Secours Rouge

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Les étudiants du campus de Westville de l’Université du KwaZulu-Natal se sont insurgés, mardi, après deux jours de manifestation. Ils ont jeté des chaises et des pierres sur des véhicules et se sont affrontés à la sécurité de l’établissement. Une des raisons pour lesquelles ils manifestaient était due au piètre état des logements dans lesquels ils vivent. Ils dénoncent également l’exclusion scolaire.

Déployement de forces de sécurité sur le campus de l’UKSN

Déployement de forces de sécurité sur le campus de l'UKSN

Une vague de manifestations tournant à l’émeute ont secoué les villes de Tshwane, Somerset West, Khayelitsha, Kroonstad, Orange Grove et Vanderbijlpark. Ces manifestations s’accompagnent de barrages routiers et ont pour origine la rareté ou la cherté de services publics de base (eau, logement, électricité), la corruption et l’inefficacité des autorités locales à satisfaire les besoins de base. Les forces de l’ordre ont à plusieurs reprises tiré des balles en caoutchouc sur des manifestants, notamment à Orange Grove (Johannesburg).

Barricade à Tshwane

Barricade à Tshwane

Le campus de l’University of KwaZulu-Natal (UKZN) à Westville a été le théâtre de violentes manifestations mercredi, malgré l’accord de la direction et des syndicats étudiants sur le retour en classe. Des manifestants ont incendié le bâtiment du Service de gestion des risques sur le campus et caillassé des agents de la sécurité privée qui ont ouvert le feu. Au moins deux véhicules et plusieurs immeubles ont été endommagés. Une étudiante a été blessée. il n’y a pas eu d’arrestation.

Forces de sécurité sur le campus de l’University of KwaZulu-Natal

Forces de sécurité sur le campus de l'University of KwaZulu-Natal

Les étudiants de plusieurs universités sud-africaines ont manifestés lundi pour revendiquer des meilleurs transports, de meilleurs installations et une aide aux étudiants pauvres. Suite à cela, le Conseil des représentants des étudiants (SRC) de l’Université du Witwatersrand (Wits) a annoncé lundi dans une déclaration qu’il entamerait, avec ses “mandants”, une grève de la faim pacifique à partir de mardi matin. Ce mouvement a provoqué mardi des affrontements entre les étudiants en lutte et les forces de sécurité du campus.

Mercredi, au moins une personne a été grièvement blessée lors d’affrontements entre la police et des étudiants manifestants mercredi. Environ 300 étudiants de l’Université de Johannesburg (UJ), du Wits et du Central Johannesburg College ont défilé des campus de Doornfontein (UJ) à Auckland Park Kingsway (APK). En entrant sur les campus, ils ont invité d’autres étudiants à les rejoindre. Les étudiants devaient remettre un mémorandum à la direction du campus APK mais une bagarre a éclaté entre des vigiles et les étudiants à la porte. La police est intervenue en lançant des grenades assourdissantes.

Incidents à la WITS

Incidents à la WITS

La grève à la mine de platine de Sibanye, près de Rustenburg, a donné lieu à de nombreuses violences entre les grévistes et le personnel de sécurité, qui a fait usage d’armes à feu. A ces affrontements s’ajoutent ceux entre les grévistes et les jaunes, et des tensions entre les deux syndicats des mineurs, l’Association des mineurs et du syndicat de la construction (Amcu), premier syndicat de les mines de platine, et le Syndicat national des mineurs (NUM, mieux implanté dans les mines d’or). Un mineur du NUM a été touché par six balles et a succombé à ses blessures.

Syndicalistes de l’AMCU

Syndicalistes de l'AMCU

Des centaines de résidents de Stutterheim ont affronté la police hier mercredi lors de manifestations contre le népotisme et la corruption. Des jeunes en colère de Stutterheim ont commencé à manifester contre les responsables de la municipalité locale d’Amahtlathi monnayant les emplois municipaux contre des pots-de-vin ou des rapports sexuels. Les manifestations ont débuté mercredi à 4 heures du matin. Les manifestants ont barricadé les routes avec des pierres, des bois et des pneus enflammés. La police a tiré du gaz lacrymogène et de balles en caoutchouc. Deux manifestants ont été arrêtés.

Affrontements à Stutterheim

Affrontements à Stutterheim

Sept personnes ont été arrêtées à la suite d’affrontements opposant la police aux résidents d’Atlantis qui manifestaient pour des infrastructures et protestant contre la corruption. Les habitants avaient bloqué les routes avec des pneus en feu, des gravats et d’autres objets. La police a utilisé des grenades assourdissantes et des balles en caoutchouc pour disperser la foule.

Les affrontements d’hier à Atlantis

Les affrontements d'hier à Atlantis

Une manifestation de 7.000 habitants de de Phola, à Mpumalanga, a tourné à l’affrontement après que les manifestants n’aient pas été reçu par le maire pour présenter leurs doléances. Tard lundi soir, le bâtiment municipal de Phola a pris feu. Le bâtiment entier a brûlé et les bureaux à l’intérieur ont été complètement détruits. Deux suspects ont depuis été arrêtés pour violence publique et doivent comparaître devant le tribunal de première instance des Ogies. Ils auraient été arrêtés à proximité du bâtiment. Mercredi, une marche des chômeurs sur la centrale électrique locale a provoqué d’autres incidents avec des groupes non identifiés, qui ont fait 40 blessés.

L’incendie du bâtiment

L'incendie du bâtiment

La police sud-africaine s’est une nouvelle fois affrontée jeudi avec les étudiants du campus de Westville de l’Université de KwaZulu-Natal. Douze étudiants ont été arrêtés pour violence publique. Dix-autres étudiants avaient été arrêtés lors de précédents affrontements (voir notre article). Les étudiants ont aussi affrontés les vigiles sur le campus et incendiés deux maisons de gardes. Ils ont utilisé différents objets, dont des meubles, pour bloquer la route principale entre les résidences. Des canons à eau et des gaz lacrymogènes ont été utilisés par la police. Les manifestations ont commencé lundi après que les étudiants aient soulevé des questions relatives au programme d’aide financière aux étudiants, aux services de navette, et aux commodités dans certaines résidences.

Le campus après les affrontements

Le campus après les affrontements

Dix-sept étudiants ont été arrêtés pour violence après s’être heurtés à la police sur le campus de Westville de l’Université du KwaZulu-Natal (UKZN) hier lundi. A l’origine, une manifestation étudiante avait eu lieu après que les étudiants aient soulevé des questions concernant le programme d’aide financière aux étudiants, les horaires des services de navette et les commodités dans certaines résidences. Quelques centaines d’étudiants rassemblés devant les portes du campus ont lancé des pierres sur la police et les vigiles, endommageant des véhicules de police. Le 8 août déjà, l’université avait suspendu ses cours sur le campus de Westville à la suite d’une confrontation violente entre la police et des étudiants.

Déploiement policier devant l’UKZN

Déploiement policier devant l'UKZN