Catalogne/Espagne : Un bilan de la répression du mouvement indépendantiste
Au cours des six derniers mois, plus de six cents procès ont été ouverts contre des personnes qui se sont mobilisées dans le cadre du mouvement indépendantiste.
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Au cours des six derniers mois, plus de six cents procès ont été ouverts contre des personnes qui se sont mobilisées dans le cadre du mouvement indépendantiste.
Mercredi 5 et jeudi 6 février, la 10ème section de la Haute Cour de Barcelone a acquitté 13 manifestant·es du CDR qui s’était enchainé aux portes du palais de justice le 23 février 2018.
Le 23 septembre, sept militant·es des CDR étaient arrêtés dans le cadre de « l’opération Judas », accusés de terrorisme et placé de détention préventive. Vendredi 20 et jeudi 26 décembre, cinq de ces prisonnières et prisonniers ont été libéré sous caution.
Le 16 octobre, Daniel Gallardo a été arrêté lors d’une manifestation de soutien au prisonniers indépendantiste catalan à la Puerta del Sol (Madrid). Il est accusé d’avoir attaqué un policier avec un bâton en bois (ce qu’il conteste). Les motifs d’accusation sont « troubles publics », « attaque », « résistance à l’autorité » et « coups et blessures ». Il s’agit d’accusations habituelles utilisée par les policiers dans le cadre de manifestations. Concrètement, Daniel était intervenu pour venir en aide à une de ses camarades de son groupe de 4 militant·es qui était en train de se faire frapper par un policier. Les quatre personnes ont été arrêtées mais Daniel est le seul qui fait l’objet d’une détention préventive ordonnée par le tribunal d’instruction numéro 22 de Madrid. Il y a quelques jours, le tribunal a rejeté l’appel déposé par son avocat pour demander sa libération.
Ce sont au total cinq jours et cinq nuits d’affrontements qui ont eu lieu à Barcelone, faisant au total près de 600 blessés et 300 arrestations.
Au cinquième jour des protestations, les indépendantistes ont aussi organisé une grève générale avec une manifestations de masse à Barcelone.
Cinquante-et-une personnes ont été arrêtées en Catalogne après les affrontements dans la nuit de mardi à mercredi lors des manifestations contre la condamnation de dirigeants indépendantistes
Entre 9 ans et 13 ans de prison pour sédition, malversation de fonds publics et désobéissance. Le verdict du procès des dirigeants indépendantistes catalans est tombé aujourd’hui à Madrid.
Lundi 23 septembre, la garde civile catalane a mené une vaste opération, comprenant 500 agents de police appuyés par deux détachements expressément venus de Madrid, pour arrêter 9 militant·e·s indépendantistes catalan·e·s. Ces militant·e·s sont soupçonnés de « se préparer à perpétrer des actions violentes ». Des perquisitions ont également été menées au cours desquelles la police prétend avoir trouvé « du matériel et des substances considérées comme pouvant servir à la confection d’explosifs » (parmi les objets confisqués, on compterait des masques, des lacets, du matériel pyrotechnique de festival et des sifflets).
Un millier de personnes ont manifesté hier mercredi, en soirée, devant le Parlement de Catalogne pour demander aux partis indépendantistes de proclamer la république catalane et de la mettre en place “quoi qu’il arrive”.