Des agents de la brigade provinciale d’information de San Sebastián de la police nationale ont arrêté aujourd’hui (vendredi) à 19h15, à Bergara (Guipúzcoa), le membre présumé d’ETA Juan Carlos Arriarán Ibarra, alias ‘Giuseppe’. Celui-ci aurait quitté la France en 1982, après le démembrement en Espagne d’un groupe de l’ETA. Il avait été expulsé par les autorités françaises au Panama deux ans plus tard.

En 1996 que Juan Carlos Arriarán Ibarra et d’autres membres présumés d’ETA, Eugenio Barrutiabengoa Zabarte et Miguel Angel Aldana Barrena, accusés de nombreuses actions armées d’ETA, avaient vécu sous leur véritable identité au Venezuela. Peu de temps après, Arriarán avait été condamné par un tribunal de Paris à trois ans de prison. Postérieurement en décembre 2005, la demande de la justice française s’est transformée en MAE qui a donné lieu à son arrestation.

Juan Carlos Arriarán Ibarra

Juan Carlos Arriarán Ibarra

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La cour d’assises spéciale de Paris a condamné, vendredi 12 décembre, sept membres d’ETA pour leur implication dans une série de braquages d’entreprises en 2005 et 2006 qui avaient notamment permis de récupérer plus de cinq cents armes de poing, soixante mille cartouches, trente mille plaques d’immatriculation et 1,2 tonne de poudre d’aluminium (utilisée pour la confection d’explosifs).

Mikel Kabikoitz Carrera Sarobe a été condamné à vingt ans de réclusion. Surnommé « Ata », il avait déjà été condamné, en avril 2013, à la réclusion criminelle à perpétuité assortie d’une période de sûreté de vingt-deux ans (le maximum) pour la mort de deux gardes civils espagnols à Capbreton (Landes) en 2007. Il doit, par ailleurs, être jugé dans les prochains mois, à nouveau devant les assises spéciales, pour la mort, en mars 2010, d’un policier français en Seine-et-Marne. La cour d’assises spéciale a aussi condamné vendredi Zigor Garro Perez et sa compagne, Marina Bernado Bonada, à dix-sept ans de réclusion chacun, assortis d’une période de sûreté des deux tiers. Dans les deux cas, la cour a prononcé la confusion de ces peines avec de précédentes condamnations, trois pour M. Garro Perez (trois, dix et dix ans) et deux pour Mme Bernado Bonada (neuf et neuf ans). Borja Gutierrez Elorduy, Iurgi Mendinueta Mintegi, Ibon Gogeaskoetxea Arronategi et Oihan Barandalla Goni ont été condamnés respectivement à des peines de douze, sept, cinq et quatre ans.

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Un nouveau procès se tient actuellement devant la Cour d’Assises à Paris visant sept prisonniers politiques basques : Marina Bernado Bonanza, Zigor Garro Perez, Mikel Karrera Sarobe, Borja Gutierrez Elordui, Oihan Barandalla Goñi, Ibon Goieaskoetxea Arronategi, Iurgi Mendinueta Mintegi. Tous ont déjà été condamnés, certains plusieurs fois, en Correctionnelle voire en Assises. Le procès concerne une série d’attaque à mains armées que l’accusation met sur le compte de la logistique d’ETA, contre des entreprises fabriquant ou vendant des plaques minéralogiques, des armes et munitions, des produits chimiques entrant dans la composition d’explosifs, ou de matériel servant à la sécurisation de papiers d’identité.

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Le porte-parole d’un groupe de jeunes indépendantistes basques a été placé en garde à vue mercredi 15 au matin et une perquisition a été menée au local du groupe Aitzina, (« En avant! » en basque), avec la saisie de matériel informatique. Aitzina a été créé en novembre 2013 et entend rassembler les jeunes de la gauche nationalistedu Pays basque côté français

Le 14 juillet, plusieurs panneaux de communes du Pays basque, rédigés en langue française, avaient été retirés de leurs emplacements aux entrées et sorties des villages. Aitzina avait revendiqué l’action pour dénoncer la francisation des noms des communes basques. Ils avaient tenté de les embarquer en gare de Saint-Jean-de-Luz dans un train à destination de Paris mais les panneaux étaient finalement restés à quai. Plusieurs collectivités avaient porté plainte et une enquête pour « vols » et « recels de vols » avait été ouverte par les gendarmes.

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Le 20 septembre le réseau SARE a été fondé à Bilbao. il s’agit de la nouvelle organisation de défense des prisonniers politiques de la gauche nationaliste basque. La précédente organisation fondée pour ce soutien, HERRIRA, avait été criminalisée. SARE présente un profil différent, ayant comme porte-parole un ancien sénateur, Joseba Azkarraga. Le premier objectif de SARE est la lutte contre la dispersion des prisonniers basques aux quatre coins de l’état espagnol. SARE reprendrait en charge la manifestation annuelle de soutien aux prisonniers pris en charge par HERRIRA jusqu’à son interdiction puis, cette année, prise en charge par un groupe informel de citoyens malgré les tentatives d’interdiction. La manifestation de cette année avait été un énorme succès, rassemblant 130.000 personnes. Une procédure a été lancée pour interdire SARE dès sa fondation, mais elle n’a pas abouti.

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Joseba Permach et Rufino Etxeberria, dirigeants historiques de Batasuna, ont été condamnés à la plus lourde peine, soit trois ans de prison pour appartenance à ETA. Au total, huit personnes ont été condamnées pour ce motif et 12 autres pour “collaboration avec une organisation terroriste”, à des peines allant de un an et trois mois jusqu’à trois ans d’emprisonnement.

Quatorze autres personnes ont été acquittées lors de ce procès fleuve, qui a duré d’octobre 2013 à juillet 2014, devant le tribunal de l’Audience nationale à Madrid, notamment chargé des dossiers de terrorisme. L’enquête, ouverte en 2002 par Baltasar Garzon, portait sur le financement présumé de l’ETA par les “herriko tabernas” (“tavernes du peuple”) basques, réputées proches de Batasuna, parti interdit en 2003. La cour a estimé que les “herriko tabernas” constituaient, “en plus du service financier qu’ils apportaient au mouvement de libération national basque, contrôlé par l’ETA, une infrastructure logistique pour le développement des activités satellites contrôlées par le groupe”.

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Quelque cinq mille personnes, venues de toutes les provinces du Pays basque, ont parcouru les rues de Bayonne samedi 14 juin en fin d’après-midi. Trois mots d’ordre étaient avancés : « droits de l’homme, résolution (du conflit basque) et paix (au Pays basque) ». Avaient appelé à cette manifestation la quasi-totalité des partis politiques, de nombreuses associations actives à Bayonne et dans sa région, qu’elles soient sociales, culturelles ou de soutien aux prisonniers, tant en France qu’en Espagne. Mais également près de 300 élus locaux du Pays basque français.

La situation des prisonniers basques était au centre de cette mobilisation. Ils sont 103 en France et 365 en Espagne, essentiellement à cause de dossiers liés aux actions d’ETA. Les comités de soutien à ces personnes incarcérées mettent en avant deux revendications : comme le permettent les lois en France ainsi qu’en Espagne, que les prisonniers soient rapprochés de leurs familles, et que ceux d’entre eux qui sont gravement malades puissent bénéficier d’un régime permettant les soins approfondis à l’extérieur des établissements. Par exemple pour Ibon Fernandez, dit Susper, incarcéré à Lannemezan (Hautes Pyrénées) et atteint de sclérose en plaque : sa requête de libération doit être examinée par la justice le 20 juin.

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Ander Albisu Maiz avait posté sur YouTube, entre décembre 2006 et février 2010, sous le profil de “herrill”, des enregistrements louant l’action d’ETA. Il a été condamné à un an de prison par l’Audience nationale, la plus haute juridiction pénale en Espagne. Il s’agit de la troisième personne à être condamnée en Espagne pour délit d'”apologie du terrorisme”.

 En février denier, Alba Gonzalez Camacho, âgée de 21 ans, avait être condamnée par la justice pour incitation au terrorisme sur Twitter. Le rappeur Paul Rivadullo, avait écopé de deux ans de prison. 
En avril dernier, la garde civile a arrêté 21 personnes dans plusieurs villes d’Espagne pour “apologie du terrorisme” sur les réseaux sociaux. 

Selon ce corps de sécurité, les personnes arrêtées ont posté des commentaires sur le net exprimant “le désir de voir les organisations terroristes toujours actives continuer à commettre des attentats”. 

Elles ont aussi fait l’éloge d’attentats déjà commis de terroristes jugés et condamnés et souhaité, en plus, “la bienvenue aux prisonniers terroristes qui ont été libérés”.