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Inde-Népal 1890

Le 3 décembre 2010, le procureur du tribunal du district central de Séoul a requis des peines allant de 5 à 7 ans de prison contre Oh sei-chull, Yang Hyo-seok, Yang Joon-seok, Choi Young-ik, Park Joon-seon, Jeong Won-hyung et Oh Min-gyu, tous membres de la Socialist Workers Alliance de Corée (SWLK). Ils sont été inculpés en vertu de la Loi pour la sécurité nationale, adoptée par la Corée du Sud en 1948 et qui prévoit théoriquement la peine de mort pour les activités «en faveur du Nord ». Leur mise en accusation résulte de leur intervention dans de nombreuses grèves et de nombreux mouvements depuis 2007.

Cet événement se produit dans le contexte d’un tournant à droite du
gouvernement sud-coréen du président Lee Myong Bak depuis qu’il a pris ses fonctions au début de 2008, comme en témoigne l’écrasement de la grève de Ssangyong en 2009. Il faut souligner que des tracts de la SWLK qui avaient été distribués pendant la grève de Ssangyong ont servi de preuves clés dans ce procès.

Les procureurs ont tenté d’inculper les membres de la SWLK à plusieurs reprises depuis 2008, et jusqu’alors leurs tentatives avaient échoué à chaque fois. Les proches des inculpes appellent à une campagne de protestations par e-mail au juge Hyung Kim Doo du tribunal du district central de Séoul aidera à réduire ou annuler les peines de ces militants, lorsque le verdict final sera rendu le 27 janvier. Le juge Kim doit prendre connaissance de votre opinion sur ce procès et sur ce « délit d’opinion ». Pour ce faire, vous pouvez écrire avec vos propres mots à swlk@jinbo.net avant le lundi 17 janvier 2011.

Au moins neuf guérilleros ont été abattus par la police tôt ce matin dans le district de Rayagada (Orissa). La fusillade a eu lieu après que les forces de sécurité aient mené un raid dans la zone. Elle avait été informée de la présence des maoïstes dans cette région forestière et montagneuse. Les corps de neuf guérilleros ont été retrouvé sur place, ainsi que des armes et du matériel explosif dans ce qui semblerait avoir été un camp. Des forces additionnelles ont été envoyés afin d’entreprendre une opération de ratissage de grande envergure et intensifier les patrouilles.

Sudhir Dhawale, militant Dalit et rédacteur en chef du magasine Vidrohi a été arrêté ce lundi dans le Maharashtra. Il est accusé de sédition en vertu du Unlawful Activities Prevention Act. Les autorités l’accusent d’avoir récolté des fonds pour des actes terroristes, d’être un membre d’une organisation terroriste et de fournir son soutien à une organisation terroriste. Dhawale est un des membres fondateurs du Republican Panther Jaatiya Antachi Chalwal, un mouvement pour la suppression des castes créé en 2007. L’officier de police en charge de l’affaire a déclaré que l’on l’avait informé que l’ordinateur de Dhawale contenait de la littérature naxalite. Après l’arrestation du militant, les forces de sécurité ont perquisitionné son domicile durant plus de trois heures, mais aucune information n’a été transmise à ce sujet. Cette arrestation fait suite à la demande faite par le premier ministre Chidambaram à la police afin qu’elle reprenne de plus belle l’offensive contre les naxalites dans l’état du Maharashtra.

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Les autorités ont annoncé aujourd’hui avoir arrêté Tirso Alcantara (alias Ka, ou camarade Bart), membre du Bureau politique du Parti Communiste des Philippines et commandant en charge de la NPA. Cette arrestation intervient quelques heures après la fin de la ‘trêve de Noël’ qui a duré 18 jours. Selon le chef de l’armée, Ka Bart a été capturé à Lucena City, au sud de Manille alors qu’il tentait de dégainer son arme. Blessé au cours de son arrestation, il a été transféré dans l’établissement médical du camp de l’armée Fort Bonifacio à Manille. Il s’agit du plus haut responsable maoïste arrêté depuis quatre ans. Alcantara était impliqué dans la reprise des négociations, prévue en février à Oslo et que son arrestation compromet.

Cinq guérilleros maoïstes, dont quatre femmes, ont été tués au cours d’une fusillade dans le district de Jajpur (Orissa) ce dimanche. Le Special Operation Group (SOG) et la police de l’état effectuaient une opération de ratissage dans une région forestière du district lorsqu’ils sont tombés sur un groupe de guérilleros. S’en est suivi une fusillade longue de six heures. Cinq corps ont été retrouvés sur les lieux alors que les autorités affirment qu’il n’y a aucun blessé du côté des forces de sécurité. Celles-ci ont également saisi douze fusils, des munitions, des affiches maoïstes et des brochures. La forêt a immédiatement été ratissée pour tenter de retrouver les guérilleros qui avaient pu s’échapper, mais aucun d’eux n’a pu être pris.

Des membres de la COBRA et de la CRPF ont déclenché une vaste opération de ratissage dans la région la forêt de Dekai (Purulia, Bengale occidental) hier matin. Une fusillade a éclaté dès leur arrivée devant un camp de la guérilla maoïste. Un membre de la CRPF est décédé tandis que quatre autres ont été blessés par balles. Selon certaines sources non confirmées, il y aurait également eu une violente explosion durant le combat. La police locale a également affirmé que des guérilleros avaient été blessés, mais aucun corps n’a été retrouvé sur les lieux. A Calcutta, le ministre délégué de l’état a immédiatement annoncé une intensification des actions de contre-guérilla dans le district de Purulia.

En outre, quatre membres de la CISF (Central Industrial Security Force) ont été blessés vendredi après que leur bus soit tombé dans une embuscade maoïste dans le district de Giridih (Jharkhand). Les guérilleros auraient attaqué à l’arme lourde le bus qui les ramenaient d’une mission de surveillance et de protection de fonctionnaires dans le cadre d’élections régionales. Une opération de ratissage de la police d’état et de la CISF est toujours en cours afin de retrouver les responsables de l’attaque.

En mai 2009, le pédiatre et par ailleurs militant pour les droits humains des tribaux et vice-président de la People’s Union of Civil Liberties Binayak Sen était libéré sous caution par les autorités dans l’attente de son procès. Il avait été arrêté en mai 2007 en vertu du CSPSA (Chhattisgarh Special Public Security Act), accusé d’avoir agi en tant que coursier entre le dirigeant maoïste emprisonné Sanyal et l’homme d’affaire Piyush Gutia. (cf notre Page Spéciale). Ces deux derniers sont toujours actuellement incarcérés, mais Sen était libre sous caution en raison de son état de santé. Ce vendredi, ils ont tous les trois été condamnés à la prison à perpétuité dans le cadre de cette affaire. Ils ont été reconnu coupable de ‘sédition’ et de ‘complot’ en vertu du Code Pénal, du CSPSA et du PUAA (Prevention of Unlawful Activities Act). Condamnés à la perpétuité par le Code Pénal, ils écopent également de diverses peines et amendes en vertu du CSPSA et du PUAA. Les avocats ont rappelés qu’aucune preuve n’avait été présentée durant le procès pour soutenir l’accusation de sédition et de complot contre l’état. Ils ont d’ores et déjà annoncé leur intention d’interjeter appel de cette décision.

Binayak Sen

Binayak Sen

Hier, nous rapportions l’information selon laquelle deux membres de la guérilla maoïste avaient été tué au cours d’une opération de ratissage menée par les forces de sécurité dans le Jharkhand durant le week-end. Aujourd’hui le commandant Samerjee a démenti cette information. Par un coup de fil, il a contacté la presse afin de signaler que les affirmations de la police concernant le décès de deux guérilleros étaient fausses. Il a également ajouté que les forces de sécurité n’avaient détruit aucun camp d’entraînement maoïste dans sa zone, contrairement à ce qui a été annoncé par les autorités.

Depuis plusieurs jours, les offensives des forces de sécurité dans les zones occupées par les maoïstes ont redoublé de vigueur. Hier, un commando de la CRPF effectuant une opération de ratissage a entraîné une fusillade dans le district de West Singhbhum (Jharkhand) lorsqu’il s’est retrouvé face à face avec un groupe de guérilleros. Selon la police, deux membres de la CRPF ont été blessés et deux maoïstes tués. Néanmoins, leurs corps n’ont pas été retrouvé. Un peu plus tôt durant même ce ratissage, le commando avait déjà détruit un camp d’entraînement abandonné par la guérilla et y avait saisi deux bombes pesant chacune entre vingt et trente kilos, et une grande quantité de documentation maoïste.

Ce matin, trois maoïstes ont été arrêtés lors d’un raid des forces de sécurité dans les forêts à la frontière de l’Orissa et du Bengale occidental. Elles sont parvenues à détruire totalement un camp géré par les guérilleros. Les deux dirigeants présents sur place sont parvenus à leur échapper, mais trois de leurs adjoints ont été appréhendés. Après avoir minutieusement fouillé la zone, elles ont également retrouvé trois fusils, 14 chargeurs et 21 bâtons de gélatine.

Ce matin, à un kilomètre du lieu où s’est déroulée la fusillade d’hier ayant fait trois morts dans le camp de la guérilla maoïste, une nouvelle confrontation a opposé les forces de sécurité et les maoïstes. Des membres de l’unité Greyhounds de la police qui effectuait une opération de ratissage dans la zone sont tombés sur un groupe de militants de la People’s Liberation Guerilla Army. Le combat a duré une vingtaine de minutes avant que les guérilleros ne fassent retraite, laissant derrière eux le corps d’une femme tuée par la police, allongée à côté de son fusil .303. Ce décès porte à quatre le nombre de guérilleros tués en deux jours, alors que les guérilleros ont intensifié leurs activités ces dernières semaines dans la zone.