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Inde-Népal 1886

Deux soldats ont été blessés dans une explosion déclenchée par la guérilla maoïste dans le district de Sukma (Chhattisgarh) ce mardi. L’incident a eu lieu vers 15h dans les forêts relevant du poste de police de Fulbagdi quand une brigade conjointe des forces de sécurité rentrait d’une opération de contre-insurrection. Des brigades distinctes de forces de sécurité, incluant des membres de la CRPF, de la Special Task Force, de la District Reserve Guard et de policiers locaux étaient en mission depuis lundi afin de prévenir toute action maoïste à l’occasion de la fête nationale indienne en date du 15 août. Sur le retour, alors qu’une des brigades arrivait à proximité du village de Pariya, des guérilleros ont déclenché une explosion, blessant trois soldats, tous trois membres de la Special Task Force. Immédiatement après avoir été informées de l’attaque, les autorités ont dépêché des renforts dans la région et les blessés ont été emmenés à l’hôpital.

Guérilleros maoïstes

Guérilleros maoïstes

Les troupes de l’armée gouvernementales se sont emparé d’un camp de la guérilla maoïste mardi à à Barangay Candag-on mardi. Comme celui avait été évacué in extremis par ses occupants, un important détachement du 78e Bataillon d’infanterie s’est lancé à leur poursuite. Ce détachement a pu accrocher, à la frontière des localités de Candag et Roxas, une colonne d’environ 50 guérilleros de la NPA qui ont ouvert le feu. Un sous-officier a été blessé et les guérilleros ont évacué leur nouveau camp.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Pravit Rojanaphruk, rédacteur en chef de Khaosod English, a été informé la semaine passée qu’il était accusé de critique envers la junte dans cinq publications postées sur Facebook. Convoqué à la police spécialisées dans la cybercriminalité le 8 août, il a été informé des charges retenues contre lui. Il sera jugé dans deux cas distincts. L’un, pour deux messages Facebook postés en février 2016 qui critiquaient le projet de constitution dont le régime cherchait à obtenir un soutien public. Le deuxième cas concerne cinq postes Facebook postés en juin et juillet de cette année, qui critiqueraient le dirigeant de la junte Prayuth Chan-ocha et son gouvernement militaire. « Je ne suis pas surpris par la charge », a déclaré Pravit Rojanaphruk. « Comme nous le savons tous, nous vivons sous le régime NCPO (Conseil national pour la paix et l’ordre – junte militaire). Quiconque les critique doit payer le prix. «  Pravit Rojanaphruk sera jugé à la fois pour sédition et violation de la Loi sur la criminalité informatique. Il risque jusqu’à 14 ans de prison.

Pravit Rojanaphruk est connu pour sa critique directe de la junte à travers ses articles d’opinion et les médias sociaux. Il a déjà été détenu deux fois sur ordre de la junte pour attitude adjustment (ajustement du comportement), en 2014 et 2015. En juin, un autre Thaïlandais avait été condamné à 15 ans de prison pour « lèse-majesté » sur Facebook (voir notre article)

Pravit Rojanaphruk

Pravit Rojanaphruk

Après cinq ans de lutte juridique, un tribunal a confirmé l’interdiction de la diffusion d’une adaptation cinématographique de la pièce Macbeth de Shakespeare. Le 11 août, le tribunal administratif a interdit Shakespeare Must Die, un film politique avec des références au massacre des étudiants du 6 octobre 1976 et la violence politique lors des manifestations des chemises rouges. Des scènes du film font références au massacre de Thammasat (6 octobre 1976) par les forces de police thaïlandaises et des bandes paramilitaires d’extrême-droite qui attaquèrent un cortège d’étudiants et de travailleurs à l’université Thammasat faisant plus d’une centaine de mort. La mobilisation s’opposait au retour du dictateur militaire Thanom Kittikachorn.

Bien que le film ait bénéficié d’un financement du ministère de la Culture, il a été rejeté par les censeurs en 2012 au motif que certaines parties du film portaient sur des questions sensibles qui pourraient «diviser le peuple». Le ministère a déclaré que le film pourrait être montré dans le pays à la condition de couper certaines scènes. Une proposition que la réalisatrice Ing Kanjanavanit a refusé.

Shakespear must die

Shakespear must die

Deux membres présumés du PCI(maoïste) ont été abattu durant une fusillade avec la police dans le district de Sukma (Chhattisgarh) ce dimanche. « Une fusillade s’est déclenchée entre des maoïstes et une équipe conjointe de la District Reserve Guard (DRG) et de la Special Task Force (STF) de la police du Chhatisgarh à proximité du village de Kasaram. Deux maoïstes ont été tués et leurs corps retrouvés, ainsi que des armes » a déclaré l’inspecteur général de l’unité Anti-Naxal Operation de la police du Chhattisgarh. Les corps ont été identifiés comme étant ceux de Podiyam Sunna, commandant de peloton d’un milice maoïste, et de Vanajm Hunga, un membre d’une petite brigade d’action du peloton maoïste numéro 8 dans le Sukma. Les policiers ont retrouvé deux armes sur eux.

District de Sukma

District de Sukma

Dans une action distincte, la police du Maharashtra a détruit un campement maoïste à la frontière entre le Chhattisgarh et le Maharashtra, saisissanst des armes et des chevaux. Les autorités avaient déclenché une opération de ratissage dans la zone. Lorsqu’ils ont aperçu le campement, les soldats ont ouvert le feu, et les guérilleros ont battu en retraite, laissant derrière eux des armes, six chevaux ainsi que du matériel d’usage domestique.

Pour surveiller les mouvements maoïstes dans les forêts bordant la frontière entre le Tamil Nadu et le Kerala, la police rurale de Coimbatore a déployé six nouvelles brigades de la Naxalite Special Division (NSD) pour accompagner le personnel du département forestier et le soutenir dans ses opérations de ratissage. La police a également créé treize nouveaux postes de contrôle dans la région afin de contrôler les mouvements de véhicules vingt quatre heures sur vingt quatre. La police rurale disposait de deux brigades de la NSD (de douze membres chacune) pour s’attaquer aux maoïstes dans les forets. Celles-ci menaient des opérations de ratissage dans les zones jugées vulnérables. « Nous avons importé six nouvelles équipes de la NSD en provenance d’autres districts pour soutenir le personnel de terrain. Les villages tribaux sont infestés de maoïstes. Mais il n’y a aucun mouvement insurrectionnel dans le Tamil Nadu. Nos équipes de la NSD ont de bons rapports avec les tribaux partout. Nous sommes prêts à faire face à toute situation à la frontière et nos équipes sont équipées d’armes modernes » a déclaré Pa Moorthy, commissaire de police du district de Coimbatore.

Coimbatore City Police

Coimbatore City Police

Au moins deux policiers ont été tués et deux blessés dans une double embuscade de la NPA cet après-midi. L’explosion d’un IED à Sitio Pinarayan, Barangay Sagrada (Catanduanes) a d’abord blessé un policier et deux dealers de drogue. Un groupe de trois policiers s’est alors rendu à l’hôpital quand il sont tombé sous le feu d’une vingtaine de guérilleros embusqués. Deux policiers ont été tués et un troisième blessé.

Le lieu de l'embuscade de cet après-midi

Le lieu de l’embuscade de cet après-midi

Des membres de la guérilla maoïste ont fait explosé un bâtiment en rénovation qui devait devenir un commissariat de police dans un village du district de Gaya, dans le Bihar. Les autorités ont affirmé qu’une brigade du PCI(maoïste) était arrivée dans le village de Dhangai dans la nuit de dimanche à lundi et ont installé des explosifs dans le bâtiment. Les maoïstes avaient appris que les autorités planifiaient d’y installer un détachement de soldats de la CRPF et de la SSB afin de reprendre les opérations de contre-insurrection dans la région. Des policiers se sont rendus lundi sur les lieux et ont déclaré que les explosifs n’avaient pas sauté, mais que le building avait été endommagé manuellement et qu’il n’y avait pas de trace d’explosion. Entre temps, la police en coopération avec les forces centrales, ont lancé une importante chasse à l’homme à travers la jungles et dans les collines voisines.

Bâtiment endommagé par la guérilla

Bâtiment endommagé par la guérilla

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Deux soldats de l’armée gouvernementale ont été tués et sept autres ont été blessés lors d’un affrontement entre leur détachement et la guérilla maoïste lundi matin dans le Sorsogon. C’est vers 5 heures du matin, heure locale, qu’une patrouille anti-guérilla est tombé sous le feu des combattants de la NPA dans le village de Casili, à la périphérie de Gubat. L’attaque a coïncidé avec l’enterrement au cimetière de Casiguran du commandant maoïste Andres « Ka Magno » Hubilla et du membre de le NPA Miguel « Ka Billy » Himor. L’armée a affirmé que Hubilla et Himor sont morts le 28 juillet lors d’une fusillade dans un village éloigné du Casiguran, dans le Sorsogon également, mais une commission d’enquête a conclu que les deux hommes avaient été froidement abattu avec deux civils qui se trouvaient là. Des centaines de sympathisants maoïstes étaient présents à l’enterrement.

Andres

Andres

La police du Gujarat a arrêté un ancien membre du comité central du PCI(maoïste) près de Nagpur (Maharashtra) ce mardi matin. Tushar Kanti Bhattacharya, 62 ans, qui fut également en charge des divisions de l’Uttar Pradesh, de l’Uttarakhand et du North Bihar durant plusieurs années, revenait du Bengale occidental en train lorsqu’il a été interpellé. Sa femme, Soma Sen, professeur à la Nagpur University, a dit qu’il s’était rendu à Kolkata pour rendre visite à sa soeur. Son avocat Prakash Meghe a déclaré qu’il avait été interpellé dans le train par des policiers. Ceux-ci l’ont contraint à couper son téléphone avant de lui montrer un mandat d’arrêt émis par un tribunal de Surat en lien avec une affaire datant de 2010. Meghe a ajouté qu’il avait été autorisé à lui passer un coup de fil depuis l’aéroport de Nagpur « Il a dit que la police du Gujarat l’emmène à Surat, et qu’il comparaitra demain mercredi ».

Bhattacharya avait déjà été arrêté par la police du Bihar en septembre 2007 en connexion avec les quatre décennies de raids maoïstes contre les propriétaires fonciers du village de Tappalpur aujourd’hui situé dans le Telengana. Il avait été incarcéré dans la prison de Cherlapally, à Hyderabad. Après avoir été libéré sous caution il y a deux ans, il s’était installé à Nagpur avec sa femme. Il avait rejoint le PCI(maoïste) dans les années ’70.

Prison de Cherlapally à Hyderabad

Prison de Cherlapally à Hyderabad