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Inde-Népal 1886

Au moins vingt ouvriers du textile ont été blessés hier matin dans un affrontement avec les forces de l’ordre sur l’autoroute Dacca-Aricha, à Savar dans la banlieue de Dacca. Près de 400 ouvriers avaient occupé l’autoroute vers 9h, bloquant la circulation durant plus d’une demi-heure à l’heure de pointe matinale. Les heurts se sont déclenchés quand les ouvriers ont refusé de quitter la route à la demande des forces de l’ordre. Celles-ci ont alors chargé la foule avec leurs matraques. Le 25 janvier dernier, les ouvriers avaient mené une action semblable pour dénoncer la fermeture de leur usine quelques jours plus tôt et exiger le paiement de leurs arriérés de salaire. Les autorités avaient alors payé certains ouvriers, promettant de régler les soldes ce mercredi à 9h. C’est quand ils ont constaté que le propriétaire ne viendrait pas au moment convenu que les ouvriers ont bloqué l’autoroute. Ils ont également brisé des vitres et détruit du mobilier dans l’usine.

Un ancien dirigeant de la Salwa Judum, milice gouvernementale anti-guérilla, a été abattu mardi dans le district de Bijapur, dans le Chhattisgarh. Bodhiram Machhi, âgé de 55 ans, a été tué alors qu’il se rendait sur son lieu de travail, un chantier de barrage proche de Bendre. Selon les autorités, il a été attaqué par une dizaine de guérilleros armés qui l’ont abattu. Son corps a été retrouvé sur place par une équipe de la police locale peu après l’incident.

A Quezon City, dans la banlieue de Manille, les autorités ont récemment mis en place un projet urbanistique qui prévoit le tracé d’une route au travers de Sitio Ran Roque, un bidonville où vivent près de 250 familles. Lundi, les équipes de démolitions sont entrées en action, soutenues par les forces de l’ordre qui ont procédé aux expulsions. Ces dernières ont tiré des gaz lacrymogène sur les habitants et les militants présents pour empêcher les évictions. Ceux-ci ont répliqué en jetant des bouteilles, des briques,… Les affrontements ont duré plus de 7 heures et ont fait une trentaine de blessés. Neuf personnes ont été placées en détention pour avoir lancé des objets sur les policiers.

Heurts à Sitio Ran Roque

Heurts à Sitio Ran Roque

Une brigade de guérilleros armés a capturé quatre membres du gouvernement local du district de Giridih (Jharkhand) samedi soir à Peo, petit village situé à proximité de Pirtand. Tous les quatre effectuaient une mission de repérage dans la région en vue de la mise en oeuvre d’un nouveau programme de développement rural. Selon la police locale, les maoïstes ont capturé les quatre fonctionnaires ainsi que leur chauffeur et les ont emmenés dans leur propre véhicule. Dimanche matin, ils ont libéré le chauffeur qui a également pu récupérer sa voiture. Il y a deux jours, des guérilleros avaient détruit le bâtiment du gouvernement local à Peo à l’explosif, laissant derrière eux des tracts mettant les fonctionnaires en garde contre l’exploitation des villageois.

Lundi matin, huit membres des forces de sécurité dépêchées dans la zone à la recherche des prisonniers ont été blessés dans l’explosion d’un IED. L’attaque a eu lieu à proximité du village de Dholkatta. Les soldats circulaient dans leur véhicule de fonction quand la bombe a explosé. Deux d’entre eux sont dans un état grave.

Un guérillero a été arrêté à l’issue d’une fusillade entre les forces de sécurité et des maoïstes dans le district de Bijapur (Chhattisgarh). Budku Hemla, 25 ans, a été capturé alors qu’il tentait de battre en retraite dans la forêt près de Gangalur tard jeudi soir. Une équipe conjointe de la CRPF et de la police locale qui menait une opération de reprise du contrôle sur cette zone a été prise pour cible par une soixantaine de maoïstes, entrainant une intense fusillade de courte durée. C’set durant la retraite des guérilleros que l’un d’eux a été pris en chasse et capturé. Un fusil automatique, des munitions et des explosifs ont été saisis en sa possession. D’après les autorités, il aurait affirmé durant son premier interrogatoire, être impliqué dans plusieurs actions de la guérilla dans la région.

L’armée gouvernementale a déclaré vendredi qu’elle procéderait à un vaste déploiement de forces pour combattre la guérilla maoïste dans la région de Caraga dans les prochaines semaines. La région de Caraga recouvre les provinces d’Agusan del Norte, d’Agusan del Sur, de Surigao del Norte, de Surigao del Sur et de Dinagat Islands. Des troupes supplémentaires seront également envoyées dans les provinces de Bukidnon , Misamis Oriental et Camiguin.

C’est ainsi que le 1er bataillon des forces spéciales qui est arrivé au siège de la 4e Division d’infanterie à Cagayan de Oro la semaine dernière, sera déployé pour Bukidnon. Dans deux semaines, le 4e bataillon de Scout Ranger arrivera dans la zone, et deux semaines plus tard encore, deux autres bataillons de l’armée et une brigade. La Force aérienne philippine a également transféré des renforts de Cagayan de Oro à Caraga.

Quelques 200 ouvriers du textile ont tenté de se réunir ce dimanche dans le parc de la Démocratie à Phnom Penh, toujours pour réclamer une augmentation du salaire minimum dans le secteur. Par ailleurs, ils entendaient également exiger la libération de 23 personnes arrêtées lors des derniers mouvements de contestation au début du mois. Les forces anti-émeute, qui avaient été averties du rassemblement, avaient dressé un cordon de sécurité pour l’empêcher. De violents affrontements ont éclaté quand les ouvriers ont essayé de passer de force à travers le barrage policier. Les policiers ont réagi à coups de matraque, essuyant ensuite des jets de pierres et de bouteilles d’eau. Au moins dix personnes ont été blessées dans chaque camp.

Cordon policier à Phnom Penh

Cordon policier à Phnom Penh

La semaine dernière, la police du Chhattisgarh a arrêté Dharmendra Chopra, un éminent homme d’affaires à proximité de l’aéroport de Raipur alors qu’il allait embarquer dans un avion vers Delhi. Son neveu, Neeraj, avait été arrêté la veille. Tous deux sont accusés de travailler aux intérêts financiers et logistiques de la guérilla maoïste dans l’état. Les autorités ont déclaré que les deux hommes avaient pour tâche de faciliter l’achat de biens de consommation des maoïstes, mais qu’ils organisaient également de gros transfers d’argent destinés à l’achat d’armes dans d’autres états. Suite à cette double arrestation, la police a affirmé avoir mis au jour un réseau urbain massif du CPI(m).

148 travailleurs de Maruti Suzuki India, dont le procès a commencé l’année dernière, croupissent en prison depuis près de 18 mois. L’ensemble des dirigeants du Syndicat des Travailleurs Maruti Suzuki et la plupart de ses membres les plus actifs ont été arrêtés par la police sur la base de listes de « suspects » fournies par la direction. Le gouvernement de l’état d’Haryana, dirigé par le Parti du Congrès, et le plus grand constructeur automobile de l’Inde ont saisi l’occasion lors d’une grève, le 18 juillet 2012, d’une altercation initiée par la direction, qui a conduit à la mort du Directeur des Ressources Humaines pour lancer une vendetta judiciaire contre les militants STMS et à purger l’usine de plus de 2.000 autres travailleurs.

Les 148 travailleurs emprisonnés font face à des accusations de meurtre par association de malfaiteurs. Huit dirigeants du STMS étant directement accusé d’avoir tué Dev. En outre, les travailleurs sont confrontés à de nombreuses autres accusations criminelles graves, de l’émeute, de voies de fait, d’avoir causé des dommages à la propriété. Maruti Suzuki a depuis accéléré la production à son usine d’assemblage de Manesar. Le gouvernement, pour sa part, déploie des dizaines de policiers à l’intérieur de l’usine chaque jour ouvré, pour intimider le personnel.

Maruti Suzuki grévistes

Maruti Suzuki grévistes

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Sept soldats ont été blessés par l’explosion d’un IED près de la ville de Makilala, dans le nord de Cotabato aujourd’hui. Il s’agissait d’un détachement du 57e bataillon d’infanterie de l’armée philippine en route pour une opération
Il a dit que les soldats ont été légèrement blessés et ont été transportés à l’hôpital de Makilala. Le détachement faisant partie d’un dispositif qui devait répondre à une menace d’attaque de la NPA contre un détachement militaire à Villaflore et une usine d’emballage de fruits de la société Dole.