Cinq policiers ont été blessés dans une embuscade Nouvelle Armée du Peuple dans la province de Sorsogon lundi après-midi. Les policiers étaient sur leur chemin de retour vers leur commissariat, dans la ville de Gubat, quand ils ont été attaqués à l’arme automatique à Sitio Casili, à 14h45 heure locale. La fusillade a duré une quinzaine de minutes. Les guérilleros se sont retirés avant que les renforts, dépêchés par le commissariat de Gubat et par le 5e bataillon régional de Sécurité, ne soient arrivés sur le lieu de l’embuscade.

Cérémonie de la NPA

Cérémonie de la NPA

La guérilla maoïste a mitraillé pendant 20 minutes une base de la contre-guérilla dans la localité de Sumimao (province de Davao City) hier dimanche. La base est occupée par des détachement de la milice anti-guérilla CAFGU et par des militaires du 72e bataillon d’infanterie. Cette base sert de point de départ pour les patrouilles de contre-guérilla dans le district de Paquibato.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

La NPA a annoncé que Dario Otaza, le maire de Loreto, et son fils Daryl, qui avaient été capturés à leur domicile lors d’une opération de la guérilla le 19 octobre (voir notre article), avaient été jugés par un tribunal populaire, condamnés pour crimes anti-populaire, et exécutés. Plus spécifiquement, Otaza a aidé le militaire à déporter des communautés autochtones dans la région et à torturer des enfants. Le père et le fils ont en outre commandité le meurtre d’au moins trois personnes.

 Dario Otaza, feu le maire de Loreto, trinquant avec des militaires

Dario Otaza, feu le maire de Loreto, trinquant avec des militaires

Un officier de l’armée philippine a été tué dans un combat avec la guérilla maoïste dans le Mindoro occidental. Un détachement du 4e bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale effectuait une patrouille de sécurité lorsqu’il s’est heurté dimanche à un groupe d’une dizaine de combattants de la NPA au village de Batasan, (San Jose). Le commandant du détachement, le premier lieutenant Mike Nollora a été touché. Son évacuation a été retardée parce que la zone n’était pas sécurisée pour l’atterrissage de l’hélicoptère d’évacuation médicale et l’officier est mort des suites de sa blessure.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Un membre présumé de la NPA a été blessé et capturé après une fusillade avec les policiers de la ville Alegria (Surigao del Norte). Le prisonnier n’a pas été identifié par la police, il appartiendrait au Front de guérilla n°16 de la NAP commandé par Rolando Leyson Jr., alias « Ka Edroy ». C’est par hasard qu’une patrouille de la Compagnie Régionale de Sécurité publique est tombée sur une quinzaine de guérilleros, mardi passé à Barangay Ombong. Ce lendui matin, un groupe d’homme armé que l’on pense appartenir à la NPA est venu capturer le maire de Loreto (Agusan del Sur) à son domicile.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Les guérilleros de la NPA ont capturés à un barrage routier la semaine passée deux soldats du 25 e Bataillon d’infanterie de l’armée gouvernementale dans la localité de Barangay Casoon (province de Compostela Valley). Les guérilleros ont récupéré les armes des soldats qui feront l’objet d’une enquête pour vérifier s’ils n’ont pas maltraité les populations de la région.

combattants de la NPA

combattants de la NPA

Un militaire du 26e Bataillon d’infanterie a été capturé samedi par une colonne d’une trentaine de combattants (y compris cinq femmes) de la NPA dans la localité de Policarpio, à San Luis, (Agusan del Sur). Le soldat circulait en moto lorsqu’il a été arrêté par les guérilleros qui l’ont emmené avec eux dans la jungle. Le lendemain, c’est-à-dire hier dimanche, les guérilleros ont fait exploser un IED qui a blessé cinq militaires du 8e Bataillon d’infanterie, parmi lesquels un officier. L’explosion a eu lieu dans la localité de Pagan, à Kitaokitao.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Des scientifiques chinois conduisent actuellement des expériences pour entrainer des nichées de souris à détecter les substances narcotiques, explosives ou quoi que ce soit pourvu qu’elles aient une odeur… Un groupe de rongeur peut être prêt à l’emploi en quelques jours et de façon extrêmement précise. Inutile de préciser les avantages économiques qu’auraient douaniers et policiers en remplaçant leurs bergers allemands par des souris.

Le procédé pour ‘entrainer’ les souris semble très simple : les scientifiques ont simplement privé une quinzaine de spécimènes d’eau pendant une semaine, puis ils les ont approché d’un bouton qui ne délivrait de l’eau que si l’odeur a détecter était présente. Après 5 jours, toutes les souris appuyaient au bon moment sur le bouton, avec 98% de précision qu’elles soient seules ou en groupe. Les scientifiques vendent une boite de rongeurs pour 16$, plus le prix des souris. Le processus d’entrainement peut être fait par un ordinateur. Des scientifiques chinois avaient déjà tenté la même expérience, avec un succès moindre avec des abeilles qui avaient le désavantage de terroriser tous ceux qui se trouvaient à proximité. Ce n’est pas la première fois que des rongeurs sont utilisés pour des fouilles : une université new-yorkaise avait également génétiquement modifié une souris pour développer son odorat et détecter les bombes, un aéroport israélien avait créé un scanner dont les souris fouillaient les matériaux suspects, la police hollandaise avait utilisé une équipe de 5rats bruns entrainés à détecter drogues et explosifs. Enfin, la Tanzanie et le Mozambique utilisent des rats pour trouver les mines enterrées.

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Le gouverneur de la province de Surigao del Sur a annoncé que que le village de Diatagon, un village tribal Manobo, avait été attaqué par un groupe paramilitaire anti-communiste appelée Force Magahat-Bagani. Le village est devenu une ville fantôme depuis le premier septembre: les 2.000 habitants du village ont fui leurs maisons après que les miliciens soient venus égorger le directeur de l’école, une figure connue de la communauté engagé dans la défense des terres ancestrales, et un troisième habitant. Les miliciens ont aussi brûlé le bâtiment de la coopérative communautaire.

La Force Magahat-Bagani, composé de quelques dizaines d’hommes (souvent des déserteurs de la guérilla) armés et entraînés par l’armée gouvernementale, a déjà tué des dizaines de personnes dans la région depuis 2009. Elle se livre aussi au racket des populations tribales, ou sert de bras armé aux compagnies minières. Elle a toujours bénéficié de la protection de l’armée, et cette fois encore, un porte parole de l’armée a tenté de couvrir les miliciens en avançant que le triple meurtre avait « peut-être » été commis par la NPA. Mais de nombreux témoignages ont reconnu les miliciens parmi les tueurs et le gouverneur a exigé la dissolution immédiate de la milice.

Manifestation des Manobo contre les exactions de l'armée

Manifestation des Manobo contre les exactions de l’armée

Par ailleurs, un responsable présumé de la NPA a été arrêté dans une opération conjointe de la police et l’armée ce lundi avant l’aube, à Barangay Malanday (Marikina City). René Nuyda Jr. serait le secrétaire du Comité régional de Bicol de la NPA. Un autre cadre recherché de la NPA a été arrêté avec lui. Les deux hommes étaient recherchés notamment pour des embuscades contre l’armée. Un pistolet, deux grenades, plusieurs ordinateurs et téléphones ont été saisis lors de l’arrestation.

Alors que de nombreuses manifestations demandent la démission du président de la Malaisie, la police a raflé le Rumah Api, un lieu bien connu de la scène punk à Kuala Lumpur. La rafle a eu lieu ce 28 août aux alentours de 23h30, entre 120 et 150 personnes ont été arrêtées, ce qui représente à peu près toutes les personnes présentes. La police n’a pas voulu leur dire pourquoi elles étaient arrêtées, mais c’est probablement en lien avec les manifestations antigouvernementales. Une fois qu’elle a transféré tous les prisonniers vers son QG, la police a posé des scellés sur le squat où quelques habitants étaient toujours présents.

Au QG de la police, les avocats ont attendu toute la nuit devant la porte sans que la police ne les laisse entrer. Finalement, après trois jours, les punks auraient été relâchés très tôt ce matin. Deux d’entre eux sont toujours enfermés car ils ne sont pas Malaisiens, il s’agit d’un Philippin et d’un Indonésien.

La rafle au Rumah Api

La rafle au Rumah Api