Gia Abigaill Valentina est une femme trans et prisonnière politique communiste détenue à la prison d’État du New Jersey, un établissement pour hommes, où elle est maintenue à l’isolement depuis plus de onze ans. Elle se bat actuellement pour être transférée hors d’une prison pour hommes, pour bénéficier d’une chirurgie de vulvoplastie d’affirmation de genre et pour obtenir la clémence du gouverneur. Sa campagne de soutien appelle à interpeller le gouverneur Phil Murphy afin qu’il lui accorde la clémence avant la fin de son mandat, le 20 janvier 2026, soulignant qu’il a déjà accordé plus de 200 grâces et pourrait signer la première en faveur d’une femme transgenre dans l’État (voir ici). Par ailleurs, ses soutiens dénoncent le placement des femmes transgenres dans des prisons pour hommes comme une forme de torture et appellent à une mobilisation urgente pour obtenir sa libération immédiate.

Suite à la mort de Renee Nicole Good, 37 ans, lors d’une opération de la police de l’immigration à Minneapolis (voir notre article), la ministre états-unienne de la Sécurité intérieure Kristi Noem a annoncé l’envoi de centaines d’agents fédéraux supplémentaires. Elle a qualifié l’incident de “terrorisme intérieur” et accusé les élus démocrates de politiser la situation et d’encourager des violences contre les forces de l’ordre. Depuis mercredi, des milliers de manifestants se sont rassemblés dans plusieurs villes pour demander la transparence sur les circonstances du tir mortel. Depuis le début de l’année 2026, au moins quatre personnes ont été tuées entre les mains de l’ICE, la police fédérale de l’immigration aux États-Unis.

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Deux personnes ont été blessées par balles le 8 janvier 2026 à Portland lors d’une intervention d’agents fédéraux de la police aux frontières. Les autorités fédérales affirment que les occupants d’un véhicule auraient tenté de percuter les agents, qui ont alors ouvert le feu, blessant un homme et une femme dont l’état reste inconnu. L’incident, faisant l’objet d’une enquête, survient au lendemain de la mort d’une femme tuée par un agent de l’immigration à Minneapolis (voir notre article), un événement qui a provoqué des manifestations et ravivé la mobilisation contre l’ICE (Service de l’immigration et des douanes des États-Unis) et ses méthodes.

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Femme de 37 ans et mère de trois enfants, Renee Nicole Good a été abattue mercredi 7 janvier à Minneapolis par un agent de la police fédérale de l’immigration (ICE) lors d’une opération menée dans la ville. Le ministère états-unien de la Sécurité intérieure affirme que l’agent a agi en état de légitime défense, accusant la victime d’avoir tenté de percuter les forces de l’ordre avec son véhicule. Cette version est largement contestée, notamment en s’appuyant sur une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux pour remettre en cause le récit officiel. Le FBI est chargé des investigations, tandis que l’intervention a suscité un rassemblement de protestation sur les lieux et ravivé les mobilisations et protestations contre les opérations de l’ICE dans un contexte de critiques croissantes autour de la politique migratoire du président Donald Trump.

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Le procès de Dario Sanchez, lié à l’affaire dite du Prairieland Case au Texas, commence le 12 janvier 2026. Dario est poursuivi par l’État du Texas pour avoir, selon les procureurs, retiré certaines personnes de groupes de discussion chiffrés liés à l’organisation d’une manifestation contre le centre de détention Prairieland à Alvarado le 4 juillet 2025. Cette manifestation a été le théâtre d’affrontements violents impliquant des feux d’artifice, des véhicules endommagés et des tirs ayant blessé un policier, ce qui a conduit les autorités à qualifier l’événement de « terrorisme domestique ». Dario Sanchez, qui n’était pas présent lors des tirs, est accusé d’entrave à l’enquête par l’État en raison de ses actions dans le groupe de discussion. Il est actuellement en détention et son comité de soutien appelle à se rassembler devant le tribunal de Cleburne le 12 janvier à 8h30 pour le soutenir et défendre la protection de la vie privée numérique.

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Du 28 novembre au 9 décembre 2025, une marche de 166 km de Philadelphie à la prison de Frackville a été organisée pour soutenir Mumia Abu-Jamal et dénoncer la politique de négligences médicales contre lui, notamment le refus de soins indispensables à sa vue (voir notre article). Cette mobilisation a contribué à renforcer le combat pour sa libération et a été accompagnée d’initiatives similaires aux États-Unis et dans le monde, ainsi que de l’envoi de près de 3 000 cartes postales aux autorités pénitentiaires de Pennsylvanie. Mumia bénéficie désormais de rendez-vous médicaux réguliers, reprend ses études et remercie ses soutiens pour leur engagement.

En France, le collectif Libérons Mumia appelle à poursuivre la mobilisation avec un prochain rassemblement à Paris, place de la Concorde, le mercredi 7 janvier 2026 à 18h.

L’ICE avait prévu une rafle massive le samedi 29 novembre sur Canal Street. Dans la semaine avant la rafle, des activités groupes communautaires et nombreux groupes anti-ICE ont été informés de ce projet. La plupart de ces groupes utilisent des méthodes d’organisation autonomes/décentralisées, organisées par secteur géographique, avec un effort à l’échelle de la ville pour coordonner le partage des ressources (données sur les plaques d’immatriculation, etc.) et le partage des informations sur les rafles de l’ICE. Ce samedi là, des groupes d’activistes ont mis en garde les personnes menacées (notamment les vendeurs·euses ambulant·es) près de Canal Street. Puis de nombreuses personnes ont commencé à se rassembler devant un garage appartenant au gouvernement, où les agents de l’ICE se préparaient.

Quand l’ICE a ouvert la porte du garage pour évaluer la situation, la foule a commencé à scander « ICE hors de New York ». Des barricades légères ont commencé à apparaître derrière les premiers rangs de la foule. Les policiers de la ville (NYPD) ont commencé à s’interposer entre les agents de l’ICE et la foule qui accumulait du matériel de blocage (poubelles, palettes, etc.). Les agents de l’ICE sont restés piégés à l’intérieur du garage de 10h jusqu’en début d’après-midi. Pendant ce temps, le NYPD a fait plusieurs interpellations et disposé des grillages antiémeutes. Quand les voitures ont enfin commencé à sortir du garage, plusieurs personnes courageuses ont courru pour sauter devant le convoi. Cela l’a ralenti suffisamment pour que d’autres personnes puissent placer des objets en travers de la route. Le convoi, protégé par les policiers anti-émeutes du NYPD, a pu difficilement se dégager en raison des obstacles et des jets de projectiles. Finalement, une moitié du convoi est retournée au garage et l’autre moitié a quitté New-York, se dirigeant vers Jersey City. Après la fin de l’action, des groupes communautaires ont continué à surveiller le quartier de  Canal Street, au cas où l’ICE auraient essayé de revenir, et des groupes anti-ICE ont patrouillé le reste de la journée et le lendemain. Le NYPD a fait une dizaine d’arrestations, tout au long de la journée, et a accusé deux de ces personnes de violences contre des policiers. Plus de détails ici

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Aux États-Unis, l’administration Trump a profité des fêtes de Noël pour renforcer sa politique migratoire répressive, en diffusant une campagne de communication provocatrice du département de la Sécurité intérieure (voir photo) et en augmentant temporairement la prime au « départ volontaire » des personnes en situation irrégulière de 1 000 à 3 000 dollars. Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large d’intensification des arrestations, détentions et expulsions menées par la police de l’immigration, qui touche désormais aussi des personnes présentes légalement sur le territoire.

Le FBI a ouvert des enquêtes criminelles et pour terrorisme intérieur en lien avec des mobilisations contre l’agence d’immigration ICE dans au moins 23 régions des États-Unis, selon un rapport interne de novembre révélé par The Guardian. Certaines sont associées à une directive de Donald Trump visant à lutter contre le « terrorisme domestique » lié notamment aux mouvements antifascistes. Le document évoque une hausse des menaces contre des installations de l’agence de l’immigration ICE, tout en élargissant la surveillance à des comportements comme la recherche en ligne ou l’usage de messageries chiffrées. 

Après avoir classé « Antifa-Ost » et des groupes italiens et grecs comme organisations terroristes (voir notre article), les États-Unis viennent d’annoncer qu’ils offrent jusqu’à 10 millions de dollars de récompense pour toute information permettant de perturber leurs financements et réseaux de soutien. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie plus large qui assimile l’antifascisme à un terrorisme international, étendant aux groupes de gauche européens les outils du « War on Terror » (sanctions financières, interdiction de soutien matériel, coopération policière et de renseignement).