme, vie, liberté) déclenchées par la mort de Jina Mahsa Amini après son arrestation pour n’avoir pas porté le voile en septembre 2022 (voir article ici ). Il avait été arrêté par les services de renseignement le 17 avril 2023 à Bokan, dans le Kurdistan oriental (Rojhilat) et transféré à la prison d’Ourmia. Dans une lettre détaillée, il énonce les tortures et les abus qu’il a subis dans une prison iranienne. Maintenu en détention pendant 130 jours et il a été soumis à la torture pendant ses interrogatoires: strangulation, simulacres d’exécution, décharges électriques et privation de sommeil. Rizgar Begzadeh Babamiri est poursuivi par la 10e branche du tribunal révolutionnaire d’Urmia pour « armement, rébellion, rassemblement et complot contre la sécurité nationale, propagande contre l’État et espionnage ».

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La police israélienne a interpelé six manifestants israéliens lors d’une petite manifestation contre la guerre à Haïfa, mardi soir. La protestation pacifique (photo), a été dispersée par la force par la police quelques minutes après avoir débuté. La police avait clairement dit de ne pas agiter de panneaux avec les mots « génocide », « massacre » ou « nettoyage ethnique ». En début de semaine, les forces de l’ordre ont tenté d’interdire aux manifestants de brandir des affiches d’otages, des photos d’enfants de Gaza et certains slogans faisant référence au « génocide » et au « nettoyage ethnique », en faisant les conditions de l’autorisation d’une manifestation contre la guerre prévue à Tel-Aviv.

Le mardi 22 avril, les familles de prisonniers politiques condamnés à mort ont une nouvelle fois organisé une manifestation devant la prison d’Evin à Téhéran. Cette mobilisation hebdomadaire vise à dénoncer la généralisation des condamnations à mort en Iran, la coupure des contacts téléphoniques et les restrictions imposées aux prisonniers politiques en matière d’accès aux services financiers. Les manifestants brandissaient les portraits de leurs proches emprisonnés ainsi que des pancartes portant des slogans tels que « Non à la peine de mort » et « Abolition de la peine capitale ».

Après une période de plusieurs semaines sans bombardement, période concomitante avec la trève et les négociations entre le Rojava démocratique et le nouveau pouvoir islamiste de Damas, les frappes aériennes turques ont repris sur le Rojava. Le 17 avril, une frappe de drone a eu lieu près de Suluk, à quelques kilomètres de Girê Spî (Tal Abyad), une ville occupée par les Turcs et leur proxys. Il n’est pas clair si il s’agit d’une frappe des Turcs ou de leurs supplétifs de l’ANS. Il est par contre certain que la frappe qui a tué un responsable de la milice popuplaire d’autodéfense du Rojava le 19 avril, à Al-Tarwazia, dans la région de Raqqa (photo), était le fait de l’aviation turque.

Par ailleur, les forces de sécurité du Rojava ont fait l’objet le 22 avril de six attaques de harcèlement à l’arme automatique et au RPG dans la région de Deir ez-Zor faisant un total de trois blessés. Ces attaques n’ont pas été revendiquées. Le 14 avril, trois attaques dans la même région ont fait deux morts et trois blessés parmis les SDF. Ces attaques là avaient été revendiquées par le Daesh.

Ahmed Souab a été interpellé, lundi matin à l’aube, dix hommes de la sécurité ont fait irruption chez lui. L’avocat a été conduit au pôle judiciaire antiterroriste avant d’être officiellement placé en garde à vue. La justice lui reproche ses critiques contre le verdict du procès dit du « complot contre la sûreté de l’État ». Le tribunal de première instance de Tunis avait infligé des peines allant de 4 à 66 ans de prison à l’encontre d’une quarantaine de personnes de l’opposition (voir notre article). Il sera transféré dans un centre de détention après l’ouverture d’une information judiciaire pour « soupçons de menace de crimes terroristes ». Des protestataires ont organisé lundi soir une manifestation dénonçant son arrestation et réclamant la liberté des condamnés.