Retrouvez sur cette page les dernières infos sur la répression et la résistance autour du confinement.

Retrouvez également :
Sans perdre un instant! (analyse du Secours Rouge International)
Petit guide des confiné-es (v2 – 7 avril 2020).
Petit guide V1 (avec Riot.im)
À l’attention des personnes et forces militantes, s’organiser contre le coronavirus et le capitalisme.

 

Hier, le premier ministre français, Édouard Philippe annonçaient les nouvelles règles dans le cadre de la phase deux du déconfinement. À partir du 2 juin, les collèges, lycées, parcs d’attraction, grands magasins, salles de sport, salle de spectacle, etc seront ré-ouverts. Les personnes pourront sans limite de distance. En extérieur, des rassemblements seront autorisés jusqu’à 5000 personnes, à l’exception des rassemblements de plus de 10 personnes dans l’espace public. Les manifestations sont donc interdites.

Déconfinement, tout est autorisé sauf les manifestations

Déconfinement, tout est autorisé sauf les manifestations

Mardi 26 mai, des manifestations ont éclaté à San Bernardo et Cerro Navia contre le manque de nourriture. Dans les deux communes, les manifestants ont installé des barricades et y ont bouté le feu. La police est intervenue ce qui a conduit à des affrontements. Des événements similaires avaient déjà eu lieu dans d’autres villes du Chili dont El Bosque, Cerrillos, La Pintana et Puente Alto (voir notre article).

Émeutes de la faim à San Bernardo et Cerro Navia

Émeutes de la faim à San Bernardo et Cerro Navia

Lundi après-midi, des habitants de Huejutla ont dressé des barrages sur les routes Álamo-Tamazunchale et México-Tampico. Les manifestants demandent au gouvernement un soutien financier face aux conséquences de l’urgence sanitaire. En outre, mardi, les manifestants ont séquestré deux policiers municipaux  dans une communauté de la région de Huasteca. Les policiers municipaux auraient été emmenés dans la communauté d’Oxtomal, où ils sont toujours détenus, les protestataires ont déclaré qu’ils ne les relâcheront pas tant que le gouvernement n’aura pas répondu à leurs demandes. Enfin, les vitres des locaux du DIF municipal et du Tribunal de première instance on été brisés par des manifestants.

Blocage d'une route au Mexique ce lundi

La police de Liège a, comme dans d’autres villes, testé l’utilisation de drones dans le cadre du confinement. La police locale a ainsi utilisé un drone prêté par la protection civile pendant environ trois semaines pour surveiller les citoyens. Elle envisage maintenant d’en acquérir pour d’autres usages. En Belgique, une loi sur l’utilisation par la police des caméras visibles et mobiles existe depuis 2018. Les drones y sont assimilés à des caméras montées à bord d'”aéronefs de police”.

Un des drones de la police fédérale

Un des drones de la police fédérale

Depuis la semaine dernière, plusieurs opposants hongrois ayant critiqué le régime de Viktor Orban se sont fait arrêter. La police les accuse de propager de fausses informations. Les personnes ont été arrêtées, leur téléphones et ordinateurs ont été saisis. La police a diffusé une vidéo de l’arrestation d’une de ces personnes. Il s’est alors avéré qu’à travers tout le pays, la police a lancé 87 procédures pour “diffusion de fausses informations » et 23 autres liées à l’article sur la « menace à la sécurité publique”. Selon les dispositions de l’état d’urgence en vigueur depuis fin mars dans le cadre de l’épidémie de Coronavirus, le premier délit est puni de trois ans de prison et le second, de cinq ans (voir notre article).

Viktor Orban

Viktor Orban

Ce lundi 25 à midi, plus d’une centaine de personnes sans-papiers ont manifesté devant le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Maggie de Block, situé sur le boulevard du Jardin Botanique à Bruxelles. Elles demandait d’être régularisées en urgence étant donné que les mesures anti-coronavirus les maintiennent dans une situation insupportable. La police a dispersé le rassemblement. Le groupe s’est alors rendu en cortège jusqu’à la maison communale de Saint-Josse-ten-Noode.

Lundi 25 mai à midi, plus d’une centaine de personnes sans-papiers ont manifesté devant le cabinet de la secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration Maggie de Block, situé sur le boulevard du Jardin Botanique à Bruxelles. Elles demandait d'être régularisées en urgence étant donné que les mesures anti-coronavirus les maintiennent dans une situation insupportable. La police a dispersé le rassemblement.

Ces derniers jours, le siège du MR à Bruxelles a été recouvert de peinture rose. Dans une vidéo, postée sur indymédia, les auteurs supposés déclarent “les bourgeois sont nos ennemis” et “gare à la revanche quand tout·es les pauvres s’y mettront”, faisant ainsi référence à la chanson communarde “La Semaine sanglante“.

Samedi 23 mai, plusieurs manifestations se tenaient dans toute l’Allemagne pour dénoncer les mesures de confinement. À Hambourg, une manifestation de ce type avait été autorisée par le tribunal administratif de Hambourg, à condition de maintenir un nombre maximum de participants de 750 personnes. Elle avait attiré beaucoup de militants d’extrême-droite. Au moins 120 personnes ont décidé de contre-manifester contre les fantasmes de conspiration, les antisémites, l’agenda de droite et les nazis. La police est intervenue pour disperser la contre-manifestation utilisant notamment des auto-pompes et des gaz lacrymogènes.

La police disperse une contre-manifestation antifasciste à Hambourg

La police disperse une contre-manifestation antifasciste à Hambourg

Samedi 23 mai, quelques centaines de personnes dont des Gilets jaunes se sont rassemblées sur la place du Commando à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) pour protester contre les restrictions à la liberté d’expression et critiquer la gestion de la crise du coronavirus par le gouvernement. La manifestation ayant été interdite, la police est intervenue, ce qui a donné lieu à des incidents. Les manifestant·es ont lancé des projectiles tandis que la police utilisait des grenades lacrymogènes. Un homme comparaissait devant le tribunal de Saint-Nazaire, ce lundi mai, pour avoir lancé un projectile sur les forces de l’ordre, durant cette manifestation.

Répression d'une manifestation critiquant la gestion gouvernementale de la crise

Répression d’une manifestation critiquant la gestion gouvernementale de la crise