Le 24 juillet, les autorités françaises et britanniques ont décidé de renforcer leur coopération militaire et ont lancé un programme commun de drones de combat. Deux accords cadre ont été signés mardi. Le premier porte sur le drone tactique Watchkeeper, le second vise à lancer les travaux du programme de démonstration du Système de Combat Aérien Futur (SCAF) dont l’appareil devrait être opérationnel en 2030. Les études préliminaires à ce projet ont été confiées à BAE Systems et à Dassault Aviation qui ont déjà signé un accord pour développer en commun un drone MALE (Moyenne Altitude Longue Endurance).

Watchkeeper

Depuis mercredi, le site de partage de vidéos propose une nouvelle fonction, celle du ‘floutage des visages’. D’un simple clic, il est dorénavant possible de dissimuler les visages des personnes apparaissant sur une vidéo. Les utilisateurs peuvent visionner, avant de la poster, leur vidéo avec les visages masqués et ainsi décider de le publier ‘en clair’ ou pas. La porte-parole du site a néanmoins souligné ‘C’est une technologie émergente, ce qui signifie qu’elle peut rencontrer quelques fois des difficultés à repérer des visages suivant l’angle, la luminosité ou la qualité de la vidéo. Il est donc possible que certains visages ou cadres ne soient pas floutés’.

Facebook scanne les conversations privées pour signaler à la police des comportements éveillant sa suspicion, a révèlé l’agence Reuters qui raconte le cas d’un homme arrêté par la police et mis en examen le lendemain d’une conversation qu’il avait eue avec une mineure sur le réseau social. Sa conversation avait été scannée par un outil automatique, puis signalée aux équipes de Facebook, qui ont appelé la police. En avril, Facebook avait communiqué à la police de Boston les identifiants et les publications d’un homme suspecté de meurtre.

Sur sa page consacrée à ses relations avec les autorités, Facebook explique pouvoir « être amené à partager des informations quand nous estimons qu’elles sont nécessaires pour empêcher la fraude ou toute autre activité illicite, pour prévenir tout préjudice corporel imminent ou protéger nos intérêts et vos intérêts contre les personnes qui ne respectent pas notre Déclaration des droits et des responsabilités ».

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Depuis plus de quatre ans, le virus informatique Flame est régulièrement détecté dans différentes régions du monde. A la fin du mois de mai dernier, il a été identifié par Kaspersky Lab, un fabricant russe qui avait laissé entendre que vu sa sophistication, il supposait le concours d’un état. Utilisé à des fins de cyber-espionnage, l’Iran avait été la première cible des attaques de Flame. Ce mardi, le quotidien américain ‘The Washington Post’ a révélé, citant des ‘responsables occidentaux proches du dossier’ que ‘la NSA américaine, chargée de l’espionnage informatique, et la CIA ont travaillé avec l’armée israélienne pour mettre au point ce programme informatique destiné à se répandre dans les réseaux informatiques iraniens, copier des fichiers, faire des captures d’écran et renvoyer ces informations discrètement. Suite à ces révélations, les autorités américaines ont refusé tout commentaire, se bornant à affirmer qu’Internet fait partie des domaines d’intérêts de la défense et du renseignement.

Ce dimanche a été rendu public le dernier rapport de transparence du moteur de recherche. Celui-ci est révélateur de la poussée des gouvernements et des autorités vers une tentative de censure de plus en plus systématique de certains contenus et messages politiques. Le nombre de demandes de suppression a doublé au deuxième semestre de 2011. Entre juillet et décembre 2011, Google a reçu 461 demandes judiciaires comprenant plus de 6989 articles et a déclaré avoir accédé à 68% d’entre elles. Par ailleurs, la société a reçu 546 demandes informelles englobant un total de 4925 articles et a obtempéré pour 43% d’entre elles. La plupart des contenus visé par ces demandes étaient liés à des positionnements politiques. Google signale également que ces demandes de suppression ne sont pas l’apanage de certains pays particuliers, mais proviennent de partout. Par exemple: la demande des autorités espagnoles de retirer 270 résultats de recherche renvoyant à des articles mentionnant certaines personnalités publiques, celle de plusieurs agences américaines de fermer quatre comptes YouTube responsable de la diffusion de vidéos au contenu ‘menaçant’ pour les autorités,…

La place qu’occupe les drones dans la contre-insurrection ne cesse de se développer. De nouvelles générations d’engins sont à l’étude, comme celui à propulsion nucléaire, en mesure de voler de façon ininterrompue pendant des mois, et un petit « drone kamikaze » qui plombe sur l’objectif en le détruisant avec sa charge explosive. Le Pentagone a décidé d’augmenter de 30% sa flotte actuelle de 7.500 drones, en dépensant 32 milliards de dollars.

Il existe 64 sites aux USA où opèrent des drones de tous types. Les militaires ne sont pas les seuls à en utiliser. Une soixantaine d’agences (FBI, Darpa), entreprises, municipalités, gestionnaires de réseaux, universités, forces de police… ont une autorisation de la FAA (l’autorité de l’aviation civile) pour faire voler des drones. Certaine entités ont plusieurs dizaines de COA, donc font voler autant d’engins! Ces drones civils servent à des tests, gestion de réseaux, essais en vol, entraînement et formation etc. Et surveillance bien sûr de tout et de tous ceux qui peuvent être surveillés.

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La société illuminating Concepts a reçu plusieurs commandes du gouvernement de son système Intellistreets, qui devrait être installé dans plusieurs grandes villes américaines, dont Detroit, Chicago et Pittsburgh. Les lampadaires sont équipés de haut-parleurs qui pourront envoyer des avertissements aux passants (comme cela se fait déjà au Royaume Uni où les caméras de surveillance peuvent interpeler les gens dans la rue), de caméras et de micros capables d’enregistrer les conversations.

Hitachi Hokusai Electric s’apprête à commercialiser une caméra qui serait capable de scanner 36 millions de visages en une seconde et de reconnaître instantanément tous les visages qu’elle aura déjà « vus » préalablement. Chaque visage qui passera devant la caméra sera enregistré et stocké selon ses données biométriques propres. Lorsque la police voudra rechercher un individu particulier, elle pourra effectuer cette recherche par l’intermédiaire d’une base de données de visages pré-indexés. Cependant, la reconnaissance faciale de la caméra est mise en échec lorsque les visages ne lui font pas face, ou lorsque leurs dimensions sont inférieures à 40 x 40 pixels.

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La Commission européenne a proposé un règlement ouvrant la voie à une reconnaissance mutuelle de l’identification électronique. Actuellement, bon nombre de pays européens utilisent l’une ou l’autre forme de « eID », mais ces systèmes sont souvent limités aux frontières nationales. La proposition doit remettre à jour une directive antérieure sur la signature électronique, en l’adaptant aux évolutions technologiques, comme les possibilités de s’identifier au moyen d’un téléphone portable. Elle impose la reconnaissance mutuelle des systèmes d’eID, de sorte que les identifiants soient reconnus d’un pays à l’autre. Pour autant, elle ne prévoit pas d’imposer l’eID aux pays qui ne s’en sont pas dotés, ni au Royaume-Uni, qui ne dispose même d’aucune carte d’identité. Certaines dispositions visent par ailleurs à préserver les données privées des citoyens.

TAILS ‘The Amnesiac Incognito Live System’ a sorti ce 25 avril dernier une nouvelle version de son système d’exploitation. TAILS permet entre autres de démarrer une session dans laquelle toutes les connexions qu’emprunte votre ordinateur sont redirigées par TOR et quand cela est possible, cryptée par HTTPS. Nouveauté de cette version : un utilitaire simple pour créer une clé-usb ‘live’ avec un conteneur crypté persistant. Voir le site de Tails.