Jeudi 8 novembre 7 personnes, françaises, suisses et italiennes comparaissaient au tribunal de Gap dans le cadre de l’affaire « de Briançon » (voir notre article précédent). Accusé.es d’aide à l’entrée irrégulière d’étrangers sur le territoire français le procureur a demandé des peines de 12 mois de prison dont 8 avec sursis pour deux d’entre eux et des peines de 6 mois avec sursis pour les cinq autres prévenu.es.

Le procès s’est tenu dans une ambiance tendue. A l’intérieur du tribunal certains accusé.es ont voulu souligner le caractère politique de ce procès et ont tenu à parler du contexte global du problème migratoire. La présidente elle a tenu a écarter toute politique des débats, « Ici on fait du droit, rien que du droit ». A l’extérieur du tribunal des centaines de militant.es c’étaient réuni.es pour soutenir les accusé.es. Une manifestation et un rassemblement se sont tenus tout le long de la journée. La police était présente en nombre. Des barrages avec fouille et contrôle d’identité ont eu lieu toute la journée sur tous les accès de la ville de Gap plusieurs convois de soutien se sont retrouvé bloqués dans la région. La police a déclaré être à la recherche « d’armes, munitions et stupéfiants ».

Le verdict sera rendu le 13 décembre.

Manifestation de soutien aux 7 de Briançon

Après l’élection du président fascistes au Brésil le ministre italien de l’Intérieur a tweeté: “Après des années de discussions, je demanderai le retour en Italie du terroriste rouge Battisti (…) J’ai hâte de rencontrer Bolsonaro, je suis heureux de me rendre personnellement au Brésil pour aller chercher Battisti et l’emmener dans les prisons de la patrie”. Jair Bolsonaro a promis de faire livrer à Matteo Salvini l’écrivain Cesare Battisti, ancien membre du groupe Proletari armati per il comunismo, condamné à plusieurs peines de prison à vie et réfugié au Brésil depuis 2007.

“Bolsonaro peut dire ce qu’il veut, je suis protégé par la Cour suprême. Ce ne sont que des paroles, des fanfaronnades. Il ne peut rien faire, il y a une justice et je suis protégé par la justice”, a déclaré Cesare Battisti à Radio Rai. Jusqu’à récemment, Battisti vivait à Cananéia, un village de pêcheurs situé sur la côte de São Paulo.

Cesare Battisti

Cesare Battisti

7 militant.es de France, Suisse et Italie seront à Gap le 8 novembre prochain. Ils/Elles risquent jusqu’à 10 ans de prison et 750.000 euros d’amende pour « aide à l’entrée sur le territoire français d’étrangers en situation irrégulière, le tout en bande organisée ». Ces militant.es avaient participé à une marche contre les frontières le 22 avril passé en réponse aux provocations d’un groupe néo-fasciste à la frontière franco-italienne.

Deux suisses et une italienne avaient été arrêté.es le jour même et ont déjà passé plus d’un mois en détention préventive (notre précédent article sur l’affaire). Par la suite et après une enquête 3 autres militant.es français.es ont été arrêté.es et devront aussi se présenter au tribunal. Plusieurs collectifs de soutien appellent à des mobilisations durant le procès et à se rendre à Gap le 8 novembre.

Manifestation solidaire des inculpés de Briançon

Manifestation solidaire des inculpés de Briançon

La Cour de Turin a prononcé ce matin les lourdes peines envers 16 militants No Tav accusés d’avoir participé à la journée de lutte du 28 juin 2015. Ce jour là, une des innombrables manifestations en direction du chantier avait été, comme à chaque fois, bloquée et attaquée par la police. Des affrontements s’en étaient suivi.

Il n’y a eu que 3 acquittements, les 13 autres accusés se partagent 33 ans de prison. Ces condamnations s’ajoutent à celles, déjà très nombreuses, prononcées par la Cour de Turin contre les militants du mouvement. Le procureur Rinaudo avait demandé des peines doubles… L’audience s’est déroulée en état de siège avec point de contrôle des carabiniers et une vingtaine de membres de la DIGOS (police politique) dans la salle. Des listes de proscriptions ont interdit l’accès de certains militants à l’audience. Selon les carabiniers, ces ordres et cette liste provenaient du procureur.

28 juin 2015: le Valsusa noyé de gaz lacrymogènes

28 juin 2015: le Valsusa noyé de gaz lacrymogènes

Le 12 octobre à Marseille, les jeunes Révolutionnaires revendiquent des dégradations sur la façade du consulat d’Italie en solidarité avec Nadia Lioce, prisonnière des Brigades Rouges PCC.

Le twitter des JR

Marseille: Le consulat d’Italie tagué en solidarité avec Nadia Lioce

Nadia Lioce, militante des BR-PCC (Brigades Rouges pour la construction du Parti Communiste Combattant), a été acquitté ce vendredi dans son procès pour une action de protestation menée en 2017 contre les restrictions supplémentaires mis en place dans le cadre de son isolement total (voir notre article précédent)

Des représentants du Secours rouge ont participé aux deux rassemblements de soutien organisés ce vendredi devant la prison où elle est détenue et devant le tribunal. En raison de son régime d’isolement, Nadia Lioce comparait via une vidéoconférence depuis la prison de l’Aquila.

Italie: Nadia Lioce acquittée dans le procès de rébellion contre l’isolement carcéral

Des violentes échauffourées entre gendarmes et manifestants ont éclaté samedi après-midi sans faire de blessé à la frontière franco-italienne, au col de Montgenèvre. Ces affrontements se sont déroulés durant deux heures, en marge d’un rassemblement pro-migrants de cinq jours en Italie. Baptisé “Passamontagna”, l’évènement basé sur la commune de Clavière en Italie, a regroupé près de 500 personnes parmi lesquelles une majorité d’Italiens, mais aussi des Français, des Espagnols, des Allemands, des Hollandais et des Autrichiens. Environ 100 à 150 manifestants, visage masqué pour la plupart d’entre-eux, ont lancé des projectiles sur les gendarmes qui ont usé de grenades lacrymogènes et assourdissantes. Aucune interpellation n’a eu lieu.

Le face à face à Montgenèvre

Le face à face à Montgenèvre

Le 28 septembre, le procès de Nadia Lioce, militante des BR-PCC (Brigades Rouges pour la construction du Parti Communiste Combattant), reprendra à l’Aquila. Ce procès vise à réprimer la résistance de Nadia contre les conditions inhumaines de détention qui lui sont imposées dans le cadre du régime d’isolation spéciale 41bis. Ce régime est également appliqué contre d’autres membres des BR-PCC : Roberto Morandi et Marco Mezzasalma. Nadia est emprisonnée depuis 2003 et en isolement 41bis depuis 2005. Une manifestation aura lieu devant le tribunal à Turin le jour de l’audience, à l’appel de la section turinoise du Secours Rouge International. En solidarité avec Nadia Lioce, le Consulat Général d’Italie, situé Rue de Livourne à Bruxelles, a été tagué hier.

Le Consulat général d’Italie à Bruxelles

Le Consulat général d'Italie à Bruxelles

Pierluigi “Luisi” Caria, militant de la gauche indépendantiste sarde, a été perquisitionné hier par la Digos (police politique) de Nuoro, sur ordre du Procureur de Cagliari, parce qu’il fait l’objet d’une lourde accusation d’association avec le terrorisme. Les enquêteurs sont la cible de ses voyages l’an dernier au Moyen-Orient pour participer à la lutte du Rojava contre le califat de Daesh. Son passeport a été saisi ainsi que de ses cartes SIM, et il apparait qu’il a fait l’objet d’écoutes téléphoniques.

Solidarité Sardaigne-Kurdistan

Solidarité Sardaigne-Kurdistan

Vendredi 13 juillet, une opération de police massive a eut lieux à Turin, contre des militants actifs dans les mouvements étudiants ; dans les actions anti-expulsion de logement et No-TAV Neuf militants ont été assigné à résidences et des mesures préventives ont été prises contre 15 autres militants. Par ailleurs, le centre social Askatasuna et l’espace populaire Neruda ont été pris d’assaut par la police.

Cette opération est en lien avec des affrontements entre policiers et militants, ayant eut lieux à l’occasion de la manifestation du premier mai 2017 (voir notre article). Le procureur Rinaudo a cité des preuves de nature explicitement politiques pour justifier ces arrestations. Ainsi, il est notamment reproché aux militants d’avoir formé à cette manifestation un bloc séparé de celui du bloc des syndicats traditionnels et du parti démocrate. Plus d’information ici

Les incidents de Turin

Les incidents de Turin