Deux guérilleros que les autorités accusent d’être responsables de la capture d’un politicien il y a neuf mois ont été arrêtés hier dans l’Odisha. Lingama Habika et Kamaya Habika ont été interpellés dans un village du district de Koraput au cours d’une opération anti-maoïste. D’après le porte-parole de la police, les deux hommes étaient recherchés dans le cadre de diverses enquêtes criminelles, dont la capture du politicien mais également six meurtres. Il a déclaré que Lingama était un commandant régional du CPI(m) et que Kamaya était un de ses membres actifs. Néanmoins, un membre haut placé du Chasi Mulia Adivasi Sangha (CMAS – organisation de masse active dans la région et suspectée par les autorités d’être une organisation de front du CPI(m)) a nié les affirmations de la police en déclarant que les deux hommes n’avaient aucun lien avec la guérilla maoïste.

Les forces de sécurité du district de Kanker (Chhattisgarh) ont capturé ce vendredi, dans le village de Takoki, sept maoïstes recherchés. La tête de trois d’entre eux avait été mise à prix par les autorités. Selon la police, elle a reçu tôt vendredi matin un appel l’informant de la présence d’un groupe de guérilleros dans les jungles de Malmeta et de Mohur Pata, dans une zone relevant du commissariat de Tadoki. Une équipe conjointe de la force du district et de la Border Security Force a été formée et envoyé sur place. Les guérilleros ayant été informés de l’arrivée des soldats sont parvenus à s’échapper, tirant profit de l’obscurité. Les forces de sécurité ont dès lors mis en place un cordon de sécurité autour de la zone pour finalement parvenir à en capturer sept, qui ont tous pu être identifiés. Chacun d’entre eux fait l’objet d’au moins une inculpation pour diverses actions liées aux activités de la guérilla dans le district de Kanker.

Une personne a été tuée et deux autres ont été blessées après que des membres présumés de la NPA aient organisé un raid contre une entreprise de construction Palacios Constructions, à Villa in Ma (Aurora). Un détachement de la police nationale et du 48e bataillon de l’armée est intervenu. Une fusillade est survenue, une personne a été tuée et deux autres blessées, dont un policier.

Sushil Roy, membre du Politburo du CPI(maoïste) a été libéré sous caution par la haute cour du Jharkhand ce mercredi. Roy, âgé de plus de 70 ans, souffre de multiples problèmes de santé, dont un cancer à un stade extrêmement avancé. D’après les médecins, il ne lui resterait que quelques mois à vivre en raison du caractère galopant du cancer dont il est atteint. Roy avait été arrêté dans le Midnapore (Bengale occidental) le 21 mai 2005 et incarcéré à la prison de Chaibasa au Jharkhand pour des raisons de sécurité avant d’être transféré vers la prison de Giridih. Il est poursuivi dans le cadre de 18 affaires distinctes de violences, meurtres, incendies volontaires,… au Jharkhand, au Bengale occidental et dans l’Odisha. Son état de santé s’est récemment fortement dégradé faute de soins en prison. Mercredi, à l’issue de l’audience, il a immédiatement été hospitalisé au All India Institute of Medical Science de New Delhi où il devrait rapidement être opéré.

Ce lundi, les forces de sécurité ont saisi une grosses quantité de matériel appartenant à la guérilla dans une cache située dans une forêt dense du district de Raipur (Chhattisgarh). Le porte-parole de la police locale a déclaré qu’après avoir été informées qu’un grand nombre de maoïstes se trouvaient dans la zone, les autorités ont envoyé une équipe conjointe de la police du district et du 65ème bataillon de la CRPF en opération de ratissage. Elle est rapidement tombée sur un groupe de guérilleros qui tenaient une réunion à proximité du village de Maragaon, à 45 kilomètres du quartier général du district. Une fusillade s’est immédiatement déclenchée durant une demi-heure au cours de laquelle les forces de sécurité ont tiré plus de 150 balles. Les maoïstes ont ensuite battu en retraite, et tirant profit de la jungle environnante, seraient parvenus à franchir la frontière avec l’Odisha. Dans les recherches qui ont suivi, les policiers ont saisi une grande de munitions, du matériel explosif, du fil électrique, des fusibles, des vêtements, des ustensiles de la vie quotidienne et de la littérature maoïste.

Hier, les forces paramilitaires ont interpellé Prabhu Yadav, un commandant régional du CPI(m) âgé de 23 ans alors qu’il s’était rendu en visite chez za famille à Madhya, petit village du district de Palamau (Jharkhand). Les autorités ont annoncé ‘les forces de sécurité ont encerclé sa maison vers 2h du matin et l’ont arrêté après avoir été informées du fait qu’il avait quitté sa brigade pour aller voir sa femme et ses enfants’. Elles ont également affirmé que Yadav, après avoir été interpellé, a emmené les policiers dans deux habitations où ils ont pu saisir cinq kilos d’IED, sept bâtons de gélatine, 25 détonateur et cent mètres de fil électrique. Ils ont également saisi une arme et de la littérature maoïste dans le sac que transportait Yadav. Les autorités l’accusent d’être impliqué dans des assassinats et des combats avec les forces de l’ordre.

Il y a quelques jours, la police de l’Odisha a annoncé avoir tué cinq guérilleros maoïstes partisans de l’ex-dirigeant du CPI(maoïste) recherché – et depuis lors interpellé – Sabyasachi Panda. Dimanche soir, Panda avait transmis un enregistrement audio qui vient seulement d’être rendu public. Dans sa déclaration, il affirme que la police a tué cinq villageois ordinaires et les a ensuite vêtus d’uniformes maoïstes. Il dit également que lui et ses partisans, contrairement aux affirmations des autorités, sont indemnes et en sécurité. Un des activistes sociaux ayant participé aux négociations avec Panda pour la libération des deux Italiens il y a plusieurs mois a corroboré ses dires: ‘Le soi-disant combat n’est rien d’autre qu’un meurtre de sang-froid qui mérite une enquête officielle et une compensation financière de la part du gouvernement de l’état aux familles des victimes’. Il a également déclaré que même si les cinq villageois étaient assez actifs dans des organisations démocrates, aucun n’était un guérillero maoïste.

Un fort détachement du 25e bataillon d’infanterie a accroché un groupe d’une trentaine de combattants de la NPA dimanche matin près du village d’Awao (province de Compostela Valley). Un maoïste a été tué, les autres ont pu disparaitre, en laissant derrière eu un peu d’équipement dont un IED.

Un policier a été tué par des guérilleros maoïstes dimanche dans l’attaque d’une équipe de forces armées dans une zone forestière de l’état du Chhattisgarh. D’après les autorités, une équipe formée de membres de la police du district et de soldats des forces armées du Chhattisgarh a été prise d’assaut par une brigade de guérilleros dans le village de Malnar, situé dans le district de Kondagaon. Une fusillade s’est déclenchée entre les deux camps. Après une demi-heure d’échange de coups de feu, les guérilleros ont battu en retraite.

Toujours hier, mais dans le district de Rajnandgaon, les forces de sécurité ont interpellé Rohid Gond au cours d’une opération de ratissage. L’homme est accusé d’avoir pris part à diverses actions de la guérilla dans la région.

La police de l’Odissa a décidé d’intensifier ses actions afin de capturer le guérillero maoïste le plus recherché de l’état, Sabyasachi Panda, et ce deux jours après avoir abattu cinq guérilleros qu’elle pense être ses partisans dans une opération menée dans le district de Gajapati. Il faut néanmoins mentionner que l’homme a été exclu du CPI(maoïste) suite à plusieurs accusations graves en août dernier, et qu’il a depuis créé un nouveau collectif, le Odisha Maobadi Party (OMP).

Un fonctionnaire de la police a annoncé que l’opération avait été intensifiée dans les districts de Ganjam, Gajapati, Kandhamal et Rayagada sur base de renseignements selon lesquels Panda se cacherait dans les forêts de la région. La police a également distribué des flyers annonçant une récompense pour toute information pouvant contribuer à l’arrestation de six hommes proches de Panda. Ce dernier, âgé de 46 ans, est recherché dans le cadre de plusieurs affaires et sa tête est mise à prix pour une somme de deux millions de roupies (environ 30.000€). Il est accusé d’avoir été le cerveau de la capture, en mars dernier, des Italiens, capture ayant entraîné un mois de négociations entre le gouvernement et la guérilla. Lui et ses partisans sont également recherché pour le meurtre du dirigeant de l’organisation d’extrême droite VHP (Viswa Hindu Parishad) Swami Laxamananda Saraswati et de cinq de ses assistants.