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Inde-Népal 1886

La branche politique de la police du district de Karur (état du Tamil Nadu) a arrêté un avocat, A. Murugan, qu’elle avait mis sous surveillance depuis l’arrestation de deux autres présumés maoïstes – Kala (53) et Chandra (51) – en juillet de l’année dernière. L’avocat est accusé d’avoir aidé Kala et fourni un abri à Chandra. Le frère cadet de Murugan, Velmurugan (35 ans) est recherché comme un maoïste actif dans deux dossiers. L’avocat avait l’habitude de comparaître devant les tribunaux pour défendre des personnes accusées de complicité avec l’insurrection maoïste.

La Commission nationale des droits de l’homme (NHRC) a établi que les policiers de l’État de Chhattisgarh avaient violé au moins 16 femmes – 20 autres cas étant encore à l’étude – dans le cadre d’opération de contre-guérilla. La NHRC a enjoint l’État de Chhattisgarh de verser des dommages et intérêts provisoires de 3,7 millions de roupies aux victimes.

A. Murugan

A. Murugan

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La commandante maoïste Jyoti Gawde, qui dirigeait l’unité de guérilla locale de Surjagad, a été abattue jeudi par la police du district de Gadchiroli (état du Maharashtra). Jyoti Gawde avait notamment dirigé l’attaque de la mine de fer de la société Lloyd Metal le 22 décembre dernier (voir notre article), où 80 véhicules avaient été incendiés. Jyoti Gawde a été tuée dans une jungle de Botezari, dans le nord du Gadchiroli jeudi après-midi.

Un autre membre de la guérilla maoïste a été tué merdredi dans une fusillade avec les forces de sécurité survenue dans le district de Bijapur (état de Chhattisgarh). C’est alors qu’ils patrouillaient pour sécuriser un chantier routier dans une zone où les escarmouches avec la guérilla sont nombreuses, que les paramilitaires ont échangé des coups de feu avec un groupes de maoïstes. Un des maoïstes a été tué, un paramilitaire blessé, qui a été évacué par hélicoptère. Les paramilitaires ont récupéré une mitrailleuse légère.

Jyoti Gawde

Jyoti Gawde

Supai Tudu, un membre du Parti Communiste d’Inde (Maoïste), qui était recherché pour pas moins de 25 affaires liées à l’insurrection maoïste (une prime de 1.500.000 roupies était mise sur sa tête), a été tué par les forces de sécurité dans jungle de Ramtandi (district d’East Singhbhum, état du Jharkhand) aujourd’hui mardi. Ces forces de sécurité comprenant une unité de la CRPF des membres de la police. La femme de Supai Tudu, Supai Sonali a été arrêtée: elle était recherchée pour une douzaine d’affaires. Encore une fois, les forces de s&écurité ont présenté ce qui a toutes les apparences d’une exécution extrajudiciaire comme le résultat d’une fusillade où les policiers n’ont fait que riposter…

Opération anti-maoïste de la CRPF

Opération anti-maoïste de la CRPF

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Des dizaines de milliers de travailleurs du textile ont protesté dans le centre de fabrication de Ashulia qui produit des vêtements pour grandes marques occidentales tel que Gap, Zara et H & M. Les protestations ont commencé suite au licenciement de 121 travailleurs. Les revendications se sont élargies demandant le triplement du salaire minimum mensuel qui est actuellement de 5.300 taka (± 60€). Plus de 50 usines ont fermé la semaine dernière pour tenter de limiter les manifestations, qui ont tourné à l’affrontement après que la police ait tiré des balles en caoutchouc et blessé 10 manifestants. Trente travailleurs dont sept dirigeants syndicaux, ainsi qu’un journaliste ont été arrêtés.

Toutes les usines ont repris leurs opérations avec environ 90% des travailleurs. La Bangladesh Garment et la Fédération des travailleurs industriels déclare que le nombre de travailleurs licenciés serait d’environ 3500 personnes. De plus, 50 leaders syndicaux ont dû passer à la clandestinité. La Fédération des travailleurs industriels ont déclaré que les autorités ont interdit les manifestations en utilisant une loi de temps de guerre prévue pour faire face aux menaces à la sécurité de l’Etat, ainsi que la Loi sur les pouvoirs spéciaux, pour emprisonner des dirigeants syndicaux et des travailleurs.

La manifestation des ouvriers du textile à Ashulia

La manifestation des ouvriers du textile à Ashulia

Neuf habitants de la petite ville rebelle de Wukan, dans le sud de la Chine, ont écopé de peines de deux à dix ans de prison après une manifestation de soutien au maire démocratiquement élus, et depuis emprisonné. Ils ont été reconnus coupables entre autre de participation à un rassemblement illégal, de trouble aux transports et aux services publics et de dissémination de fausses informations. Plusieurs des condamnés font partie des 13 personnes qui avaient été appréhendées en septembre à Wukan pour trouble à l’ordre public (voir notre article de septembre). Ces arrestations avaient entraîné une manifestation qui avait tourné à l’affrontement avec les forces de l’ordre. Ces dernières avaient répondu à des jets de pierre par des tirs de balles en caoutchouc et de grenades lacrymogènes.

Wukan était devenu célèbre fin 2011 lorsque ses habitants s’étaient soulevés pour chasser les dirigeants corrompus du Parti communiste chinois (PCCh), qui s’enrichissaient à leurs dépens en vendant des terres agricoles. Après la mort en détention d’un manifestant, les habitants en colère étaient même parvenus à chasser les forces de l’ordre et à se barricader dans la ville pendant une semaine entière (voir notre article de 2011). Pour rétablir l’ordre, le PCCh avait accepté l’organisation d’une élection libre pour le choix du nouveau comité communal. Lin Zulian, l’un des leaders de la contestation, avait alors été élu maire… et ensuite arrêté.

Mobilisation des habitants de Wukan (archive)

Mobilisation des habitants de Wukan (archive)

Dossier(s): Archives Asie et Océanie Tags:

Un groupe de maoïstes a attaqué la maison d’un indicateur de police nommé G Appa Rao, dans le village Kotubu, dans le district de Koraput de l’état d’Odisha jeudi soir. Le groupe de guérilleros a ensuite atteint un chantier de construction d’une route et mis le feu à sept véhicules. ils sont partis en laissant sur place des affiches de la division Koraput-Malkangiri-Srikakulam du PCI(M). Le lendemain, un autre groupe de maoïste a incendié 69 camions et trois autres véhicules appartenant à la compagnie minière Surjagad Lloyd Metal qui exploite une mine de fer dans le district de Gadcholi de l’état du Maharashtra.

Les camions incendiés de la Surjagad Lloyd Metal

Les camions incendiés de la Surjagad Lloyd Metal

Deux membres du PCI(maoïste) ont été tués lors d’une rencontre avec les forces de sécurité aujourd’hui jeudi dans le district de Bijapur (région de Bastar, état de Chhattisgarh). Certains responsables de la police ont affirmé avoir tué au moins huit guérilleros maoïstes au cours de la fusillade, mais les forces de sécurité n’ont pu récupérer que deux corps des maoïstes en uniforme, ainsi que deux armes. Un des maoïstes décédés a été identifié comme membre du Comité de division du PCI(maoïste) Jagat.

Dans un incident séparé, les forces de sécurité du district de Narayanpur sont revenues avec deux corps qu’ils affirment être de membres de la compagnie militaire maoïste n°2, après une opération antiguérilla qui a duré quatre jours.

Forces antiguérillas à l'entraînement

Forces antiguérillas à l’entraînement

Le 24 novembre dernier, deux dirigeants du PCI(Maoïste), Kuppu alias Devraj et Ajitha ont été abattus par des membres de l’unité spéciale « Thunderbolt » dans une jungle du district de Nilambur, dans le Kerala. Les réactions se multiplient à ce qui paraît être un nouvelle exécution extra-judiciaire camouflée en « fusillade ». C’est dans ce cadre que les groupes de prisonniers maoïstes mènent successivement, de prison en prison, des grèves de la faim de protestation. Les maoïstes détenus dans les prisons de Tiruchi, Chennai, Vellore, Palayamkottai étaient en grève vendredi. Ceux et celles détenus à la prison centrale de Coimbatore (parmi lesquels des prisonniers connus comme Shyna, Roopesh, Veeramani, Kannan et Anoop) prendront le relais le 16 décembre.

Shyna, dirigeant maoïste détenue à la prison centrale de Coimbatore

Shyna, dirigeant maoïste détenue à la prison centrale de Coimbatore

Une manifestation pacifique de papous réclamant l’indépendance de la Papouasie, province de l’est de l’Indonésie, a été réprimée jeudi à Jakarta par la police anti-émeute. « Papouasie libre! », « Ça suffit. Des gens de notre peuple sont tués et détenus, ça suffit », ont scandé les manifestants, pour l’essentiel Mouvement de la Papouasie libre (OPM) et de l’Alliance des étudiants papous, face à des centaines de policiers anti-émeute. La police a fait usage de canons à eau pour disperser les manifestants. Ils ont été interpellés et évacués du lieu de la manifestation dans des fourgons de police, avant d’être relâchés presque tous peu après. Quatre d’entre eux ont été interrogés pour avoir exhibé le drapeau de l »Étoile du matin’, symbole de l’indépendance, interdit en Indonésie.

Les arrestations à Jakarta

Les arrestations à Jakarta

Un membre de la CRPF mardi a été tué et un paramilitaire jawan blessé dans l’explosion d’un IED dans une région forestière du district de Sukma, dans l’état de Chhattisgarh. L’incident est survenu lors d’une patrouille anti-guérilla du 74e bataillon du CRPF. La veille, deux autre paramilitaires du même bataillon du CRPF avaient été blessés lors de l’explosion d’un IED dans la région de Chintalnar.

Mercredi, au moins six présumés maoïstes ont été tués par une force conjointe de la CRPF et de la police de l’état du Jharkhand dans le district de Latehar. Les événements se sont produits vers 5 heures du matin. La région, encaissée et arborée, qui est à cheval sur la frontière avec l’état de Chhattisgarh est une zone où la guérilla maoïste est particulièrement active.

Déploiement anti-guérilla de la CRPF

Déploiement anti-guérilla de la CRPF