Un important rassemblement de soutien à la lutte du peuple iranien a eu lieu ce samedi de 14h à 16h30 devant l’ambassade d’Iran, avenue Franklin Roosevelt, à Bruxelles. Le rassemblement était composé de deux parties égales bien distinctes, et qui ne se sont pas mélangées: les forces monarchistes/pro-occidentales, et les forces de la gauche anti-islamiste et anti-impérialiste. Le Secours Rouge avait répondu à l’appel des forces révolutionnaires iraniennes qui appelaient à cette manifestation pour soutenir les masses confrontées à la répression des milices du régime islamique. Une prise de parole du SR a permis de rappeler la situation abominable des prisonniers révolutionnaires dans les prisons iraniennes, et notament le massacre des prisonniers appartenant à l’organisation des Guérilleros Fedayins du Peuple d’Iran.

Manif en soutien au peuple iranien

Manif en soutien au peuple iranien

Dans son rapport annuel, le Comité public contre la torture en Israël affirme que les détenus palestiniens sont systématiquement ‘menottés pendant de longues heures de façon à leur infliger de la douleur et les humilier‘ lors des arrestations ou des interrogatoires. Ces mauvais traitements ‘peuvent être assimilés à la torture et sont contraires aussi bien à la loi israélienne qu’à la loi internationale et aux décisions de la Cour suprême interdisant l’usage de la torture‘, écrit l’ONG, faisant état de 547 témoignages de détenus recueillis ces douze derniers mois. Le rapport s’appuie également sur le témoignage d’un soldat ayant servi en Cisjordanie occupée. Il affirme que dans les centres d’interrogatoire ‘les détenus sont menottés durant de longues heures et parfois des jours entiers, alors qu’il n’existe aucun risque d’évasion‘. Il cite des cas où des détenus sont menottés également au niveau des coudes et tiraillés douloureusement.

Voici un an que la compagnie israélienne Camero a mis au point le Xaver (400 ou 800), une caméra portable, qui grâce à des signaux infrarouges permet de regarder à travers des murs épais, y compris du béton armé (mais pas à travers une paroi de métal telle celle d’un containeur de transport maritime). La caméra envoie des signaux radars à très haute fréquence, ce qui permet de voir en temps réel ce qui se passe à travers un mur et tout ceci en 3D. L’appareil visionne des images 3D issues d’un radar UWB (ultrawide band ou ondes ultra longues) breveté. Le terminal portatif léger génère des informations en 3 dimensions d’objets et de formes vivantes à travers diverses formes d’obstacles solides, tels que des murs, des toitures, etc. La portée actuelle de Xaver est de 25 mètres et on prédit une portée de 300 mètres d’ici quelques années. L’appareil a depuis été produit en série et acheté par plusieurs services de sécurité parmi lesquels ceux du Canada.

Le Xaver

Vidéo de démonstration de l’appareil (version 800)

Pour en savoir plus

Le Xaver

Le leader du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) Ahmad Sa’adat est en grève de la faim depuis deux semaines pour protester contre sa mise en isolement. Le Ministre aux Affaires des Prisonniers de l’Autorité Palestinienne Issa Qaraqe, a dit avoir appris que Sa’adat était en mauvaise santé, et que les gardiens de prison tentent de le provoquer.

Ahmad Sa’adat

Les services techniques de l’armée sioniste ont mis au point un prototype de robot serpent sur base de l’expérience de la ‘guerre des bunkers’ au Sud-Liban. Les combattants de la Résistance libanaise, bien embusqués dans des positions soigneusement préparées, avaient infligés de lourdes pertes aux forces d’invasions sionistes à l’été 2006. Le robot filoguidé est apte à remplir des missions de reconnaissance et d’observation mais également des ‘missions suicides’, au moyen d’une charge explosive.

L’expérience de la réoccupation des villes palestiniennes en 2002, et plus particulièrement sur les opérations qui ont eu lieu dans le camp de réfugiés de Balata et dans la casbah de Naplouse a fait émerger une nouvelle doctrine tactique du combat de rue assymétrique. Dans ces lieux constitués de rues étroites et d’une forte densité de logements, propices à une défense basée sur la guérilla urbaine (effet de surprise d’un défenseur connaissant parfaitement le terrain, pièges explosifs installés aux portes ou dans la rue, tireurs embusqués), les soldats israéliens n’ont donc pas attaqué en suivant l’ordre géométrique des rues mais ont préféré pénétrer dans les habitations pour s’y déplacer ensuite en perçant un trou dans les murs et pousser les combattants palestiniens à sortir, où ils pouvaient ensuite être arrêtés ou abattus. Faisant de l’extérieur un espace interdit, les soldats israéliens ont ainsi érigé l’intérieur comme l’environnement de la guerre urbaine. C’est cette tactique qui a été appliquée systématiquement l’année passée à Gaza.

Cette tactique visant à passer à travers les murs dans le cadre de la guerre urbaine s’inscrit dans le cadre des réflexions engagées par l’Operational Theory Research Institute (OTRI), un centre de recherche opérationnel rattaché aux forces armées sionistes. L’OTRI et les pratiques contre-insurrectionnelles qui en découlent proposent elles une ‘géométrie urbaine inversée’ parfaitement résumée par Aviv Kochavi, officier israélien qui a commandé l’offensive de 2002: ‘Nous, nous avons interprété la ruelle comme un endroit par lequel il est interdit de passer, la porte comme un élément qu’il est interdit de franchir, la fenêtre comme un élément par lequel il est interdit de regarder, pour la simple et bonne raison qu’une arme nous attend dans la ruelle, un piège nous attend derrière les portes. C’est que l’ennemi interprète l’espace de façon traditionnelle et classique, et que moi, je ne veux pas obéir à son interprétation pour tomber dans ses pièges‘.

Technique de contre-guérilla à Gaza

Technique de contre-guérilla à Gaza