Ce matin, une action de solidarité avec les soignant·es a été menée à Bruxelles. Trois placards, appelant à participer à la manifestation de « La Santé en Lutte » dimanche 13 septembre, ont été collé place Bethléem, avenue Fonsny et sur l’hôpital Saint-Pierre. Notons que la manifestation du personnel soignant a été maintenue malgré la tentative d’interdiction des autorités (voir notre article).
Des affichettes ont aussi été collées, qui portaient le texte suivant :

« Tous et toutes à la manifestation de la Santé en Lutte ce 13 septembre à 13h, Gare Centrale !
Le confinement a mis en évidence que, dans ce système, les emplois les plus nécessaires sont aussi les moins payés, ceux dont les horaires sont les plus pénibles. Ceci dans la distribution, dans la logistique ou dans les hôpitaux.
Depuis longtemps, les gouvernements traitent les dépenses sociales comme des dépenses inutiles. Ainsi, bien avant le Covid-19, le personnel soignant devait travailler dans des conditions de plus en plus pénibles. Faute d’effectifs et de moyens, ces conditions sont devenues terribles pendant la pandémie.
Le personnel soignant va manifester ce 13 septembre. Et comme ses revendications sont modestes ! Elles se résument à pouvoir exercer un métier difficile, avec un salaire correct, dans des conditions correctes.
Ses demandes sont si évidentes qu’il semble incroyable qu’il lui faille descendre dans la rue pour les faire entendre. Et pourtant, en pleine pandémie, il reste confronté au mépris des directions, des administrations et du gouvernement (ce même gouvernement qui vantait hypocritement son « héroïsme »).
Soutenons le personnel soignant !
Par gratitude pour leur travail lors de la pandémie, pour leurs efforts à sauver des vies et soulager des peines ;
Par solidarité de classe avec des travailleurs et travailleuses sur le dos desquels les bourgeois n’ont cessé de faire des « économies » (ou pour mieux dire : des profits) ;
par hostilité envers ce système, cet état et ce gouvernement, ennemis des intérêts populaires. »

Plus d’infos ici.

Le 7 septembre, une opération policière a visé en Turquie les membres et les responsables du Parti Socialiste des Opprimé-e-s (Ezilenlerin Sosyalist Partisi) et des Assemblées des femmes socialistes (SKM) qui sont des composantes du HDP (Parti démocratique des peuples). Dans le cadre de cette attaque, 17 maisons dans 7 villes ont été perquisitionnées. Les militant.e.s ont été emmené-e-s aux postes de police d’Istanbul et d’Amed pour y être interrogé-e-s. Au total, 14 militant.e.s sont actuellement en détention. En raison des restrictions apportées aux dossiers, les avocats des personnes placées en détention ne peuvent obtenir aucune information à l’heure actuelle et ils/elles ne peuvent pas non plus rencontrer leurs clients.

Pour dénoncer le régime fasciste turc, pour dénoncer la répression et pour appeler à la libération des prisonnniers politiques, un rassemblement solidaire aura lieu  demain 10 septembre à 17H devant le consulat général de Turquie, 4 rue Montoyer, métro Trône.

visuel du SR de Toulouse

La grande manifestation de la Santé de ce dimanche 13 septembre, prévue de longue date, revendique un refinancement de des métiers de la santé et du système de santé pour qu’il puisse garantir un accès aux soins de qualité à tou.te.s, ainsi qu’un vrai bien-être au travail. Dans ce contexte, « La Santé en Lutte » a rejeté la tentative d’interdiction de la manifestation: « Votre justification est la situation sanitaire que connaît le pays. Or dans ce même pays nous autoriserons très prochainement 10.000 supporters au stade de Sclessin, nous tolérons des milliers de visiteurs par jour dans les parcs d’attraction ainsi que la fréquentation sans limitation des rues commerçantes comme la rue Neuve à Bruxelles. Tous ces rassemblements qui génèrent des risques sont permis, mais force est de constater que la contestation sociale demeure quant à elle muselée. » (voir tout le communiqué). Suite à ce maintien, les autorités ont finalement décider de tolérer un rassemblement statique en plusieurs groupes entre la gare centrale et le Mont des Arts.

L’affiche de la manifestation

Un mouvement de grève a débuté jeudi en fin de journée alors que l’on dénombrait neuf cas de coronavirus au sein du département logistique d’AB Inbev à Jupille, près de Liège. La FGTB, à l’initiative du mouvement de grève entamée jeudi dernier, estime que l’entreprise a tardé à réagir lorsque les premiers cas ont été détectés. La direction se dit « ouverte à toute discussion sur les préoccupations des employés et de leurs représentants »… mais elle a fait venir les huissiers pour faire lever le piquet de grève…

Le piquet de grève à Jupille

 

Karim Ben Aïssa, un gardien de la paix de la commune de Molenbeek fait l’objet d’une procédure de licenciement pour avoir publié sur sa page Facebook des articles questionnant les politiques gouvernementales liées à la gestion du Coronavirus (port généralisé du masque, lockdown, etc). Karim Ben Aïssa est membre du PTB, délégué syndical et président de la section locale de la CGSP. Cette dernière s’est réunie hier matin devant la maison communale de Molenbeek pour le  soutenir.

La CGSP s'est réunie devant la maison communale de Molenbeek pour soutenir Karim Ben Aïssa

La CGSP s’est réunie devant la maison communale de Molenbeek pour soutenir Karim Ben Aïssa

Une soixantaine de proches de détenus ont manifesté ce samedi 29 août devant la prison de Saint-Gilles pour demander à pouvoir à nouveau avoir des contacts physiques avec les membres de leur famille ou leurs amis. Ces contacts sont interdits en raison des mesures visant à lutter contre la propagation du coronavirus. Les visites ne sont autorisées que derrière un plexiglas, et les visiteurs doivent crier pour nous faire entendre. Les proches de détenus demandent un retour à des visites « normales » ainsi que la possibilité de contacts physiques sur présentation d’un certificat médical prouvant que le visiteur est négatif.  Il a été proposé à plusieurs reprises que les détenus soient placés en quarantaine après une visite avec contact physique, mais aucune réaction n’a suivi ni du ministère de la Justice ni des autorités pénitentiaires. Rien ne bouge pour les prisonniers et leurs visiteurs alors que les gardiens continuent de faire des allers-retours entre leur domicile et la prison, touchent les détenus sans gants et entrent dans les cellules. De plus, de nombreux gardiens ne portent pas de masque.

Devant la prison de St-Gilles

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250 personnes ont manifesté hier à Saint-Gilles, contre les violences policières et notamment celles qui ont visé 3 femmes samedi 15 août sur le Parvis Saint-Gilles, (voir notre article) ainsi que pour la dissolution de la brigade Uneus qui faisait déjà régulièrement l’actualité pour ses interventions brutales et racistes, avant d’y ajouter des violences et insultes sexistes lors de l’intervention du 15 août. La manifestation est passée par le Parvis et par le commissariat de la brigade Uneus qui s’y situe avant de remonter vers la Maison Communale, puis la prison de Saint-Gilles et le domicile du bourgmestre Charles Piqué. Parmi les slogans : « Uneus au feu, Piqué au milieu », « Police fasciste, commune complice », « Fortes, fières, féministes, radicales et en colère », « Police fédérale, milice patriarcale », « Tout le monde déteste la police », « Piqué nous fait la guerre et sa police aussi, mais on reste déter’ pour bloquer le Parvis ». Pour plus d’info sur Uneus, voir notre dossier « Uneus et la Zone-Midi ».

Aux dernières heures de ce samedi 15 août, trois jeunes femmes, (Anna, Mandy et Inaa), qui se faisaient harceler par un homme aux alentours de la terrasse de la Brasserie Verschueren ont été prises à partie par des agents de la brigade spéciale Uneus. Ignorant pratiquement le harceleur, les policiers ont réagi violemment envers les trois jeunes filles, prétextant le non-port du masque, la commissaire prenant même l’une d’elle à la gorge pour la plaquer contre le mur. Les trois femmes ont été blessées, et des vidéos relevées sur Facebook laissent entendre les agents de la Brigade Uneus traiter les jeunes femmes « d’hystériques » ou menacer un passant qui filme la scène « de lui faire bouffer son truc ». Au Commissariat, les insultes se poursuivent de la part de la commissaire, « En même, temps avec des tenues comme ça, il ne faut pas s’étonner« . Bilan : lésions au coup et contusion à l’épaule pour Mandy et le poignet cassé pour Inaa. Deux autres jeunes hommes qui tentaient de filmer la scène ont été inquiétés : le premier s’est vu saisir et jeter son téléphone au sol (vidéo), le second a été poursuivi jusque chez lui puis ramené au commissariat où un policier lui a écrasé les parties intimes afin de le forcer à supprimer la vidéo, il n’a été libéré qu’au matin.

Quelques semaines seulement après la dernière interpellation communale à Saint-Gilles contre les violences de la Brigade Uneus, les tensions dans certains quartiers de Saint-Gilles sont très palpables.

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Les 10 et 12 août derniers, police de Bruxelles-Capitale/Ixelles a arrêté trois hommes, soupçonnés d’avoir lancé des projectiles sur des policiers lors de la manifestation “Black Lives Matter” du 7 juin dernier. Le premier a été relaxé après audition, tandis qu’un seconde a également été relaxé par le juge d’instruction. Le troisième homme a pour sa part reçu une citation à comparaître directement devant le tribunal correctionnel. Les trois personnes faisaient l’objet d’un signalement à la suite d’un long travail d’identification, sur base des images de caméras de vidéosurveillance, effectué par la police. Le 7 juin, près de 10.000 manifestant.e.s ont participé au rassemblement Black Lives Matter place Poelaert pour dénoncer les crimes policiers et le racisme de la police. Cette manifestation avait donné lieux à des émeutes (voir notre article).

Manifestation BLM à Bruxelles

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La première audience qui devra traiter du meurtre de Mawda aura lieu le jeudi 6 aout au tribunal de Mons. À cette occasion, le Comité Mawda – Justice et Vérité ainsi que le groupe Montois de soutien aux sans-papiers appelle à un rassemblement devant le tribunal de Mons. Les deux organisations, rappelle que les luttes contre les violences et les meurtres policiers ici en Belgique, comme ailleurs en occident, dans le sillage de Black Lives Matter ont révélé le rôle de la justice dans la construction de l’impunité policière.

Il rappelle également le meurtre de Akram, le 19 juillet, décédé après une interpellation policière, suite à un placage ventral. Un policier s’était agenouillé sur lui pendant une dizaine de minutes. Des pièces à conviction ont disparue et des témoins ont été intimidés alors que le corps d’Akram présentait des marques de coups.

Pour rappel, Mawda n’avait que deux ans lorsqu’elle a été tuée d’une balle dans la tête par un un tir policier au cours d’une course poursuite. L’enquête a également été continuellement sabotée (voir nos articles ici et ici). Plus d’infos ici.

Mawda

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