Le mardi 14 juillet, c’est ‘l’heure de vérité’ dans l’affaire DHKP-C. La Cour d’appel de Bruxelles rendra son arrêt. Dès 8h30, un rassemblement aura lieu sur les marches du Palais de Justice de Bruxelles. Le jour et l’heure étant difficiles pour une mobilisation (c’est en plein dans les heures de travail), la responsabilité des militants, des sympathisants, des amis et des proches disponibles à ce moment est d’autant plus importante. Soyons nombreux pour soutenir Bahar, Musa et leurs co-inculpés en assistant au prononcé du verdict du procès DHKP-C.

Jeudi Wahoub et Constant, vendredi Bertrand, et hier lundi Abdallah. Les quatre membres de notre Secours Rouge ont été convoqués et interrogés par des enquêteurs ‘anti-terroristes’ de la Police Fédérale. Les questions portaient sur des conversations téléphoniques (remontant parfois à 2004!), et plus particulièrement les communications concernant l’Italie. Les enquêteurs ne cherchaient qu’à conforter leur scénario initial (celui qui avait provoqué le blitz du 5 juin). Le fait que leur enquête (comme l’a révélé les interrogatoires) n’a rien apporté pour nourrir ce scénario ne les a pas amené à explorer un scénario alternatif (ne parlons même pas d’enquête à décharge…). Il s’agissait des derniers devoirs d’enquêtes diligentés par le juge d’instruction Bernardo-Mendez. Les camarades ont refusé de répondre aux enquêteurs.

L’enquête est donc terminée. La question de savoir si elle donnera lieu à un procès ou non sera tranchée par une Chambre du Conseil. Aucune date n’est encore fixée, mais ce sera certainement à la rentrée. Nous appellerons alors à une mobilisation autour du mot d’ordre: Pas de procès pour les 4 du Secours Rouge!

Le 30 avril dernier, le tribunal d’application des peines de Paris a accordé à Georges Cipriani un régime de semi-liberté d’une durée d’un an, étape préalable à sa libération conditionnelle. Georges aurait dû ainsi sortir de la prison d’Ensisheim le 19 mai, mais le parquet a fait appel du jugement. L’audience d’appel a eu lieu le 25 juin. Le procureur a répété les mêmes objections (absence de regrets, non-indemnisation des victimes…) alors que le dossier de Georges est parfaitement recevable. La décision a été mise en délibéré pour le 20 août, un délai particulièrement long. Pour Georges, après plus de 22 ans de prison, encore un été à attendre une réponse pour une demande déposée en novembre 2007!

Jean-Marc Rouillan a réintégré la prison des Baumettes, après un séjour à l’Unité hospitalière sécurisée interrégionale de Marseille, où un syndrome de Chester-Erdheim a été diagnostiqué. Le traitement (expérimental) de cette maladie très rare et évolutive étant incompatible avec le maintien en prison, une demande de suspension de peine pour raison médicale a été déposée. Un médecin-expert a été désigné par le juge, mais pour l’heure, au mépris des conséquences pour sa santé, Jean-Marc reste en prison. Après une récente décision de justice arrachée par Jean-Marc, prenant en compte le temps de semi-liberté déjà accompli, le parquet avait déposé un recours. Le 24 juin, la cour de cassation a définitivement confirmé la révocation de la semi-liberté de Jean-Marc qui, s’il dépose une nouvelle demande de libération conditionnelle, devra reprendre au début la longue procédure prévue par la loi sur la rétention de sûreté (passage au Centre national d’observation de Fresnes, avis de la commission multidisciplinaire…).

Régis Schleicher a récemment obtenu une décision de placement en semi-liberté, mais le parquet a fait appel. L’audience a également eu lieu le 25 juin dernier et la décision a été mise en délibéré pour le 23 juillet prochain. Après 25 ans de prison, Régis sortira-t-il de Clairvaux au mois d’août?

Face à la vengeance infinie de l’État, nous voyons qu’il faudra lui arracher un à un les prisonniers révolutionnaires. Prochains rendez-vous du Collectif Ne Laissons pas Faire!:

Jeudi 2 juillet, de 18h à 19h: Rassemblement en face de la direction de l’Administration pénitentiaire, carrefour rue de la Verrerie – rue du Renard (Paris 4e – métro L1-L11 Hôtel-de-Ville).

Lundi 13 juillet, à partir de 19h30: Soirée de soutien: Le 5e Bal antinational annuel fêtera la destruction de la prison de la Bastille. Ce sera aussi une soirée de soutien aux prisonnier(e)s d’Action directe. De la musique, avec Riton la Manivelle et son ogre de barbarie, Hardcore et Ame… Puis soirée D.J.’s (Dansante et Joyeuse), avec 1984 Victory Orchestra et d’autres pousseurs de disques… Ambiance cabaret assurée. Soutien 5 euro (un apéritif offert et menu gargote à prix libre). CICP, 21 ter rue Voltaire, Paris 11e (métro Rue des Boulets ou Nation)

Plus de 250 personnes ont participé vendredi 5 à la fête organisée rue du Fort par la brasserie Verschueren un an jour pour jour après l’opération policière contre le Secours Rouge. Rappelons que la brasserie elle-même avait été perquisitionnée, et que deux de ses travailleurs avaient été arrêtés ce jour-là (une sera libérée le soir même, l’autre compte parmi les inculpés). Le bénéfice de la soirée a été versé au compte de solidarité.

Soirée du 5 juin 2009

Soirée du 5 juin 2009

Compte rendu du CLEA pour l’audience du 29 mai: Au terme d’une audience marathon qui s’est prolongée jusque au-delà 19 heures, le quatrième ‘procès DHKP-C’, cette fois-ci devant la Cour d’appel de Bruxelles, s’est clôturé le vendrei 29 mai. Après les dernières interventions du procureur fédéral et de l’accusateur turc et les dernières plaidoiries de la défense, le dernier mot fut réservé aux inculpés. Vendredi, la partie civile turque a tenu des propos légitimant la torture. L’avocat Vinck a notamment affirmé que les militants du DHKP-C n’étaient pas les victimes du terrorisme d’État turc vu qu’ils étaient morts en grève de la faim. Lire la suite et le dossier du CLEA

L’attaque policière contre notre Secours Rouge a touché ‘collatéralement’ la brasserie Verschueren où travaillent deux de nos membres arrêtés le 5 juin dernier. Tous leurs collègues et une large frange de la clientelle se sont mobilisés pour les militants arrêtés. Un an jour pour jour après les arrestations, un pot de solidarité est organisé par la brasserie Verschueren. Les bénéfices de cette soirée (qui commencera à 18 heures) serviront à couvrir les frais de défense des inculpés.

Voir le blog du Verschueren

La cour d’appel de Bruxelles, qui examinait aujourd’hui ‘au finish’ le dossier à charge de six militants et sympathisants du DHKP-C, a entendu, ce vendredi, les dernières plaidoiries et une brève réplique du ministère public. Le mot de la fin est revenu à Bahar Kimyongür et Musa Asoglu. La cour d’appel rendra son arrêt le 14 juillet prochain.

Compte rendu du CLEA pour l’audience du 27 mai: Première prise de parole. Une heure durant, l’avocat Kris Vincke au nom de l’Etat turc. ‘Le DHKP-C se fait passer pour une organisation sociale, humaniste voire humanitaire. Le DHKP-C dénonce le sort réservé aux prisonniers politiques en Turquie. Mais, le DHKP-C qu’est-ce que c’est? Une bande de criminels. Le DHKP-C qualifie l’Etat turc de ‘nazi’. Or la Turquie est un Etat de droit, reconnu par l’ensemble des pays – ce qui n’était pas le cas de l’Allemagne hitlérienne. Qui veut imposer sa propre conception du monde à la population? C’est le DHKP-C, une structure de type totalitaire. D’ailleurs, ce mouvement marxiste-léniniste est pourchassé partout et figure sur la liste noire des mouvements terroristes‘. Etc, etc… Comme dans les procès précédents, l’avocat de la partie turque va ainsi s’en tenir à une posture qui n’est pas celle d’une partie civile (laquelle doit faire valoir en quoi la personne morale] préjudiciée, ici l’Etat turc, aurait été précisément dommagée par les prévenus, en quelles circonstances et pour quels montants chiffrés). [Lire la suite

Rapport d’audience du CLEA: Ultra-récidiviste. Johan Delmulle utilise toujours les mêmes recettes. Refuser, par exemple, d’enquêter en Turquie parce qu’’il n’incombe pas à la justice belge de s’interroger sur les délits commis par le DHKPC dans ce pays’. Mais, dans le même temps, accuser les prévenus des pires délits commis par le DHKPC en Turquie même, en affirmant que ces actions sont dirigées et organisées à partir de la Belgique (de ‘l’Etat-major belge installé à Bruxelles ou sur la côte belge’, déclame le représentant du Parquet fédéral). En réalité, comme l’avait conclu à juste titre la Cour d’appel d’Anvers, le Parquet n’a jamais apporté aucune preuve, aucun début de preuve de l’implication des prévenus dans des actes criminels voire terroristes ayant été perpétrés en Turquie (ni à plus forte raison en Belgique ou dans quelque autre pays que ce soit). Lire la suite

Ci-dessous: les speeches du rassemblement de la première journée:

Une centaine de personnes (parmi lesquelles une délégation de notre Secours Rouge) étaient venues apporter leur soutien aux militants et sympathisants du DHKP-C à l’occasion de la reprise de leur procès devant la cour d’appel de Bruxelles. Dès le début des débats, la défense a immédiatement soulevé quatre arguments qui devraient arrêter le procès. Un problème s’est posé lorsque les sympathisants des inculpés ont tenté de pénétrer dans la salle d’audience pour assister aux débats. La police n’a laissé qu’un nombre limité de personnes entrer et a relevé l’identité de chacun. Après protestation de la défense, le parquet fédéral a cédé et donné l’ordre aux services de sécurité de laisser entrer tout le monde et de ne plus relever leur identité.

Prise de parole de Bahar Kimyongür

Prise de parole de Bahar Kimyongür

Calicot du SR au procès DHKP-C

Calicot du SR au procès DHKP-C