L’Audience nationale espagnole a annoncé la libération de l’anarchiste Gabriel Pombo da Silva, tout en lui imposant des restrictions de déplacement le temps de la vérification d’une demande italienne liée à l’affaire Scripta Manent (voir notre article). Pombo doit rester en Espagne et se présenter chaque semaine au tribunal de Vigo, mais l’exécution de la peine réclamée par l’Italie a été rejetée, celle-ci ayant déjà été purgée au-delà de la durée prévue.

L’Espagne a émis un nouveau mandat d’arrêt européen contre Josu Ternera, figure historique de l’ETA aujourd’hui placé sous contrôle judiciaire en France, afin d’obtenir sa remise pour des faits de direction ou d’appartenance à une « organisation terroriste ». La cour d’appel de Paris examinera cette demande le 25 février, dans un dossier déjà complexe marqué par des procédures multiples, des reports de procès et des contestations de la défense sur la régularité de ce nouveau mandat. Âgé de 75 ans, l’ancien dirigeant de l’ETA, qui avait annoncé la dissolution du groupe en 2018, reste poursuivi en France, tandis que l’Espagne maintient sa volonté de le juger pour son rôle présumé au sein de l’organisation indépendantiste.

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Ancien prisonnier politique et personnalité de l’anarchisme insurrectionnel international, Gabriel Pombo da Silva a été arrêté en Espagne à la suite d’un mandat d’arrêt européen émis par le procureur général de Turin. Cette arrestation fait suite à une condamnation à deux ans de prison pour apologie et incitation au terrorisme. Pombo da Silva était accusé de promouvoir « l’idéologie terroriste » via des publications en ligne, en lien avec le groupe FAI/FRI (Fédération Anarchique Informelle / Front Révolutionnaire International).

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Lucio García Blanco, militant du Parti Communiste d’Espagne (reconstitué), a passé près de 30 ans en prison suite à six arrestations distinctes. Il a mené 23 grèves de la faim durant son incarcération. Il a eu 75 ans en octobre et purgera sa peine jusqu’au 26 avril 2026. Il présente des séquelles de torture subies en garde à vue et souffre depuis des années de démence sénile. Son état mental se détériore et il souffre de plus en plus fréquemment d’épisodes de désorientation et de confusion mentale. Sa demande de libération conditionnelle a été rejetée à plusieurs reprises. Lucio et ses défenseurs ont refusé des libérations conditionnelles partielles, comme incapables de lui permettre de se soigner. Le 28 octobre dernier, l’avocat de Lucio a déposé une requête auprès de l’Audience nationale afin d’obtenir sa libération complète et immédiate. Or, le 12 novembre, le Tribunal central de surveillance pénitentiaire de l’Audience nationale a répondu à l’avocat que le refus d’une libération conditionnelle partielle induit le rejet de la demande de libération complète. Le 5 décembre, l’avocat de Lucio a interjeté appel.

À Pampelune, la chanson No hay tregua du groupe basque Barricada, chantée par les supporters du club de football Osasuna pour galvaniser l’équipe à la reprise après la mi-temps, a été interdite sur demande de la police. Le dirigeant José Andrés Burguete a expliqué que certaines paroles, utilisées par des supporters pour lancer des slogans jugés susceptibles d’entraîner des sanctions contre le club navarrais, ont motivé cette décision. Depuis la saison dernière, No hay tregua a été remplacée par En blanco y negro, jugée acceptable par la police, mais elle continue d’être entonnée a cappella par les fans d’Indar Gorri en tribune sud, où elle accompagne les équipes et anime les chants de solidarité et de combat contre l’adversaire.

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En janvier 2019, six jeunes (quatre majeurs et deux mineurs) ont été arrêtés à Saragosse lors d’une manifestation antifasciste contre un meeting de Vox. Ils ont été accusés de trouble à l’ordre public et d’atteinte à l’autorité. La justice leur a infligé des peines sévères : quatre ans et neuf mois de prison chacun, des amendes et des frais de justice pour un total de 200 000€, et de la probation pour les mineurs. Grâce à l’importante mobilisation, le gouvernement espagnol a amnistié deux d’entre eux le 23 septembre 2025 : Francisco Javier Aijón (« Javitxu ») et Adrián Latorre qui avaient déjà passé respectivement 491 et 526 jours en prison. Les deux autres prisonniers politiques antifascistes, Imad et Daniel, restent incarcérés sans qu’aucune explication ne justifie pourquoi la même mesure ne leur a pas été appliquée. Samedi 1er novembre, environ 1 000 personnes ont défilé pour leur libération dans le centre de Saragosse, répondant à l’appel de la plateforme « Liberté 6 de Saragosse », alors qu’une nouvelle manifestation est organisée le 20 novembre prochain par la Coordination antifasciste de la capitale aragonaise à l’occasion des 50 ans après la mort de Franco.

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Rappeur, militant communiste et antifasciste, il est emprisonné depuis le 16 février 2021 et a été condamné à plusieurs années de prison pour « apologie du terrorisme » pour ses morceaux et prises de position contre la monarchie ou en soutien aux prisonniers des GRAPO (voir ici). Récemment, il a été transféré à la prison de Lledoners. Voici la nouvelle adresse pour lui écrire :

Pablo Rivadulla Duró · Centre Penitenciari de Lledoners · C-55, km. 37 · 08250 Sant Joan de Vilatorrada (BARCELONA)

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Dans une lettre écrite le 30 juillet 2025 et récemment parvenue à ses soutiens, le prisonnier antifasciste Marcos Martín Ponce alerte sur la poursuite de la politique de négligence médicale dont est victime María José Baños, combattante des GRAPO emprisonnée depuis des décennies (voir notre article).

Cette fois, j’écris sur l’absence totale de soins médicaux que nécessitent les maladies de Marijo. Voyons voir, à ce stade, je ne pense pas que cela surprenne qui que ce soit que la bourgeoisie espagnole soit déterminée à écraser les communistes les plus conséquents. […] C’est un avertissement à tous : « Si vous osez lutter contre le fascisme, nous vous écraserons. » Tel est le message adressé à la classe ouvrière alors que les tambours de la guerre résonnent dans le monde entier et que l’État espagnol collabore activement sur tous les fronts impérialistes. Jamais auparavant on n’a vu autant de lois « antiterroristes » appliquées pour contenir la conscience antifasciste des travailleurs. C’est dans ce contexte que nous situons l’offensive fasciste de l’État contre les prisonniers politiques malades. La véritable maladie de ces prisonniers politiques, c’est la prison ; ce sont des décennies de maltraitance physique, psychologique, sanitaire et alimentaire. Telles sont les causes de leurs maladies, et la négligence n’en est que la continuation. (lire la suite)