Le procès de l’antifasciste Maja et d’autres accusés, prévu à Budapest, a été reporté au 4 février en raison de l’envoi tardif de documents médicaux. Lors des audiences, les rassemblements de solidarité ont été interdits et de nombreux spectateurs se sont vus refuser l’accès, malgré des salles largement vides. Des proches ont été suivis par la police après les audiences. Par ailleurs, une journée internationale d’actions était organisée le 15 janvier 2026 avec de très nombreuses initiatives en France, Belgique, Allemagne ou encore en Italie.

Le 13 janvier 2026 s’ouvre à Düsseldorf un vaste procès s’inscrivant dans l’affaire dite de Budapest, visant Paula, Nele, Emi, Moritz, Clara et Luca, accusés d’avoir participé en février 2023 à des affrontements avec des néonazis dans la capitale hongroise, en marge du rassemblement d’extrême droite du « Jour de l’honneur ». La justice allemande retient des chefs d’accusation lourds : violences aggravées, appartenance à une organisation criminelle et tentative de meurtre. Les six militants, en détention provisoire depuis qu’ils se sont rendus début 2025 après deux ans de clandestinité, comparaissent dans un procès ultra-sécurisé prévu sur 72 audiences jusqu’en janvier 2027, accompagné d’une mobilisation solidaire et de critiques sur une criminalisation de l’antifascisme.

Rexhino Abazaj, dit « Gino », militant antifasciste albanais de 33 ans, a été remis en liberté sous contrôle judiciaire à Paris le 24 décembre, dans l’attente de l’examen d’un éventuel transfert vers l’Allemagne le 28 janvier. Visé par un mandat d’arrêt européen émis par la Hongrie suite à sa participation à une mobilisation antifasciste en janvier 2023 à Budapest, il n’avait pas été extradé par la France en raison de risques de traitements inhumains et d’un procès inéquitable. Un nouveau mandat, émis par l’Allemagne pour les mêmes faits, a conduit à son arrestation mi-décembre (voir notre article). Alors qu’il encourt jusqu’à dix ans de prison en Allemagne, son cas s’inscrit dans un contexte de criminalisation de l’antifascisme en Europe. La prochaine audience de Gino se tiendra le 28 janvier.

Emprisonné·e à Budapest en raison de son engagement antifasciste, Maja bénéficie de séances de soutien psychologique par téléphone, mais le temps d’appel limité à 80 minutes par semaine rend ces consultations insuffisantes, réduisant presque à néant ses contacts avec sa famille. Les promesses répétées d’améliorer ses conditions de détention n’ont pas été tenues. Ses soutiens soulignent qu’un transfert en Allemagne est jugé indispensable pour lui assurer un suivi adéquat et des droits fondamentaux respectés.

Le 15 janvier 2026, une journée internationale de solidarité est organisée en soutien à l’antifa Maja qui est en détention depuis plus de 530 jours en Hongrie dans le cadre de l’affaire de Budapest. Le 22 janvier prochain, le verdict concernant son procès sera rendu (voir notre article). Ce jugement pourrait ouvrir la voie à de futures extraditions vers la Hongrie. Les organisateurs appellent à des manifestations et actions pour exiger la libération immédiate de Maja et de tous les antifascistes accusés.

Jeudi 18 décembre, la justice française a finalement décidé l’incarcération de Gino à la prison de Fresnes dans l’attente d’une décision sur l’exécution d’un nouveau mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne, qui l’accuse de violences présumées lors d’événements survenus en marge d’une manifestation néonazie à Budapest en 2023. Cette situation est d’autant plus contestée que la cour d’appel de Paris avait refusé en mars l’exécution d’un mandat similaire émis par la Hongrie pour les mêmes faits (voir notre article). Les soutiens de Gino craignent qu’une remise à l’Allemagne n’ouvre la voie à un transfert vers la Hongrie et dénoncent la collaboration entre États et la répression ciblant les militants antifascistes.

Rexhino Abazaj, dit « Gino », militant antifasciste albanais, a été arrêté en région parisienne sur la base d’un nouveau mandat d’arrêt européen émis par l’Allemagne dans le cadre de l’affaire de Budapest. Déjà interpellé en France en 2024 à la demande de la Hongrie, il avait été libéré après que Paris a refusé son extradition, invoquant des risques de traitement inhumain et l’absence de garanties d’un procès équitable. Cette nouvelle arrestation pourrait conduire à une extradition vers l’Allemagne, faisant craindre à ses soutiens un transfert ultérieur vers la Hongrie. Un rassemblement de soutien est organisé le mercredi 17 décembre dès 13H devant la Cour d’Appel de Paris afin de dénoncer cet acharnement judiciaire et exiger sa libération.

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Mercredi 12 novembre, un rassemblement était organisé place du Châtelet à Paris pour soutenir l’antifasciste Zaid qui s’est récemment réfugié en France (voir notre article). Au même moment se tenait une audience devant la Cour d’Appel de Paris concernant la demande d’extradition des autorités hongroises contre ce militant accusé d’avoir participé à une mobilisation antifasciste en janvier 2023 à Budapest. Le parquet a déclaré ne pas avoir eu le temps d’étudier les documents fournis par les avocats de Zaid, ni préparé ses arguments. Le dossier a donc été renvoyé au 14 janvier prochain.

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Dans la nuit du 6 novembre, une attaque a visé le domicile et le véhicule de Jürgen Illing, consul honoraire de Hongrie à Francfort-sur-le-Main. Selon un communiqué diffusé en ligne, cette action a été organisée en solidarité avec Maja, antifasciste extradée vers la Hongrie dans le cadre de l’affaire dite de Budapest (voir notre article). Les activistes déclarent avoir dégradé la façade de la maison, endommagé un véhicule et vidé un extincteur à l’intérieur du SUV.

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Défenseur des droits humains et organisateur de la Pride de Pécs, Géza Buzás-Hábel fait l’objet de poursuites pénales pour avoir organisé une marche des fiertés interdite. Malgré l’interdiction des autorités, 7 000 à 8 000 personnes avaient défilé le 4 octobre dernier pour défendre les droits LGBTQIA+. Le 28 octobre, il a été interrogé comme suspect par la police dans le cadre d’une enquête criminelle pour « rassemblement illégal ».  Il risque jusqu’à un an de prison.

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