C’est vers 19h dimanche soir qu’une cinquantaine de guérilleros de la NPA, ont encerclé le siège de la Police Nationale des Philippines (PNP) de la ville de Governor Generoso, dans le Davao Oriental. L’un d’eux, à l’aide d’un mégaphone, a appelé les 14 policiers retranchés à l’intérieur à se rendre: « Vos familles vous attendent à la maison, nous voulons seulement vos armes! » Mais les policiers ont ouvert le feu, déclenchant une fusillade de deux heures. Ils se sont finalement rendus. Trois policiers ont été blessés, ainsi qu’un civil touché par une balle perdue.

Les guérilleros sont arrivés et repartis à bord de trois pick-ups et d’un camion, en emportant l’arsenal du bâtiment (notamment six fusils d’assaut) et un prisonnier, l’inspecteur chef Arnold Ongachen, commandant de la police provinciale, qui se trouvait dans le bâtiment. Les troupes du 28e Bataillon d’infanterie et de la police locale, appuyées par deux hélicoptères, ont mené en vain une opération de poursuite. D’autres forces ont établi des check-points partout dans la province. Lundi en début d’après midi, les véhicules ayant servi aux guérilleros ont été retrouvés à 25 kilomètres du lieu de l’attaque.

Le mur criblé de balles du siège local de la police nationale (PNP)

Le mur criblé de balles du siège local de la police nationale (PNP)

Quatre soldats et deux guérilleros de la NPA ont été blessés dans un échange de tirs, mercredi, dans l’arrière-pays de Columbio, dans le Sultan Kudarat. Un détachement du 39e Bataillon d’infanterie, qui patrouillai dans une zone isolée à Barangay Datal Blao (Columbio), a été pris sous le feu d’une trentaines de guérilleros du Front 72 de la NPA. Les guérilleros se sont repliés vers la frontière provinciale du Nord Cotabato et du Sultan Kudarat quand ils ont commencé à manquer de munitions, emportant semble-t-il deux des leurs blessés. Quatre militaires ont été transportés à l’hôpital.

Patrouille anti-guérilla de l'armée philippine

Patrouille anti-guérilla de l’armée philippine

Des rassemblements ont eu lieu dans les grandes villes du Kazakhstan, notamment à Astana (nord), Almaty (sud) et Karagandy (centre), pour protester contre un projet de réforme agraire qui permet notamment aux étrangers de louer des terres pour 25 ans plutôt que 10 précédemment.Les autorités avaient interdit ces manifestations. A Almaty, la principale ville du pays, une centaine de personnes est tout de même descendue dans les rues. Le procureur général adjoint a annoncé 40 arrestations samedi de personnes ayant organisé ou participé à ces manifestations interdites.

En avril, des manifestations avaient déjà été organisées contre cette réforme agraire, présentée comme importante par le gouvernement pour attirer les investissements étrangers. Les politiques agraires constituent un sujet très sensible dans cette ancienne république soviétique, où l’on se souvient des privatisations des années 1990 avec amertume et où la Chine voisine cherche à étendre ses intérêts agricoles.

Policiers kazakhs

Policiers kazakhs

Deux miliciens anti-guérilla ont été tués dimanche matin lorsque les combattants de la NPA ont attaqué ce dimanche matin leur détachement à Barangay General Luna (Negros Occidental). Au moins 40 membres de la NPA ont attaqué un détachement de paramilitaires anti-guérilla des CAFGU vers 05H.30. Les guérilleros maoïstes ont capturé deux miliciens et se sont emparés de neufs armes.

CAFGU à Mindanao

CAFGU à Mindanao

Un détachement de la 303e brigade d’infanterie de l’armée philippines menait une opération anti-guérilla hier à Sitio Carbon (région du Visayas occidental) quand il s’est retrouvé sous le feu d’une dizaine de combattants de la NPA. Trois militaires ont été tués et deux autres blessés.

Militaires philippins

Militaires philippins

Un détachement du 20e Bataillon d’infanterie, basé dans la ville Catubig, Northern Samar, est tombé dans une embuscade alors qu’il recevait d’une mission d’escorte de livraison de matériel électoral à Mapanas pour les élections du 9 mai. Un IED a explosé au passage de leur véhicule, et les guérilleros ont ensuite ouvert le feu à l’arme automatique. Un militaire a été tué et un autre blessé.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

La NPA a procédé hier mardi à la libération simultanée de cinq autres prisonniers de guerre. Trois policiers et deux soldats avaient été capturés par la guérilla le 3 avril dernier dans trois barrages routiers établi par la NPA dans le nord de Mindanao. Deux policiersont été libérés à Barangay Bulonay (province de Bukidnon), deux militaires à Barangay Balit (Agusan del Sur), et le troisième policier à Barangay Banglay (Misamis Oriental). Les maoïstes ont remis les prisonniers aux comités de crise locaux qui ont agi comme intermédiaires entre le gouvernement et les familles des captifs d’une part, et la NPA de l’autre. L’armée avait accepté de suspendre pendant cinq jours ses opérations dans la région pour favoriser ces libération.

Un groupe de guérilleros lors des dernières libérations

Un groupe de guérilleros lors des dernières libérations

La NPA a libéré ce lundi les cinq policiers capturés en avril dernier à Barangay Salapawan, dans le district de Paquibato. Les maoistes avaient réunis des centaines d’habitants de Barangay Lumiad pour une cérémonie de libération des prisonniers de guerre en présence des membres des familles des cinq policiers prisonniers de guerre. Un membre du 1er bataillon « Pulang Bagani » de la NPA a lu l’ordre de libération émis par le Front démocratique national.

Un délégué de la NPA lit l'ordre de libération devant les prisonniers

Un délégué de la NPA lit l’ordre de libération devant les prisonniers

La NPA a publié dimanche une vidéo des cinq policiers capturés par la guérilla le 16 avril (voir notre article). Dans une vidéo, la NPA déclare que les cinq prisonniers de guerre sont sous la garde de la Première Pulang Bagani Bataillon. Sur cette vidéo, les policiers prisonniers appellent à la cessation des opérations militaires dans le district de Paquibato et à la reprise des négociations.

Les policiers capturés

Les policiers capturés

Les habitants de la province chinoise du Zhejiang mènent une campagne contre le projet de construction d’une usine d’incinération d’ordures près de leur domicile. 10.000 d’entre eux ont participé à des manifestations consécutives mercredi et jeudi dans le canton de Xitangqiao, près de la ville de Jiaxing. Ils se sont affronté à un milliers de policiers anti-émeute qui ont largement fait usage de matraque et de gaz lacrymogène. Des dizaines de manifestants ont été blessés et des dizaines entraînés dans des véhicules de police. Le gouvernement local a déclaré qu’il annulerait le projet, mais la population locale a exigé la libération de tous ceux qui avaient été arrêtés. Les manifestants disent que l’usine d’incinération prévue est trop proche des écoles et d’un quartier résidentiel et que la pollution aura probablement une incidence sur leur santé.

Un manifestant matraqué

Un manifestant matraqué