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Inde-Népal 1886

Suite à plusieurs jours de luttes intenses contre la construction d’un incinérateur de déchets à Luoding, le gouvernement local vient d’annoncer l’annulation du projet. Le projet en question était de construire un incinérateur de déchet qui devait traiter 100 tonnes d’ordures chaque jour en plein cœur d’un quartier densément peuplé et déjà surpollué. Les habitants ont commencé par se mettre en grève, bloquer les routes, organiser des marches. La réaction de la police ne s’est pas faite attendre puisque les unités anti-émeutes chinoises accompagnées d’agents de sécurité ont rapidement réprimé les manifestants à coups de bâtons, en arrêtant une vingtaine.

Suite à la répression du mouvement, 10.000 manifestants se sont rassemblés, et la situation a tourné en la défaveur des forces de l’ordre : un commissariat et plusieurs voitures ont été démolis par la foule. Suivant ce soulèvement, le projet a été annulé il y a quelques heures.

Affrontements à Luoding.

Affrontements à Luoding.

Dossier(s): Archives Asie et Océanie Tags:

Vincent Estrada (alias Dennis Montecillo ou Bords, Brod ou Oban) dirigerait le service de l’instruction des guérilleros maoïstes pour tout le Sud de Mindanao. Il a été arrêté suite à une opération conjointe de la 10e division d’infanterie de l’armée et de la police à un barrage à Barangay Sirawan, (Toril, Davao City). Estrada était a bord d’un véhicule avec une autre personne qui a également été arrêtée, il était en possession d’un pistolet .45, de deux grenades, d’un ordinateur, de 5 téléphones et de documents. Estrada faisait l’objet d’un mandat d’arrêt pour « enlèvement » et « détention illégale ».

Vendredi, dans le district de Rohta (Bihar), les forces de sécurité ont organisé une descente dans une cache attribuée à la guérilla maoïste où elles ont saisi des armes et des munitions. Le commissaire local a déclaré que sur base de certaines informations indiquant le déplacement d’un groupe de maoïste à proximité du village de Chunhatta, il avait envoyé des soldats pour une opération de ratissage dès vendredi matin. A l’arrivée du contingent militaire, les guérilleros sont parvenus à s’échapper, laissant derrière eux une grosse quantité d’armes, dont quatre fusils, 12 chargeurs, 50 kilos de nitrate d’ammonium, 50 kilos d’explosifs, 2350 détonateurs et quatre boîtes en plastique. Les soldats ont par ailleurs désamorcé un IED planté sur la route amenant au village.

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Dans l’état du Bengale occidental, dans ce qui constitue le premier acquittement groupé de prisonniers politiques depuis que le Trinamool Congress (TMC) est parvenu au pouvoir en 2011, et alors que ce type de libération figurait sur son programme électoral, dix prisonniers politiques ont été acquitté mardi soir par le tribunal de Ranaghat, dans le sud de l’état. Tous étaient poursuivis pour leur prétendue activité pour le CPI(Maoist) dans le district de Nadia et étaient détenus dans différentes prisons depuis près de dix ans. Ils étaient poursuivis en vertu du Arms Act de 1959 et de divers articles du Code Pénal. Cependant, aucune des accusations n’étaient établie, et par conséquent, tous ont été acquittés et immédiatement libérés, excepté trois d’entre eux pour lesquels l’ordre de libération n’est pas encore parvenu aux autorités pénitentiaires. Le plus vieux parmi eux, Ajit Chakravarty, âgé de 72 ans, avait déjà été acquitté par le gouvernement Left Front peut après son entrée au pouvoir en 1977. En fait, le Left Front avait, à l’époque, retiré toutes les accusations portées à l’encontre des prisonniers politiques suite à son accession au pouvoir, entrainant la libération d’une grande majorité d’entre eux. Durant la campagne électorale, le TMC avait fait une promesse semblable, mais n’avait depuis sa prise du pouvoir, acquitté que quatre prisonniers. Cinquante autres ont été libérés sous caution, sans pour autant que les poursuites à leur encontre ne soient abandonnées. Pour la seconde fois en 4 ans, le TMC a donc mis en pratique l’une de ses promesses électorales.

Dossier(s): Archives Inde-Népal

Les villageois de Chintagufa, dans le district de Sukma, ont déclaré que la personne tuée dans un combat avec les soldats de la force CoBRA (Commando Battalion for Resolute Action) de la CRPF mardi était un ‘innocent villageois et pas un maoïste’. Mardi dernier, la police du district avait prétendu qu’un maoïste du nom de Kawasi Kosa avait été tué dans un combat ayant opposé des guérilleros maoïstes et une équipe CoBRA près du village de Chintagufa et qu’un fusil SLR avait été retrouvé sur son corps, ainsi que deux chargeurs. Dans un document écrit adressée au commissaire générale de la police du Chhattisgarh, le frère cadet du l’homme abattu n’avait aucune relation avec les maoïstes et qu’il avait été enlevé dans sa maison par l’équipe CoBRA avant d’être tué.

Un autre convoi militaire du 4e bataillon d’artillerie, composé de cinq camions, qui passait par le village Mahayag (San Miguel, Agusan del Sur) est tombé dans une embuscade à l’IED et à l’arme automatique de la NPA mercredi. Deux sous-officiers ont été tués et douze militaires blessés. Un guérillero a également été tué dans la fusillade, et un autre capturé. La veille, un combattant de la NPA a été tué et un policier grièvement blessé dans une fusillade à Ocampo, (Camarines Sur). Un autre membre présumé de la NPA a été arrêté.

Un soldat de la force anti-maoïste CoBRA a été blessé ce mardi dans une fusillade entre les forces de sécurité et les maoïstes dans le district de Sukma (Chhattisgarh). Le combat s’est déroulé dans les forêts alors qu’une équipe conjointe du bataillon d’élite de la CRPF – CoBRA (Compact Battallion for Resolute Action) et de la police locale exécutait une opération anti-naxalite dans la zone. Alors que les soldats encerclaient les forêts entre les villages de Burkapal et de Chintafuga, un groupe de guérilleros armés a ouvert le feu, entraînant une violente fusillade longue de plus de trente minutes. A l’issue de celle-ci, les maoïstes ont battu en retraite, après avoir blessé un soldat par balle. Dès qu’elles ont été informées de l’incident, les autorités ont envoyé des renforts sur place, et le blessé a été transporté à l’hôpital. Une opération de ratissage a été déclenchée pour retrouver les guérilleros à l’origine de cette attaque.

Un soldat de la Border Security Force a été blessé par l’explosion d’une bombe tuyau plantée par des guérillero dans le district de Kanker (Chhattisgarh). L’incident a eu lieu entre les villages de Sulangi et de Siksod dimanche après-midi. Ayant appris que des guérilleros avaient bloqué la route entre les deux villages avec des troncs d’arbres, une équipe conjointe d la Border Security Force et de la police locale avait été déployée sur place pour dégager la voie. C’est alors que la bombe a explosé.

En Inde, la Cour suprême vient d’annuler un article de loi qui permettait une certaine censure de l’Internet. Introduit en 2008, c’est l’article 66A de la loi sur les nouvelles technologies, qui a été cassé par la Cour suprême. Il était la cible de nombreuses campagnes en faveur de la liberté d’expression. Il punissait de trois ans de prison, toute personne qui « envoie un message électronique qui peut être vexant, menaçant, peut déranger ou ennuyer un autre individu ».

Autant de concepts subjectifs qui n’avaient pas de bases de jurisprudence suffisantes et qui ont permis des interprétations arbitraires. En septembre 2012, par exemple, une adolescente a été détenue pour avoir écrit sur son compte Facebook qu’elle ne comprenait pas pourquoi tous les commerces de la ville de Bombay avaient dû fermer en l’hommage du dirigeant de l’extrême droite locale, qui venait de décéder. La Cour suprême a estimé que cette section était trop vague et inconstitutionnelle.

L’opposition à la construction d’une nouvelle base militaire américaine dans la baie d’Oura, au nord-est de l’île principale de l’archipel formant la partie méridionale du Japon a tourné à l’affrontement avec la police hier lundi. Samedi 21 mars déjà, sur la plage de la baie d’Oura, plus de 4 000 personnes encourageaient de la voix des contestataires embarqués sur une flottille de kayaks, de canoës et de petits bateaux, louvoyant entre les Zodiac et les vedettes des gardes-côtes, pour tenter d’empêcher des blocs de béton de 4 tonnes dans la baie.

Des combattants de la NPA ont abattu un caporal du 57e bataillon d’infanterie jeudi à Makilala. Ils se sont emparé de l’arme et de la moto du militaire. Jeudi en fin d’après-midi, une groupe d’une vingtaine de guerilleros ont attaqué un poste de paramilitaires à Barangay Villaflores, dans la même province de Cotabato-Nord.