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Inde-Népal 1890

Dans le cadre d’une visite officielle au Bihar, le secrétaire d’état R.K. Singh à annoncé le renforcement de l’aide de son gouvernement dans la lutte contre les maoïstes dans l’état. Le gouvernement central à décidé de fournir un hélicoptère ainsi qu’un bataillon supplémentaires de forces paramilitaires au Bihar. Singh à déclaré que cela aiderait l’état à déclencher davantage d’opérations de ratissage contre les guérilleros et que tous les coûts de celles-ci seraient pris en charge par son gouvernement.

La chef du gouvernement du Bengale occidental Mamata Banerjee a annoncé son intention de déclencher de nouvelles opérations contre les guérilleros maoïstes. Cette décision intervient après l’assassinat d’un membre du parti du Congrès dans le district de Purulia, que rien ne permet cependant de relier à la guérilla. La police a déclaré avoir ouvert une enquête, et personne n’a revendiqué l’action. Les opérations à venir seront menées conjointement par les forces paramilitaires et la police du Bengale occidental. Celle-ci viseront également les bases urbaines de guérilleros à Calcutta. Banerjee a également déclaré qu’elle soupçonne les maoïstes d’être soutenus par des forces étrangères ne pouvant pas tolérer ‘le succès économique indien’ et réfléchir aux moyens à mettre en oeuvre pour les contrer.

Dans le Chhatisgarh, et plus précisément dans le district du Bastar, 2500 soldats viennent de s’installer pour suivre une formation à la lutte dans la jungle et à la contre-guérilla. Ceux-ci forment le second contingent de l’armée à suivre cette formation, le premier vient de terminer un cycle entamé au mois d’août. Un des formateurs a déclaré qu’en plus de l’entraînement physique, au terme de la formation, les soldats auraient un énorme avantage psychologique sur les guérilleros. Bien que ces soldats soient uniquement présents pour s’entraîner, les autorités espèrent que leur présence mettra la pression sur les maoïstes qui contrôlent pratiquement totalement la région. Elle pense en outre que ce camp d’entraînement va attirer les attaques de guérilleros et a donc renforcer la présence policière. Des milliers d’hommes ont été déployés dans le district.

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Ayant reçu un renseignement selon lequel les maoïstes avaient planifié un grand meeting dans la région de Malkangiri (Orissa), les autorités ont déclenché en fin de semaine dernière une opération de ratissage à grande échelle. Près de 200 hommes de la force Greyhound, transportés en hélicoptère pour la première fois, ont été déployés durant cinq jours dans la région frontalière entre l’Orissa et l’Andhra Pradesh. D’habitude, les hommes se déplacent par voie routière en équipe de 20 à 25 hommes. Les soldats ont clôturé leur mission ce lundi, sans résultat concret. En effet, la grande réunion tenue par les guérilleros était terminée lorsqu’ils ont pénétré dans la zone. Ils recherchaient notamment Ramakrishna, un dirigeant maoïste haut placé que les autorités suspectaient d’y être présent. Elles ont néanmoins déclaré avoir maintenant la certitude de la présence de plusieurs dirigeants dans la zone. Une centaine d’hommes sont toujours stationnés dans la région dans le but de poursuivre l’opération de ratissage à moindre échelle.

Hélicoptère pour la force Greyhound

Hélicoptère pour la force Greyhound

Hier, la police de Chintapalli (Andhra Pradesh) a arrêté six membres d’un comité de sympathisants du CPI(Maoïste). Elle les accuse d’avoir pris part aux actions du 10 octobre dernier au cours desquelles un groupe de 25 militants est suspecté d’avoir coupé des arbres pour les disposer sur la route afin d’en bloquer la circulation. Tous les six sont de petits agriculteurs de Vantalamamidi, village du district de Vishakhapatnam (Andhra Pradesh) et la police affirme qu’ils soutenaient les maoïstes en distribuant des tracts, en collant des affiches et en nourrissant et en abritant des guérilleros.

Samedi, au cours d’une opération de ratissage, une brigade du Special Operation Group (SOG) a découvert une mine le long d’une route forestière du district de l’Orissa. Les forces de sécurité ont également mis au jour une grosse quantité d’explosifs. Tout ce matériel, suspecté d’avoir été installé par les maoïstes, a pu être détecté grâce à des appareils sophistiqués. En plus de la puissante mine, la brigade a trouvé quinze mètres de fil électrique, dix kilos d’explosifs, deux détonateurs et deux batteries. L’opération de ratissage a immédiatement été intensifiée pour tenter de trouver si d’autres explosifs avaient été dissimulés par les guérilleros.

Aujourd’hui, dans une opération similaire mais dans le Jharkhand, les forces de sécurité ont découvert une mine terrestre contenant 65 kilos d’explosifs. Celle-ci avait été déposée le long d’une route à 55 kilomètres de Ranchi, la capitale de l’état. Les autorités du Jharkhand ont également annoncé ce dimanche avoir arrêté Akshoya, alias Vinod Singh, un membre haut placé du CPI(Maoïste) de la région qu’elles accusent d’avoir été la tête pensante d’une action le 3 mai dernier au cours de laquelle onze policiers avaient été tués. Il était également recherché dans le cadre de onze autres affaires, notamment pour incendie criminelle et extorsion. Un revolver, un pistolet, quatre balles et de la documentations maoïste lui ont été saisis au moment de son arrestation.

Une manifestation rassemblant plusieurs centaines de personnes s’est déroulée mercredi soir à Huzhou, dans l’est de la Chine. Les manifestants protestaient contre le doublement d’une taxe professionnelle dans le domaine de la confection, taxe exigée par le gouvernement local de manière discriminatoire. Les manifestants se sont rendus devant le siège du gouvernement local, après avoir bloqué une route nationale, renversé plus de cent voitures et incendié un bus. La police a été déployée en nombre pour contenir la foule. Selon certains témoins sur place, la police aurait interpellé plus de mille personnes après avoir appelé en renfort les forces de l’ordre de trois villes voisines. Les heurts qui s’en sont suivis auraient fait entre trois et huit morts. En outre, plusieurs agents de police ont été blessés et une dizaine de manifestants ont dû être hospitalisés après avoir été renversé par une voiture.

Emeutes en Chine

Emeutes en Chine

Au moins quatre combattants présumés de la NPA ont été tués dans des accrochages avec l’armée gouvernementale, dans la province de Cagayan, au nord des Philippines, jeudi. C’est aux environs de 05H00 heure locale que les soldats du 17ème bataillon d’infanterie ont croisé une unité de la guérilla dans le village de San Miguel, près de la ville de Baggao. Les combats ont duré longtemps. Les militaires ont récupérés sur les lieux des combats les corps de quatre guérilleros ainsi qu’une certaine quantité d’armes et de documents appartenant aux maoïstes.

Par ailleurs, une task force de la police et de l’armée a capturé trois étudiants de la Polytechnic University of the Philippines, accusés d’être de jeunes membres de la NPA, dans les environs de la ville de Tanay (province de Rizal). Les trois étudiants étaient armés d’un fusil d’assaut M16, d’un fusil à pompe cal.12, et d’un lance-grenade M-203.

Suspectant la présence de guérilleros en provenance du Chhattisgarh et du Jharkhand qui se seraient réfugiés dans l’Orissa, les autorités ont intensifié leurs opérations de ratissage dans les districts de Ganjam, Gajapati et Kandhamal. La force d’élite CoBRA, la CRPF, l’India Reserve Battalion, le Special Operation Group et les forces de police locales ont été déployées pour expulser les guérilleros de ces zones. Les maoïstes sont suspectés de camper dans ces trois districts alors qu’une vaste offensive policière a été déclenchée dans les deux états précités. La police craint également qu’ils soient en train de projeter une campagne d’actions dans l’Orissa. Elle a en effet récemment découvert et saisi une énorme quantité d’explosifs dans le district de Kandhamal et détruit un campement de guérilléros dans le district de Gajapati.

D’autre part, les autorités ont affirmé avoir capturé trois maoïstes et saisi des armes ce lundi dans le district de Bokaro. Ayant été renseignées, les forces de sécurité ont arrêté un guérillero dans la jungle et celui-ci les auraient guidé jusqu’à sa planque, où se trouvaient deux de ses camarades et trois fusils. Toujours lundi, mais dans le district de Rohtas (Bihar), les autorités ont annoncé avoir arrêté sept guérilleros. Dimanche, la police locale et un bataillon CoBRA ont effectué une descente sous un pont en construction sur le fleuve Sone. Le commandant maoïste Sudarashan Ram – alias Firoj – a été arrêté avec quatre de ses camarades. Ils étaient recherchés dans le cadre d’une enquête sur le meurtre d’un officier de police, ainsi que d’une douzaine d’autres affaires. Des armes traditionnelles, des cartouches et quatre téléphones portables leur ont été saisis. Dans un raid distincts, deux guérilleros ont été arrêté dans la région de Chutia, dans le district de Rohtas. Enfin, un homme originaire du Bihar a été arrêté lundi dans le district de Hazaribagh. La police l’accuse d’avoir mis en place un réseau pour fournir des armes au maoïstes.

Hier, B.K. Ponwar, ancien chef de l’armée indienne de contre-insurrection a mis en avant les nouvelles nécessité de la contre-guérilla dans les zones contrôlées par les maoïstes. Ponwar est actuellement directeur du Counter Terrorism and Jungle Warfare Collecge créé en 2005 par le gouvernement du Chhattisgarh pour former les policiers à combattre les guérilleros comme des guérilleros. Hier, il a déclaré que l’Inde devait construire un nouveau réseau routier exclusivement destiné aux déplacements des forces de sécurité dans les zones dominées par la guérilla.

‘Les routes à l’intérieur des régions touchées par l’insurrection utilisées par les civils et la police sont criblées de mines et les guérilleros y ont déposé des IED à peu près partout. Donc, un réseau routier neuf doit être mis en place dans les terrains difficiles et celui-ci doit être placé sous surveillance constante. Ces routes doivent être établies pour mettre en oeuvre une réoccupation des régions occupées, et c’est la meilleure manière de pénétrer dans les bastions des guérilleros. Ces routes réservées aux forces de sécurité leur permettront de se déplacer plus rapidement dans les zones de combat et de frapper fort’.