Retrouvez sur cette page les dernières infos sur la répression et la résistance autour du confinement.

Retrouvez également :
Sans perdre un instant! (analyse du Secours Rouge International)
Petit guide des confiné-es (v2 – 7 avril 2020).
Petit guide V1 (avec Riot.im)
À l’attention des personnes et forces militantes, s’organiser contre le coronavirus et le capitalisme.

 

Nous serons en direct écrit et photo, de la “Grande Manifestation de la Santé” organisée par la Santé en Lutte. Le post le plus récent sera affiché en bas de l’article. Notre légal-team est joignable au +32 456 20 06 42 (privilégiez les messages écrits, joignable via Signal, Whatsapp et Telegram), vous pouvez également informer ce numéro des développements dans la manif afin d’alimenter le fil-info.

Notre “petit guide légal des manifestant-es” peut être consulté en cliquant ici.

LIVE :

  • 13h20 : Des centaines de manifestant·e·s déjà rassemblé·e·s. On rapporte une grande présence policière partout dans le centre-ville, dont notamment :
    • Une auto-pompe garée Place du Congrès,
    • Une auto-pompe et plusieurs combis garés Place Royale,
    • 4 grandes camionnettes et une voiture de commandement à l’Église de la Chapelle,
    • Des motards ferment la Rue Cantesteen,
    • La Rue Royale est fermée (au niveau des bureaux du journal Le Soir).
  • 13h55 : Les manifestant-es sont particulièrement présent-es sur le Boulevard de l’Empereur. La police est présente massivement, notamment aux abords de la Place de la Chapelle, à l’entrée des Marolles où plusieurs émeutes ont eu lieu la semaine passée. On signale également que le drone de la police est déployé aux abords du Mont des Arts. Voir la carte.
  • 14h : Une ligne de policiers avec boucliers et matraques bloquent maintenant le Boulevard de l’Empereur aux manifestant-es qui veulent passer.
  • 14h22 : Alors que ça discute avec le Commissaire Vandersmissen à l’avant, de l’autre côté du cortège, Place de la Justice, les flics se mettent en costume anti-émeute (pour nasser ?)
  • 14h27 : La manifestation se met en marche et fait demi-tour vers la Place de l’Albertine.
  • 14h45 : La manifestation semble se dissoudre autour de la Place de l’Albertine.
  • 15h10 : Affrontements au niveau de la Place du Marché aux Herbes.
  • 15h15 : La police repousse les manifestant-es qui tentaient d’aller au centre-ville, vers la Place de l’Albertine.
  • 15h20 : Beaucoup de lignes de police autour de la Gare Centrale
    • Rue Loxum (Albertine)
    • Boulevard de l’Impératrice (Gare Centrale) avec une autopompe.
    • Rue Haute et Place de la Chapelle avec une autopompe.
    • D’autres policiers sont déployés autour de la Bourse.
    • La situation chauffe.
  • 15h24 : Les flics sont repoussés Rue Cantesteen, au-dessus de la Gare Centrale. L’hélico est juste au-dessus.
  • 15h34 : La Place de l’Albertine est nassée, l’autopompe est en position et beaucoup de policiers en équipement arrivent en renfort. Plusieurs centaines de manifestant-es toujours présent-es.
  • 15h41 : Ce sont les escaliers du Mont des Arts qui sont nassés, avec beaucoup de flics en équipement dans le parc même.
  • 16h : La police se retire de la Place de l’Albertine, laissant se rencontrer les manifestants des nasses d’un côté et de l’autre du Boulevard de l’Empereur.
  • 16h10 : La police demande au mégaphone d’évacuer la route, précisant “manifestation interdite”.
  • 16h16 : La circulation est rouverte, les derniers policiers évacuent. Toujours 9 combis et une autopompe sur la Place Royale. On nous confirme l’arrestation d’une vingtaine de personnes devant les Musées Royaux.
  • 16h30 : Le direct est terminé.

 

 

Ce matin, une action de solidarité avec les soignant·es a été menée à Bruxelles. Trois placards, appelant à participer à la manifestation de “La Santé en Lutte” dimanche 13 septembre, ont été collé place Bethléem, avenue Fonsny et sur l’hôpital Saint-Pierre. Notons que la manifestation du personnel soignant a été maintenue malgré la tentative d’interdiction des autorités (voir notre article).
Des affichettes ont aussi été collées, qui portaient le texte suivant :

“Tous et toutes à la manifestation de la Santé en Lutte ce 13 septembre à 13h, Gare Centrale !
Le confinement a mis en évidence que, dans ce système, les emplois les plus nécessaires sont aussi les moins payés, ceux dont les horaires sont les plus pénibles. Ceci dans la distribution, dans la logistique ou dans les hôpitaux.
Depuis longtemps, les gouvernements traitent les dépenses sociales comme des dépenses inutiles. Ainsi, bien avant le Covid-19, le personnel soignant devait travailler dans des conditions de plus en plus pénibles. Faute d’effectifs et de moyens, ces conditions sont devenues terribles pendant la pandémie.
Le personnel soignant va manifester ce 13 septembre. Et comme ses revendications sont modestes ! Elles se résument à pouvoir exercer un métier difficile, avec un salaire correct, dans des conditions correctes.
Ses demandes sont si évidentes qu’il semble incroyable qu’il lui faille descendre dans la rue pour les faire entendre. Et pourtant, en pleine pandémie, il reste confronté au mépris des directions, des administrations et du gouvernement (ce même gouvernement qui vantait hypocritement son “héroïsme”).
Soutenons le personnel soignant !
Par gratitude pour leur travail lors de la pandémie, pour leurs efforts à sauver des vies et soulager des peines ;
Par solidarité de classe avec des travailleurs et travailleuses sur le dos desquels les bourgeois n’ont cessé de faire des « économies » (ou pour mieux dire : des profits) ;
par hostilité envers ce système, cet état et ce gouvernement, ennemis des intérêts populaires.”

Plus d’infos ici.

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La grande manifestation de la Santé de ce dimanche 13 septembre, prévue de longue date, revendique un refinancement de des métiers de la santé et du système de santé pour qu’il puisse garantir un accès aux soins de qualité à tou.te.s, ainsi qu’un vrai bien-être au travail. Dans ce contexte, “La Santé en Lutte” a rejeté la tentative d’interdiction de la manifestation: “Votre justification est la situation sanitaire que connaît le pays. Or dans ce même pays nous autoriserons très prochainement 10.000 supporters au stade de Sclessin, nous tolérons des milliers de visiteurs par jour dans les parcs d’attraction ainsi que la fréquentation sans limitation des rues commerçantes comme la rue Neuve à Bruxelles. Tous ces rassemblements qui génèrent des risques sont permis, mais force est de constater que la contestation sociale demeure quant à elle muselée.” (voir tout le communiqué). Suite à ce maintien, les autorités ont finalement décider de tolérer un rassemblement statique en plusieurs groupes entre la gare centrale et le Mont des Arts.

L’affiche de la manifestation

Un mouvement de grève a débuté jeudi en fin de journée alors que l’on dénombrait neuf cas de coronavirus au sein du département logistique d’AB Inbev à Jupille, près de Liège. La FGTB, à l’initiative du mouvement de grève entamée jeudi dernier, estime que l’entreprise a tardé à réagir lorsque les premiers cas ont été détectés. La direction se dit “ouverte à toute discussion sur les préoccupations des employés et de leurs représentants”… mais elle a fait venir les huissiers pour faire lever le piquet de grève…

Le piquet de grève à Jupille

 

Karim Ben Aïssa, un gardien de la paix de la commune de Molenbeek fait l’objet d’une procédure de licenciement pour avoir publié sur sa page Facebook des articles questionnant les politiques gouvernementales liées à la gestion du Coronavirus (port généralisé du masque, lockdown, etc). Karim Ben Aïssa est membre du PTB, délégué syndical et président de la section locale de la CGSP. Cette dernière s’est réunie hier matin devant la maison communale de Molenbeek pour le  soutenir.

La CGSP s'est réunie devant la maison communale de Molenbeek pour soutenir Karim Ben Aïssa

La CGSP s’est réunie devant la maison communale de Molenbeek pour soutenir Karim Ben Aïssa

Aux dernières heures de ce samedi 15 août, trois jeunes femmes, (Anna, Mandy et Inaa), qui se faisaient harceler par un homme aux alentours de la terrasse de la Brasserie Verschueren ont été prises à partie par des agents de la brigade spéciale Uneus. Ignorant pratiquement le harceleur, les policiers ont réagi violemment envers les trois jeunes filles, prétextant le non-port du masque, la commissaire prenant même l’une d’elle à la gorge pour la plaquer contre le mur. Les trois femmes ont été blessées, et des vidéos relevées sur Facebook laissent entendre les agents de la Brigade Uneus traiter les jeunes femmes “d’hystériques” ou menacer un passant qui filme la scène “de lui faire bouffer son truc”. Au Commissariat, les insultes se poursuivent de la part de la commissaire, En même, temps avec des tenues comme ça, il ne faut pas s’étonner“. Bilan : lésions au coup et contusion à l’épaule pour Mandy et le poignet cassé pour Inaa. Deux autres jeunes hommes qui tentaient de filmer la scène ont été inquiétés : le premier s’est vu saisir et jeter son téléphone au sol (vidéo), le second a été poursuivi jusque chez lui puis ramené au commissariat où un policier lui a écrasé les parties intimes afin de le forcer à supprimer la vidéo, il n’a été libéré qu’au matin.

Quelques semaines seulement après la dernière interpellation communale à Saint-Gilles contre les violences de la Brigade Uneus, les tensions dans certains quartiers de Saint-Gilles sont très palpables.

En avril 2020, Anthony Smith, inspecteur du travail du département de la Marne et syndicaliste CGT, s’était vu suspendre de ses fonctions, à titre conservatoire, dans l’attente de la mise en œuvre d’une possible sanction disciplinaire. Cette mise à pied avait été faite suite à une procédure de référé qu’Anthony Smith a intenté visant une structure d’aide à domicile n’ayant pas pris de mesures suffisantes pour préserver la santé et la sécurité de ses employés (voir notre article). Il a été sanctionné par une mutation d’office. Le 21 juillet, plusieurs centaines de personnes s’étaient rassemblées devant le ministère des Solidarités pour le soutenir. Une pétition de soutien lancée mi-avril avait quant-à-elle recueilli près de 150 000 signatures.

 Un inspecteur du travail sanctionné pour avoir défendu des mesures sanitaires

En marge du sommet européen sur le plan de relance post-coronavirus et le budget à long terme (2021-2027) de l’Union Européenne, la police de Bruxelles a procédé hier vendredi 18, en milieu de journée, à l’arrestation de 8 Gilets jaunes venus manifester près du rond-point Schuman à Bruxelles. Les Gilets jaunes ont été arrêtés administrativement, ils n’avaient pas demandé d’autorisation pour manifester.

Policiers rond-point Schuman (archives)

Plusieurs émeutes ont éclaté dans la nuit du mardi 14 juillet au Chili suite au vote par la Chambre des députés d’un projet de loi qui autorise le retrait de 10% des fonds de pension pour faire face à la crise économique liée à l’épidémie de Coronavirus. Les événements ont commencé après 21h00, au cours de plusieurs rassemblements en opposition à cette loi, dans différentes parties du Chili. Dans la région métropolitaine, des affrontements avec la police ont éclaté à l’intersection des avenues Zapadores et Juan Cristóbal, où un bus de la compagnie “Transantiago” été incendié. Des affrontements ont également eu lieu près de l’ensemble de logements sociaux “Villa Olimpica” de Ñuñoa où des unités des Carabiniers ont utilisé une autopompe pour disperser les manifestant·es. Des émeutes ont aussi éclaté dans la région de Valparaíso, où des manifestant·es ont érigé des barricades. Dans la ville de San Felipe, un minibus à proximité des départements de Sargento Aldea a été incendié. En outre, il y a eu des affrontements entre manifestant·es et policiers.

Émeutes contre la baisse des retraites suite au Coronavirus

Émeutes contre la baisse des retraites suite au Coronavirus

La prison de Saint-Gilles et le ministère de la Justice ont été tagué dans la nuit de jeudi à vendredi pour demander au ministre fédéral de la Justice Koen Geens le retour des visites hors surveillance (VHS) dans les établissements pénitentiaires.  “VHS Now!” et “Koen, rends les visites !” ont été inscrits à l’entrée des deux bâtiments. Les détenus et leurs proches ont dû supporter l’interdiction des visites puis le prolongement de l’imposition d’une vitre de plexiglas empêchant les contacts physiques. Le manque de considération des familles dans la gestion des visites pendant la crise sanitaire a été flagrant.

Le tag sur la prison