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Inde-Népal 1886

Une cinquantaine de personnes ont été blessées dans des heurts lundi dans une usine à capitaux taïwanais de l’est de la Chine dont les quelque 2.000 employés s’étaient mis en grève pour réclamer de meilleurs salaires et conditions de travail. Une cinquantaine d’employés de KOK, spécialisé dans les pièces en caoutchouc pour voitures notamment, ont été blessés, dont cinq grièvement, dans des affrontements avec des gardes de sécurité locaux qui tentaient de les empêcher de manifester dans la rue, à Kunshan, une ville de la province du Jiangsu.

Répression de grevistes en Chine

Répression de grevistes en Chine

Trois jeunes filles âgées de 14 à 18 ans ont fui leur village situé dans le district du Dantewada (Chhattisgarh) après avoir été agressées sexuellement par les SPO (Special Police Officer) de la police du Chhattisgarh le 22 mai dernier. ‘Nous ne pouvons pas rentrer à Mukram, car s’ils nous retrouvent, ils ont dit qu’ils nous découperaient en morceau et nous enterreraient dans du ciment et que personne ne nous retrouverait jamais’.

Situé au coeur du territoire occupé par les maoïstes, Mukarm se trouve au bord de la seule route qui relie les camps de police isolés de Jagargunda, Chintalnar, Chintagupha et Polampalli à l’autoroute 221. Alors que la route est ouverte au trafic civil, l’approvisionnement pour les camps de police est envoyé tous les quelques mois dans des convois lourdement escortés. Les 76 membres des forces de sécurité tués le 6 avril dernier dans une embuscade maoïste l’ont été à 4 km du village. Le 29 mai, quatre hommes avaient été enlevés par des soldats ouvrant la voie à un convoi.

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Selon des sources haut placées, le Ministère de l’Intérieur indien a préparé un document exposant dans les grandes lignes différentes options face à l’escalade de l’insurrection maoïste dans le Chhattisgarh ainsi que dans d’autres parties du pays. Une des propositions constitue à faire intervenir directement l’armée et la force aérienne pour s’attaquer au « problème naxalite ». La semaine dernière, le Ministre de la Défense a rencontré les trois chefs des services de sécurité pour évoquer la situation et leur a demandé leur point de vue sur la possibilité d’élargir le rôle des forces armées dans les opérations de contre-insurrection. Actuellement, l’armée assure l’entraînement des forces de police de l’Etat et du Centre, alors que la force aérienne fourni un soutien logistique au transport des troupes et du matériel. Certaines sources ont déclaré que l’armée et la force aérienne hésitent à jouer un plus grand rôle sur le terrain, craignant des dommages collatéraux. De plus, la présence de soldats dans les régions civiles pourrait entraîner un plus grand sentiment d’isolement parmi la population. Avec les maoïstes qui ont la sympathie des tribaux, l’inquiétude est que le mouvement de mettre des bottines militaires dans ces régions élargisse le fossé entre le gouvernement et les sections des gens dans les régions où même les infrastructures de base sont gravement insuffisantes. Un autre facteur est que toute action de contre-insurrection par les forces armées pourrait attirer une plus grande attention des organisations non-gouvernementales et d’autres militants, en parallèle avec la crainte que le dommage vis à vis du tissu social puisse être plus grave. La Ministère de la Défense continue à maintenir que la tâche de s’occuper des naxalites appartient à la police d’Etat, celle-ci étant mieux équipée pour agir sur ce terrain et dans ces conditions. Le Ministère de l’Intérieur a d’ores et déjà augmenté les capacités de la police, tant grâce à une formation spécifique pour combattre les guérilleros que par l’envoi de bataillons de la CRPF. Néanmoins, il continue à soutenir que le rôle de l’armée et de la force aérienne pourrait être augmenté, surtout depuis l’attaque contre les troupes de la CRPF dans le Dantewada en avril, et le déraillement récent du train reliant Calcutta et Mumbai qu’il continue à attribuer aux maoïstes malgré le fait qu’ils aient rejeté toute responsabilité lors de cet incident. Une décision définitive devrait intervenir prochainement.

La police judiciaire du Bengale occidental a arrêté mardi un dirigeant du Comité Populaire contre des Atrocités de la Police (PCPA), Sameer Mahato, pour sa participation présumée au déraillement de l’Express de Gyaneshwari près de Jhargram, le 28 mai dernier. Plus tôt, la police du Bengale occidental et les commandos de la Force d’Action Spéciale d’élite (SAF) avait arrêté quatre membres présumés du PCPA, Manoranjan Mahto, Rakal Barik, Rabindra Mahto et Bhonomali Mahato, pour le même motif. Rappelons que les maoïstes ont déclaré être étrangers à ce déraillement.

Cinq IED ont été découverts lors d’une opération menée par les forces de sécurité dans les collines de Badarmara. Elles y avaient été cachées, selon la police, dans cette zone forestière par les guérilleros maoïstes. Quatre boîtes contenant chacune un IED de 60 kg et un bidon dans lequel se trouvait 20 kg de matériel explosif ont été déterrés par les soldats et délivrés à la police. Au cours de la semaine dernière, les forces de sécurité ont saisi 306 kg d’IED dans le ‘corridor rouge’ ainsi que dans le Jammu et au Cachemire.

Invitée à prendre la parole lors d’une conférence sur le thème ‘La guerre contre le peuple’ ce mercredi, la militante et écrivain Arundhati Roy a une nouvelle fois exprimé son rejet de la politique gouvernementale indienne. Elle a affirmé qu’actuellement en Inde, il y a un large spectre de résistance, qui inclut le mouvement maoïste, qui se pose de sérieuses questions à propos de la démocratie et de la civilisation en Inde. ‘L’Etat, en poursuivant son agenda économique, a déchaîné une violence sous forme de guerre contre ses propres citoyens en les déplaçant par millions et en leur enlevant leurs ressources. Ce totalitarisme économique ne peut réussir qu’à travers un Etat armé. La classe moyenne et les médias se battent pour un Etat armé’. Selon elle, le gouvernement a besoin de cette guerre pour justifier ses actions violentes pour saisir les terres et que les multinationales puissent les exploiter. Et pour mener cette guerre, il doit avoir un ennemi. Il a désigné les maoïstes qui s’opposent, comme les tribaux, aux manoeuvres de privatisation de la terre. Les problèmes existent parce que les réformes terriennes n’ont pas été mises en place. La population sait que si elle ne résiste pas, elle n’ira nulle part. Pour conclure, et suite à la proposition de cessez-le-feu du Ministre de l’Intérieur envers les maoïstes, elle a exigé que le gouvernement ait une politique claire de non-aggression contre son peuple et qu’il n’était pas question que les maoïstes abandonnent la résistance, vu que cela signifierait la reddition, ce qui n’est pas la bonne manière de faire.

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Vers 7h ce matin, une violente fusillade a opposé trente guérilleros de la NPA et une unité de police dans un village de la province de Zambales. Le porte-parole de la police a affirmé que trois rebelles ont été tués et qu’un officier a été blessé. Selon lui, la police aurait saisi des munitions, des réserves alimentaires ainsi que des documents de la NPA. Des troupes supplémentaires ont été envoyées dans la région pour poursuivre les opérations de contre-insurrection.

Suite au déraillement de train de vendredi dernier, que le gouvernement attribue toujours aux guérilleros maoïstes alors que ceux-ci ont publié un démenti, le Ministre de l’Intérieur P. Chidambaram leur a fait parvenir par l’intermédiaire d’un envoyé spécial une ‘feuille de route détaillée’ pour initier une négociation. Dans cette lettre, il demande que les maoïstes arrêtent toute activité violente durant 72 heures, après lesquelles les forces de sécurité stopperont les opérations contre eux. Il affirme qu’ensuite, le gouvernement consultera les ministres en chef des états concernés pour inviter les maoïstes à tenir un dialogue pour la paix. Enfin, il déclare que ce processus sera mis en place dès que les guérilleros annonceront une date pour le cessez-le-feu et auront « renoncé à la violence ». C’est la première fois dans ce conflit que le gouvernement propose un cessez-le-feu mutuel. Dans un discours prononcé ce 1er juin, le Premier Ministre à quant à lui réaffirmé sa volonté de lutter contre la violence maoïste, affirmant que son gouvernement combattrait le terrorisme « de la racine à la pointe ».

Une unité de l’armée philippine a été prise dimanche dans une embuscade tendue par les combattants de la NPA dans la ville Presentacion dans la province de Camarines Sur, à 250 kilomètres de Manille. L’embuscade à la grenade et à l’arme automatique a eu lieu tandis que les troupes gouvernementales poursuivaient un groupe de guérilleros qui avaient plus tôt tué un soldat. Des troupes supplémentaires ont été déployées dans le secteur.

Ce samedi, et suite aux révélations faites dans les médias de leur implication dans le déraillement d’un train reliant Calcutta à Mumbai, le CPI (Maoïste) et le PCPA ont publié un communiqué, dans lequel ils nient toute responsabilité dans l’accident. Dans ce document, les maoïstes affirment: ‘Nous ne sommes d’aucune manière impliqué dans cet incident. Nous n’avons engendré aucune explosion sur la ligne ferroviaire. Tuer des personnes innocentes en sabotant des lignes de chemin de fer ne fait pas partie de notre programme. Quelle que soit l’action que nous menons, il y a toujours une raison spécifique qui la sous-tend. Nous reconnaissons également notre responsabilité pour ça. Quand nous commettons des erreurs, nous l’admettons. Cependant, on fait reposer sur nous la responsabilité d’un incident dans lequel nous ne sommes aucunement impliqués’. Les maoïstes condamnent cet accident et exigent qu’une enquête soit menée, affirmant que cet acte mérite une condamnation univoque. Enfin, ils dénoncent le fait que dès qu’il se passe ce type de chose en Inde, on leur en impute la responsabilité. Dernièrement encore, un accident de train dans le Bihar leur a été attribué. Après enquête, il s’est avéré que l’accident avait été causé par une erreur des chemins de fer.

De son côté, le PCPA réfute aussi toute implication. Son dirigeant a affirmé que les responsables avaient écrit des affiches en leur nom pour qu’ils se fassent accuser, mais qu’ils n’étaient aucunement responsables de ce déraillement.

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