Alors que le génocide à Gaza s’intensifie et que la Global Sumud Flottila a été interceptée, toute expression de solidarité avec la Palestine a été durement réprimée lors de la mobilisation toulousaine de ce jeudi 2 octobre. Des keffiehs et drapeaux palestiniens ont été confisqués par des fouilles et contrôles policiers dès le matin au Mirail puis aux abords de la manifestation de l’après-midi. En fin de journée, le rassemblement de soutien à la flottille a été interdit par la préfecture mais maintenu par la CGT et la FSU. Plusieurs centaines de personnes ont été brutalement agressées lors d’une charge policière utilisant gaz lacrymogènes, grenades de désencerclement et coups de matraques. Sur l’ensemble de la journée au moins 9 personnes ont été interpellées et des dizaines d’autres blessées ou encore verbalisées.

Le lendemain, les étudiants de Sciences Po Toulouse bloquaient leur établissement pour dénoncer les partenariats avec les universités israéliennes et soutenir la Palestine. En guise de réponse, la direction de l’établissement a envoyé la police qui a délogé les étudiants dans la matinée.

Dans ce livre à mi-chemin entre littérature jeunesse et réflexion philosophique, le prisonnier politique, combattant de la gauche palestinienne et écrivain Walid Daqqa livre un conte sur la prison, la résistance et la libération de la Palestine. C’est un écho à sa propre vie car il a passé plus de 38 ans dans les prisons israéliennes où il a poursuivi son combat sans relâche, défiant le système concentrationnaire jusqu’à avoir un enfant alors que c’est interdit. Ce livre raconte la quête d’un jeune enfant qui malgré l’interdiction des visites en prison, lutte pour pouvoir voir son père. Cette présentation sera l’occasion de discuter de la centralité de la cause des prisonnier·es dans la lutte palestinienne. Et aussi de la littérature carcérale comme l’un des moyens de résistance de tout un peuple face au colonialisme de peuplement et au génocide en cours. Mercredi 8 octobre à 19H au Chat Noir, le Secours Rouge Toulouse propose sa deuxième soirée mensuelle Faisons Front sur le thème « Prison, résistance et libération de la Palestine » avec les Éditions Terrasses et le Comité de soutien à la Palestine 31.

Suite à une action antifasciste contre la présence du syndicat étudiant d’extrême droite UNI sur le campus de l’Université Toulouse Capitole, plusieurs membres de l’Union Étudiante passent en section disciplinaire (voir notre article). Ils sont accusés par Hugues Kenfack, directeur de l’établissement, d’y avoir participé. Contre cette procédure bâillon, un rassemblement de soutien est organisé ce vendredi 26 septembre à 12H30 devant l’Arsenal à l’UT-Capitole.

À partir du 8 septembre, Toulouse et une vingtaine de communes aux alentours vont être survolées par des drones dans le cadre d’opérations de vidéosurveillance. Cela va durer jusqu’au 8 novembre à minuit. Prétextant la présence de rodéos urbains, ces drones seront déployés dans plusieurs quartiers populaires toulousains : Empalot, Les Izards-Borderouge, Paléficat Grand-Selve, Jolimont, Roseraie, Soupetard, Bellefontaine, La Reynerie, Bagatelle – La Faourette, Les Pradettes, Les Arènes.