Suite du feuilleton de l’été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. En mai 1918, à l’issue de la guerre civile, les Blancs triomphent des Rouges en Finlande. Le pouvoir contre-révolutionnaire ouvre alors les premiers camps de concentration d’Europe. 80.000 hommes (6 % de la population adulte finlandaise) y étaient détenus. Au printemps 1919, 12.500 d’entre eux étaient morts du fait de leurs conditions de détention.

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Suite du feuilleton de cet été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. Dans les camps nazis, les gardiens exigeaient des prisonniers qu’ils chantent pour se rendre au travail. Le « Moorsoldatenlied » (« Chant des soldats du marécage », connu en français comme « Chant des marais ») est né en août 1933, dans le camp de Börgemoor, de cette tradition concentrationnaire de faire chanter les détenus, et de la volonté de ceux-ci de rendre compte de leur condition. Les paroles ont été écrites par Johann Esser et Wolfgang Langhoff, la mélodie a été composée par Rudi Goguel, trois déportés communistes.

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Partition du Chant des Marais

Partition du Chant des Marais

Suite du feuilleton de cet été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. Au XIXe siècle, le capitaine Charles Cunningham Boycott, propriétaire terrien anglais en Irlande traitait si mal ses fermiers qu’il subit un blocus de leur part. Le « boycott » était né.

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Visuel de la campagne BDS

Visuel de la campagne BDS

Suite du feuilleton de cet été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. Serge Netchaev dirigeait une organisation secrète anarchiste est condamné le 8 janvier 1873 à la réclusion perpétuelle. Netchaev organisa un grandiose plan d’évasion qui échoua, provoquant l’arrestation et l’emprisonnement de la garnison de la prison pour complicité! Soumis dès lors à un régime carcéral abominable, Netchaev meurt de privations le 21 novembre 1882.

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Serge Netchaev

Serge Netchaev

Suite du feuilleton de l’été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. Le 31 mai 1974 à la Grugahalle de Essen, a lieu un immense concert de solidarité avec le peuple chilien, 9 mois après le coup d’Etat du général Pinochet. Le concert est donné par quelques artistes allemands et par les plus célèbres musiciens du Chili qui avaient échappé aux militaires.

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Suite du feuilleton de cet été sur le site du Secours rouge, qui passe en revue quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. Dans la nuit du 15 au 16 décembre 1969, à Milan, le cheminot anarchiste Giuseppe Pinelli est défenestré du 4e étage du commissariat central, alors qu’il est interrogé sur l’attentat de la Piazza Fontana du 12 décembre. Les autorités tentent alors de faire croire à son suicide.

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Suivant une vieille tradition franco-américaine remontant à 1917, un hommage au Marquis de La Fayette, ennemi de la révolution de 1789, se tenait hier jeudi au cimetière privé de Picpus. Mais les héritiers des « sans culottes » de Paris se sont invités à cette cérémonie: les militants du Comité anti-impérialiste ont déployé une banderole de soutien à la libération de Georges Abdallah et ont scandé des slogans dénonçant l’impérialisme français et américain.

Devant le cimetière Picpus ce 2 juillet

Devant le cimetière Picpus ce 2 juillet

Le feuilleton de l’été sur le site du Secours rouge passera en revue, pour la troisième année de suite, quelques grands éléments de la culture politique anti-répression : causes célèbres, symboles connus, mobilisations historiques, événements fondateurs. En 1869, l’agence de police privée Pinkerton emploie 10.000 agents et fait régner la loi dans un Far West où la police n’existe pratiquement pas. Dès 1877, elle se met au service du patronat pour briser par tous les moyens le mouvement syndical naissant dans tout le pays, mais elle connaîtra une défaite honteuse en 1892, dans la bataille de Homestead.

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Le 5 juin 2008, une vague de perquisitions et six arrestations frappait notre Secours Rouge. Des poursuites seront engagées contre quatre de nos membres: Bert, Constant, Wahoub et Abdallah. Ils sont accusés de « participation à activité terroriste », celle d’une organisation clandestine révolutionnaire en italie, le Parti Communiste Politico-militaire. En février 2007, la police italienne avait découvert, chez un des membres du PCPM, de photos d’identité des 4 du SR. Alors que la justice italienne n’a pas estimé cela suffisant pour poursuivre nos militants (alors qu’elle a la main lourde dans ces situations), le parquet fédéral belge décide de le faire.

Mais en Belgique, les perquisitions et les rapport d’espionnage (un an d’espionnage avec écoutes, caméras sur les domiciles, filature etc.) ne produisent rien, et un magnifique mouvement de solidarité se manifeste envers nos membres qui seront remis en liberté provisoire (c’est encore leur statut). Le parquet fédéral s’obstine à les poursuivre, mais il va être mis légalement en difficultés d’abord par la justice italienne, qui décrète en février 2012 que le PCPM n’était pas une « organisation terroriste » mais une « organisation subversive »; ensuite par la justice belge: en avril 2012, la Chambre du Conseil, rejette l’accusation de « participation à une activité terroriste » et ne poursuit nos quatre membre « que » pour « tentative de faux » (avec en plus, pour Bert, la détention d’un brouilleur d’ondes gsm).

Le parquet va s’obstiner, exiger que la qualification de terrorisme soit retenue, aller et gagner en appel. Mais en juin 2013, la cour de cassation casse cette décision et renvoie le dossier devant une cour d’appel qui doit à nouveau décider si, en plus de la « tentative de faux » et de la possession du brouilleur, il convient de poursuivre nos quatre membres pour « participation à une activité terroriste ». Voilà donc sept ans que la procédure est ouverte, et deux ans que l’on attend la date de la comparution en chambre d’appel (ne parlons même pas du procès sur le fond). Depuis, tous les condamnés du PCPM sont sortis de prison.

Voir l’historique complet et illustré de l’affaire du 5 juin

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