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Inde-Népal 1886

Au début du mois, la guérilla de la NPA a mené plusieurs opérations spectaculaires comme l’attaque du commissariat de la ville de Trento  (Agusan del Sur) et l’enlèvement du maire de Lingig et de ses deux gardes du corps. La guérilla vont faire passer en jugement ce politicien actif dans les opérations de contre-guérilla, et qui entretient une armée privée. Une unité du 75e bataillon d’infanterie qui participait aux opérations de ratissage qui ont suivi cet enlèvement a été victime d’une mine placée par la NPA (un tué et six blessé) à Sitio Mahayahay, Brgy. Pinagbakatan, (Surigao del Sur). Dans les opération de ratissage, les forces du 67e bataillon d’infanterie ont arrêté une membre du service médical de la guérilla, Lyka Navarro. Ils ont aussi mis la main sur un dépot de la NPA (une vingtaine de fusils automatiques, des médicaments, des radios, du matériel politique)

Samedi, un combat a opposé une colonne de la guérilla dans le village d’ Abejod (Mindanao) deux jeunes femmes de la guérilla ont été capturées par les soldats de la 10e division d’infanterie. Ce dimache, la guérilla a attaqué le commissariat de la ville de Mobo. Les policiers, qui comptent trois blessés, retranchés dans le bâtiment, se sont défendus et la bataille a duré jusqu’à l’arrivée de l’armée. Les guérilleros sont alors sorti de la ville et sont rentrés dans la jungle. Plusieurs embuscade à l’IED ont eu lieu. Un soldat a été blessé dans une explosion dans le village de Tugbo (Masbate). Un autre à Masbate City lorsqu’un IED a explosé au passage d’un convoi militaire. Un soldat a été tué et d’autre blessé lors de l’explosion d’un IED au passage d’un camion transportant des hommes du 9e bataillon d’infanterie.

Sept guérilleros appartenant au PLFI (People’s Liberation Front of India) ont été arrêtés ce dimanche dans le village de Majhilatoli dans le Jharkhand. Les forces de sécurité ont également saisi un fusil, trois revolvers, cinq chargeurs de 9mm, des cartouches, une robe et du papier à en-tête du PLFI, neuf téléphones portables et onze cartes SIM. Les sept hommes se sont fait prendre alors qu’ils collaient des affiches de propagande maoïste

Vendredi, trois guérilleros présumés dont deux femmes ont été arrêtés alors qu’ils quittaient la ville de Rourkela, dans le district de Sundergarh (Orissa). Dans leur véhicule, les forces de sécurité ont saisi quelques téléphones portables, des armes, des munitions et environ 7.300.000 roupies (110.000€) en liquide. L’homme a été identifié comme étant Prasanta, alias Shiv Munda. Agé de 25 ans, il est membre du Dakshin Chhota Nagpur Zonal Committee, une organisation de front du CPI(M) basée dans l’Orissa et est suspecté par les autorités d’être impliqué dans une quinzaine d’affaires d’extorsion, de pillage et d’agressions.

Il y a un mois, de violentes manifestations avaient secoué la province du Guizhou dans le sud du pays. Celles-ci avaient été déclenchées suite à l’assassinat d’un vendeur ambulant par trois agents de la police urbaine. Ce jeudi, une femme qui avait mal garé son vélo a été violemment brutalisée par un policier local alors qu’il tentait de saisir la bicyclette. Des milliers de personnes se sont rassemblées vers 17h devant le siège du gouvernement du district pour dénoncer l’attitude des forces de l’ordre. Elles ont bloqué les principales rues e la ville et ont renversé la voiture du policier mis en cause. Dix véhicules ont également été endommagés et cinq autres brûlés. La police s’est déployée pour disperser les manifestants, entrainant des affrontements qui ont duré jusque 3h du matin. Selon les autorités, une dizaine de policiers et du personnel de la sécurité ont été blessés.

Les forces de sécurité ont procédé à sept arrestations dans le cadre de deux opérations de ratissage distinctes lundi et mardi. Les sept personnes sont toutes suspectées, à des degrés divers, de participer à la guérilla maoïste dans l’Orissa. Lundi, cinq guérilleros présumés, dont deux femmes, ont été arrêtés dans le village de Madikeda. Les autorités les accusent d’être responsables d’un meurtre qui a eu lieu dans ce même village le 4 août dernier. Lors de cette descente, les forces de sécurité ont également découvert et saisi une grande quantité de matériel explosif, des batteries et du fil pour la fabrication d’IED ainsi que du matériel de propagande maoïste. Mardi, la police a arrêté deux personnes qu’elle suspecte d’entretenir des liens avec la guérilla. Elle leur a également saisi, entre autres, un pistolet, un revolver, six chargeurs, quatre bombes opérationnelles et un uniforme maoïste. Une enquête a été ouverte par les autorités pour déterminer les activités précises de ces deux personnes.

Hier, des milliers de paysans ont bloqué la route reliant Bombay à Pune pour s’opposer au projet gouvernemental de dérivation de l’eau depuis un barrage local vers les usines de la région. Ce détournement entrainerait, après la construction du pipeline à travers les terres agricoles, une pénurie d’eau tant pour l’agriculture que pour la consommation. Depuis plusieurs années, les ruraux indiens s’opposent aux tentatives du gouvernement de s’emparer de leurs terres pour l’industrie et l’infrastructure de capitalistes étrangers. Hier, à l’issue d’une réunion d’information, les paysans en colère ont décidé de mener une action et ont formé un barrage humain sur l’autoroute. Les forces de sécurité ont violemment réagit, faisant feu sur la foule et tuant trois paysans.

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Le gouvernement de l’Andhra Pradesh a prolongé d’une année supplémentaire ce mardi l’interdiction du CPI(M) et de ses six organisations de front. La précédente interdiction devait devenir caduque le 16 août prochain, et les autorités ont donc anticipé l’expiration de la directive contenue dans l’Andhra Pradesh Public Security Act. En 2004, les autorités avaient levé l’interdiction qui pesait sur le PWG (People’s War Group, devenu CPI(Maoïste) après sa fusion avec le MCC fin 2004), mais celle-ci avait été réimposée dès le 17 août 2005 et perdure depuis.

Les forces de sécurité du Bihar ont déclenché ce samedi l’opération ‘Vishwas’. Celle-ci sera menée conjointement avec et dans les deux états voisins, l’Uttar Pradesh et le Jharkhand dans plusieurs zones actuellement sous contrôle maoïste. L’opération rassemble des hommes de la SFT (Special Task Force), le bataillon Cobra de la CRPF ainsi que des unités policières de chaque état. Elles seront également soutenues par l’assistance d’un hélicoptère, notamment pour les actions menées dans les zones densément forestières. Cette campagne de contre-guérilla a pour objectif de ratisser une vaste zone s’étendant des districts de Kaimur et Rohtas (Bihar) aux districts de Palamau (Jharkhand) et de Robertsganj (Uttar Pradesh) et de la libérer de toute présence de la guérilla.

Dans l’Orissa, la contre-guérilla va également s’intensifier dans les prochaines semaines. En effet, depuis ce matin, les forces de sécurité de l’état disposent d’un hélicoptère MI 172 pouvant transporter jusqu’à 26 personnes pour combattre les maoïstes. L’engin a atterri ce dimanche dans la capitale et est le premier hélicoptère mis à disposition d’un état pour la contre-guérilla. Il a été fourni par le gouvernement central qui prendra en charge tous les coûts liés aux opérations. Cela faisais plusieurs mois que les autorités de l’Orissa réclamait un véhicule de ce type pour mener leurs opérations contre les maoïstes. Ceux-ci sont présents dans une quinzaine de districts de l’état et l’hélicoptère y sera envoyé suivant les besoins.

Dans la nuit de jeudi à vendredi, une cinquantaine de guérilleros a effectué une opération sur un chantier ferroviaire du district de West Singhbhum (Jharkhand). Ils y ont mis le feu à sept véhicules. Trois dumpers, un rouleau compresseur et trois pelles hydrauliques automotrices ont été incendiées par les maoïstes qui continuent à s’opposer aux travaux des multinationales dans la région.

Ce matin, des affiches de diverses organisations exigeant la libération des dirigeants maoïstes actuellement incarcérés recouvraient les murs de différents quartiers de Kolkata. Celles-ci réclamaient également des sanctions strictes à l’encontre des officiers de police impliqués dans les atrocités infligées aux tribaux des zones occupées par les maoïstes. Dès la découverte de ces affiches, les autorités ont déclenché une opération de nettoyage urbain, et ont affirmé que tous les posters avaient pu être décollés.

Affiches pour la libération des prisonniers maoïstes

Affiches pour la libération des prisonniers maoïstes

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