En avril 2011, le parlement adoptait un nouvelle loi dite ‘anti-burqa’. Celle-ci interdit toute forme de camouflage en public et autorise la police à verbaliser toute personne qui se présente dans les lieux accessibles au public le visage masqué en tout ou en partie. Cinq personnes avaient introduit un recours contre le texte, notamment pour dénoncer son atteinte évidente aux libertés fondamentales. Hier, la cour constitutionnelle a rejeté ces recours en annulation et a donc légitimé cette loi qui, selon elle, s’appuie sur des considération de sécurité publique, notamment pour ce qui concerne les contrôles d’identité policiers.

Audience décisive et rassemblement de solidarité mardi 11 décembre de 8h à 8h50 au palais de justice de Bruxelles. Cette vidéo de 12 minutes expose l’affaire depuis son origine. A faire circuler!

Télécharger l’appel à la manif

Appel au rassemblement du 11 décembre

Appel au rassemblement du 11 décembre

Entre le 26 septembre et le 1 octobre 2010 s’est déroulé à Bruxelles le camp No Border, rassemblement en marge duquel ont eu lieu de nombreuses actions et manifestations, toutes sévèrement réprimées par les forces de l’ordre. Près de 450 arrestations préventives ont été effectuées, quasi systématiquement accompagnées de brimades, d’humiliations voire de violences. Toutes ces personnes ont été arrêtées car la police les soupçonnait de participer au camp No Border, mais aucun trouble ni délit ne pouvait leur être attribué. Cinq de ces personnes ont introduit une action civile devant le tribunal de première instance de Bruxelles contre l’Etat belge et la zone de police Bruxelles Capitale-Ixelles pour les arrestations préventives arbitraires dont elles ont fait l’objet. Par ce biais, elles entendent par ailleurs dénoncer la tendance croissante à la criminalisation des mouvements sociaux.

La sanction administrative communale est un système qui permet aux communes de sanctionner une infraction à des règlements communaux sans passer par un juge. La loi à été récemment amendée pour permettre une application plus large et augmenter les amendes en question. Désormais, toute personne peut être sanctionnée d’une amende jusqu’à 350€ à partir de 14 ans.

Un rassemblement « SAC, non merci » est organisé le 28 novembre à 13h30 sur la place Fernand Cocq devant la maison communale d’Ixelles. La campagne STOP-répression de la JOC organise un meeting après le rassemblement à 19h – rue d’Anderlecht 4, à 1000 Bruxelles. Le meeting réunira des intervenants ayant différents points de vues afin d’avoir une discussion large sur la façon de construire une résistance aux amendes administratives.

Bruxelles: Manif et meeting ce soir contre la répression administrative

800 tracteurs sont aujourd’hui rentrés à Bruxelles pour réclamer un prix de vente du lait équitable et plus juste pour les producteurs. Ils ont répandu 15.000 litres de lait sur un batiment européen et sur le cordon de police qui le protégaient. La police anti-émeutes a distribué quelques coups de matraques à l’occasion.

Bruxelles : Les producteurs de lait affrontent la police Place Schuman

Environ 250 personnes se sont rassemblées à partir de 17H place Poelaerts, à Bruxelles, pour protester contre les bombardements israéliens sur Gaza et la complicité européenne. Notre Secours a assuré une présence solidaire avec Georges Abdallah avec tracts et banderolle. Deux manifestations pour Gaza auront lieu ce week-end: une samedi 15H30 place Flagey (Ixelles) et une dimanche 14H, gare du nord.

Bruxelles: Présence pour G. Abdallah au rassemblement Gaza

Actuellement, la commune d’Anderlecht compte une cinquantaine de caméras de surveillance disséminées sur l’ensemble du territoire. Cette semaine, le bourgmestre a annoncé le lancement d’un appel d’offre afin d’acquérir une centaine de caméras neuves. En outre, il a affirmé qu’il souhaitait investir dans des caméras dernière génération, entre autre capables d’identifier les ‘mouvements anormaux’ et couvrant un spectre plus large. L’investissement en question s’élève à 1,6 million d’euros pour l’installation et à 1,25 millions d’euro pour l’entretien pendant dix ans. L’ensemble devrait être opérationnel en 2014.

L’armée belge dispose d’une capacité offensive de cyberattaques qui lui permet de riposter en cas d’agression à l’encontre de son système informatique ou de communication. La riposte militaire belge doit s’inscrire dans le droit international des conflits armés, et doit notamment être « proportionnée, nécessaire et immédiate ». Une cellule de « gestion de la cyberdéfense » existe désormais au sein du service de renseignement militaire SGRS. Elle a recruté ces dernières années des experts techniques. « Ce sont nos hackers », explique le patron du départment Infosec & Cyber Defence, le lieutenant-colonel Miguel De Bruycker.. « Il n’y a jusqu’ici jamais eu de cyberoffensive belge dans le cadre d’une opération militaire », précise-t-il néanmoins.

Au niveau national, le conseiller en sécurité du Premier ministre, Pascal Petry, annonce la création, début 2013, d’un centre belge de cybersécurité qui serait centralisé autour d’un organe unique coordonnant l’action de tous les intervenants: les services de renseignement, la police, l’armée, etc.