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Inde-Népal 1886

Deux cadres maoïstes recherchés pour de nombreux dossiers ont été arrêtés dans les Negros Occidental la semaine dernière. Aurora Cayon et Louie Antonio Martinez, également connus sous le nom de Louie Castro, ont été arrêtés par des policiers et des militaires à Barangay Dulao (Negros Occidental). Cayon était recherché pour « vol avec violence ou intimidation » et d’incendie criminel, tandis que Martinez l’était pour meurtre et pour de multiples tentatives de meurtre. Ils étaient en possession d’un pistole .45 et d’une grenade au moment de l’arrestation. Cayon serait un membre de la Commission nationale des finances de la NPA, tandis que Martinez aurait des responsabilités militaires.

Louie Antonio Martinez et Aurora Cayon aux mains de la police

Louie Antonio Martinez et Aurora Cayon aux mains de la police

La police du district d’East Godavari (Andhra Pradesh) a arrêté Gundi Ghalapathi, un homme de 34 ans qui aurait rejoint la guérilla maoïste en 2014. Les autorités l’accusent d’être membre du comité d’approvisionnement local et de fournir du diesel, du fil électrique et des médicaments aux maoïstes. Durant la conférence de presse, le commissaire de police Vishal Gunnni a accusé Ghalapathi d’avoir effectué des transactions de billets de banque prohibés avec l’aide d’intermédiaires et de remettre des billets autorisés aux maoïstes durant la période de démonétisation (en novembre 2016, le premier ministre a démonétisé les billets de 500 et de 1000 roupies pour les remplacer par de nouveaux billets). Il a ajouté avoir été informé des déplacements de l’homme qui a été intercepté à un barrage routier mercredi soir. « Au cours de son interrogatoire, il a avoué travailler pour le parti maoïste et de fournir des médicaments et d’autres marchandises aux maoïstes ».

District d'East Godavari

District d’East Godavari

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Kondagorla Ravinder, alias Vinod, commandant adjoint du PCI(maoïste), s’est rendu aux autorités du district de Jayashankar (Telengana) ce mardi. En 2013, l’homme de 25 ans était entré dans la clandestinité pour rejoindre la guérilla et a travaillé pour le Illandu-Narsamapet Area Committee entre 2013 et 2015. En 2015-2016, il a travaillé à la sécurité personnelle d’un membre haut placé d’un comité de division chargé de la production (équipe des armes) et fut formé au maniement des armes. Il fut ensuite promu commandant adjoint. Il était recherché par la police locale pour de multiples actions armées attribuées à la guérilla maoïste. Le commissaire adjoint de la police locale, Rahul Hedge, a déclaré que l’homme s’était rendu, désillusionné par l’idéologie maoïste.

Kondagorla Ravinder, derrière le commissaire adjoint Rahul Hedge

Kondagorla Ravinder, derrière le commissaire adjoint Rahul Hedge

Cela fait maintenant de nombreux mois que les autorités du Telengana, mais également de tous les états touchés par la guérilla maoïste, mènent une campagne de réhabilitation pour les guérilleros. Incitants financiers et autres promesses d’emploi figurent parmi cette campagne de persuasion. Celle-ci, et le lot de contre-information qui l’accompagne, est également largement promue à l’égard de la population, afin de décourager les gens de rejoindre le CPI(maoïste).

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Junaid Awan, le secrétaire général de la division des syndicats de Karachi, ainsi que des collègues du syndicat ont été arrêtés le 24 octobre à Karachi, plus de deux semaines après l’organisation par le syndicat d’une réunion des travailleurs. Junaid Awan a été présenté au tribunal antiterroriste de Hyderabad le 25 octobre, qui l’a placé en détention provisoire sur base de l’article 7 de la loi anti-terroriste (ATA – Anti-Terrorist Act) et accusé d’avoir prononcé des discours contre le ministre des Chemins de fer et d’autres personnes. Le 26 octobre, le juge de la Cour Anti-terroriste a supprimé le volet ATA de la plainte et a passé une ordonnance, ordonnant à la police d’obtenir la détention provisoire d’Awan de la cour de justice ordinaire.

L’article 7 de la l’ATA prévoit les peines prévues pour des actes de terrorisme qui sont la condamnation à mort ou à la réclusion criminelle à perpétuité. La loi antiterroriste du Pakistan, qui inclut dans la définition le terrorisme comme «créant un sentiment de peur ou d’insécurité dans la société» a déjà été critiquée comme laissant la porte ouverte à tous les abus. Les autorités pakistanaises ont déjà utilisé des lois antiterroristes pour cibler des grévistes (voir notre article) et des journalistes.

Grève des travailleurs des chemins de fer pakistanais (archive)

Grève des travailleurs des chemins de fer pakistanais (archive)

Trois membres présumés du PCI(maoïste) ont été abattus lors d’une opération anti-maoïste menée par les forces de sécurité du district de Rajnandgoan (Chhattisgarh) mercredi soir. « Trois maoïstes redouté ont été abattus dans les forêts de la région de Kopenkadka vers 22h mercredi durant une opération des forces locales et de la Indo Tibetan Border Force. Trois armes automatiques ont été récupérées durant l’opération » a déclaré le commissaire du district de Rajandangoan. Les trois hommes ont été identifiés comme étant des membres des brigades maoïstes locales. Leur tête avait récemment été mise à prix. Les armes découvertes en leur possession laisse entendre, selon les autorités, qu’il s’agit de membres haut placés de l’organisation dans la mesure où seuls ces derniers disposent d’armes automatiques sophistiquées.

District de Rajnandgoan

District de Rajnandgoan

Le professeur Saibaba, aujourd’hui à l’isolement à la Nagpur Central Jail a lancé un appel à l’aide. Handicapé à 90%, il a été condamné à la prison à perpétuité pour de prétendus liens avec la guérilla maoïste. Il a été condamné en vertu de la loi antiterroriste Unlawful Activities (Prevention) Act. Souffrant de multiples affections, il a écrit un courrier à sa femme dans lequel il affirme qu’il pourrait ne pas passer l’hiver. Voici sa lettre:

« Dear Vasantha,
J’ai peur de penser à l’hiver qui arrive. Je frissonne continuellement à cause de la fièvre. Je n’ai pas de couverture. Je n’ai ni pull ni veste. Alors que la température baisse, la douleur atroce et continue dans mes jambes et dans ma main gauche augmente. Il me sera impossible de survivre ici durant l’hiver qui commence au mois de novembre. Je vis ici comme un animal râlant. Je suis en quelque sorte parvenu à survivre durant 8 mois. Mais je ne survivrai pas à l’hiver à venir. J’en suis sûre. Cela ne sert à rien d’encore parler de ma santé. Dans tous les cas, s’il te plait, finalise l’affaire avec l’avocat principal avant la fin du mois. Ensuite, demande à Mr. Gadling de remplir ma demande de libération conditionnelle durant la première semaine de novembre, voire la dernière semaine d’octobre. Tu te souviens que si cela n’est pas fait de cette manière, nous perdrons la maîtrise de la situation. Je ne suis pas responsable. Je te le fais savoir. Je ne vais plus t’écrire. Tu devrais parler à Mrs Rebeccaji et Nandita Narain. Parle aussi au professeur Haragopal et d’autres. Explique toute la situation. Il faut que tu te dépêche. Je me sens tellement mal de te demander tout ça tout le temps, comme un mendiant, un indigent. Mais aucun d’entre vous ne bouge d’un pouce, personne ne comprend ma situation actuelle. Personne ne comprend qu’une personne handicapée à 90% est derrière les barreaux, luttant d’une seule main et souffrant de multiples affections. Et tout le monde s’en fout de ma vie. C’est simplement une négligence criminelle, une attitude sans pitié. Prends soin de toi. Ta santé est ma santé et la santé de toute la famille. Il n’y a personne d’autre que toi pour prendre soin de ta santé pour le moment. Tant que je suis là, tu dois sans faute prendre soin de ta santé. Avec tout mon amour. Sai »

G.N. Saibaba

G.N. Saibaba

Cette semaine, les militants maoïstes commémoraient la mémoire de leur camarade K Prabhakar, mort en martyr au cours d’un combat en octobre 2016 dans l’état d’Odisha. Lundi, des membres de sa famille ainsi que des sympathisants, ont tenté d’installer une statue de l’homme dans la ville de Yapral, dans le Telengana. Les autorités ne leur avaient pas délivré l’autorisation requise. Allant à leur encontre, ils ont commencé à creuser un trou pour construire un socle avant que la police locale n’intervienne et ne les interpellent. Neuf personnes ont été arrêtées. Elles ont passé la nuit au poste avant d’être relâchée mardi matin. Toutes ont été inculpées pour violation de propriété gouvernementale (il s’agissait d’un terrain public), d’émeute, de délit ayant entrainé un dommage à un bien gouvernemental ainsi qu’en vertu du Prevention of Damage of Public Property Act.

K Prabhakar

K Prabhakar

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Fin septembre, plus de 300 travailleurs ont été licenciés de chez Amertron Incorporated Philippines pour avoir formé un syndicat. Amertron fabrique des semi-conducteurs et des composants optroniques, utilisés pour les smartphones ainsi que dans l’industrie automobile et aérospatiale et a comme clients Hewlett-Packard, Siemens et Osram. La société mère malaisienne, Inari Amertron Berhad possède deux usines aux Philippines: Clark (± 2000 travailleurs) et Parañaque (± 700 travailleurs). En janvier 2017, les travailleurs de chez Amertron ont formé un syndicat, United Amertronians Organization (UAO), pour représenter leurs intérêts. En juin, la compagnie a annoncé le transfert (et donc la fermeture) en 2019 de la production de l’usine de Parañaque vers l’usine de Clark (située à 120 km de celle de Parañaque). Les travailleurs ont dû choisir entre être transférés à l’usine de Clark ou une indemnité de licenciement standard. Le 15 août, le syndicat a déposé une requête auprès du ministère du Travail et de l’Emploi pour être reconnu en tant qu’unique agent négociateur de la compagnie. La compagnie a alors commencé à harceler les dirigeants et membres du syndicat. Des dirigeants du syndicat se sont vus offrir des pots-de-vin pour quitter le syndicat et deux employés ont été suspendus de leurs fonctions pour avoir distribué des tracts syndicaux.

Suite à la plainte contre les pratiques déloyales de travail et anti-syndicales déposée auprès du ministère, la compagnie a licencié environ 300 travailleurs syndiqués fin septembre. L’entreprise affirme que les licenciements seraient dus au transfert de la production vers l’usine de Clark qui ne devrait s’achever qu’en 2019 pendant que l’usine de Parañaque continue à tourner grâce aux intérimaires embauchés pour remplacer les travailleurs syndiqués licenciés. L’entreprise a jusqu’à présent licencié 532 travailleurs syndiqués, qui se sont vus interdire l’accès à leur lieu de travail. Ceux-ci manifestent régulièrement à l’extérieur des locaux de l’usine.

Travailleurs manifestant devant les locaux d'Amertron Incorporated

Travailleurs manifestant devant les locaux d’Amertron Incorporated

La police du district de Dantewada (Chhattisgarh) a annoncé avoir arrêté quatre hommes supposés impliqués dans la guérilla maoïste. Se basant sur des renseignements reçu plus tôt dans la journée, les quatre hommes ont été interpellés lundi soir par une équipe conjointe du 195ème bataillon de la CRPF et de policiers locaux. Tous ont été identifiés comme faisant partie d’une milice du PCI(maoïste). Ils sont accusés d’avoir mis le feu à des véhicules utilisés pour des travaux de construction menés par le gouvernement dans la région. Il arrive que le parti dirige ce genre d’action pour dénoncer les infrastructures construites par les autorités pour faciliter les actions de contre-insurrection et l’installation des multinationales dans les zones reculées.

Soldats de la CRPF en opération dans le Chhattisgarh

Soldats de la CRPF en opération dans le Chhattisgarh

Deux militaires et deux guérilleros maoïstes tués dans des affrontements séparés dans les provinces d’Albay et d’Ilocos Sur la semaine passée. À Albay, deux membres présumés de la NPA et un soldat ont été tués mardi dans un combat dans le village de Joroan. Une patrouille de la 901ème brigade d’infanterie de l’armée a accroché un groupe de maoïstes à 8h30 heure locale. Deux guérilleros et un soldat ont été tués et les militaires ont récupéré un équipement important (des IED, six fusils et des documents) sur le site de l’affrontement. A Ilocos Sur, un soldat du 81e bataillon d’infanterie a été tué et un autre a été blessé lorsque des guérilleros ont effectué un raid dans le village de Patiacan.

Combattant de la NPA

Combattant de la NPA