Grèce: Affrontements aux manifestations en mémoire d’Alexandros Grigoropoulos
Près de 10.000 personnes ont défilé vendredi 6 à Athènes pour honorer la mémoire d’Alexandros Grigoropoulos, 11 ans après son assassinat.
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Près de 10.000 personnes ont défilé vendredi 6 à Athènes pour honorer la mémoire d’Alexandros Grigoropoulos, 11 ans après son assassinat.
Samedi 9 novembre 2019, la police grecque a envahi l’Université d’économie et de business d’Athènes pour expulser un local d’étudiant·e·s anarchistes. Le lendemain, le conseil de l’université a, sur conseil de la police, imposé la fermeture de l’université pendant une semaine afin d’empêcher les étudiant·e·s de commémorer l’anniversaire de la révolte étudiante du 17 novembre 1973 contre la dictature des colonels. Cette décision a outragé les étudiant·e·s qui ont décidé d’occuper leur université le 11 novembre. Ils/elles ont été attaqué·e·s par la police anti-émeute à coups de matraque et de gaz lacrymogène.
Vendredi 8 novembre, la police antiterroriste grecque a mené une opération d’envergure. Elle a effectué une descente dans 13 maisons et emmené 15 personnes pour les interroger. Selon les médias grecs, deux militants anarchistes ont par la suite été arrêtés et accusé d’avoir mené des « actes de terrorisme », d’avoir été en possession d’explosifs, d’avoir enfreint la loi sur les armes et d’avoir falsifié des documents officiels. Une militantes a également été arrêtée et accusée de violation de la loi sur les armes. La police antiterroriste est à la recherche d’une quatrième personne.
Samedi, 2 novembre, dans le cadre d’une manifestation en réponse à l’expulsion du squat de Vancouvert dans le quartier d’Exarchia à Athènes, une équipe de 30 anarchistes a mené une attaque contre un checkpoint de la police anti-émeute. Tou·te·s les militant·e·s qui ont participé à l’action ont pu quitté la zone sans se faire arrêter, mais les policiers ont arrêté au moins deux personnes au hasard dans le quartier d’Exarchia en les accusant d’avoir participé à l’émeute.
Les étudiants sont opposés à la décision du gouvernement d’abolir l’«asile universitaire», ce qui permettra aux policiers de pénétrer dans les locaux des universités.
Une manifestation organisée par des associations d’étudiants de gauche a pris fin vendredi après-midi dans des affrontements avec la police anti-émeute grecque (MAT) dans le centre d’Athènes.
Vendredi à l’aube, cinq coups de feu ont été tiré dans la rue Trikoupi, à Exarcheia, en direction du check point de la police anti-émeute (MAT).
Une manifestation a réoccupé le squat La réoccupation du Spirou Trikoupi 17 qui avait été évacué par la police le 23 août
Une centaine de manifestants se sont rassemblés cet après-midi devant l’ambassade de Grèce à Bruxelles en solidarité avec le quartier rebelle d’Exarcheia à Athènes
Suite à l’escalade répressive contre le quartier rebelle d’Exarchia à Athènes, un rassemblement solidaire aura lieu ce mercredi 4 septembre à 18h, devant l’Ambassade de Grèce à Bruxelles, 10 Rue des Petits Carmes (Métro Porte de Namur).