Samedi après-midi, les maoïstes ont capturé Alex Paul Menon, un politicien de l’état de Chhattisgarh (centre de l’Inde) après avoir abattu ses deux gardes du corps dans le village de Manjhipara (district de Sukma). Menon est un politicien influent au Sukma, le magistrat du district et un haut fonctionnaire. Le secrétaire du Comité du Parti Comuniste d’Inde (Maoïste) pour le Sud-Bastar vient de faire connaître, dans un communication authentifiée à la BBC, les conditions des maoïstes pour libérer leur prisonnier: la libération de huit de leurs cadres et l’arrêt de l’opération de contre-guérilla Green Hunt dans les zones tribales du Bastar.

Peu avant l’enlèvement de Menon, un véhicule transportant trois politiciens et un autre magistrat de district avait sauté sur un IED près de Bijapur. Deux dirigeant du parti fasciste BJP avaient été tués dans l’explosion. Dans l’état voisin de l’Orissa un parlementaire est détenu depuis le 23 mars par la guérilla.

Cinq personnes soupçonnées d’être membres de la NPA ont été arrêtées dans les villages de Pubao (San Carlos City) et de Refugio (Calatrava town), dans le Negros Occidental. L’une d’elle a été formellement identifiée comme Hernando Llorente, alias Adoy, le commandant du Front Nord-Negros de la NPA. L’arrestation a été réalisée par une force conjointe de policiers et de militaires du 62e bataillon d’infanterie.

Les forces armées et la police péruvienne ont lancé une des plus grande opération de contre-guérilla de ces vingt dernières années dans la région VRAE où elle a procédé à l’évacuation forcée de centaines de villages. Dans une interview, Martin Quispe Palomino, alias le « camarade Gabriel », a dit cette semaine que la capture de techniciens de l’entreprise gazière était une ruse pour attirer les froces armées dans un piège. La guérilla a effectivement infligé une défaire humiliante aux forces armées, détruisant un hélicoptère, tuant six militaires. 1.500 militaires supplémentaires avaient été envoyés dans la zone, une région stratégique dans les environs de Cusco, où se trouvent les réserves de gaz naturel du Pérou et où part le gazoduc unique qui approvisionne en combustible la capitale du Pérou. Les services de renseignement estiment à 400 combattants les forces du PCP-SL dans la la Vallée du Río Apurímac et Ene.

L’entrevue télévisée avec le « camarade Gabriel »:

Pérou: Offensive grand style contre la guérilla maoïste

Un jour après que deux paramilitaires membre de la Force Centrale de Sécurité Industrielle (CISF) jawans aient été blessés par balle à la mine de bauxite de Panchpatmali (Damanjodi), un véhicule de la CISF a été mitraillé dans la nuit de mercredi à jeudi en revenant de la même région minière Panchpatmali. Deux paramilitaires ont été blessés. La police, qui a relevé sur place plusieurs douilles de .303 et de Kalaschnikov, accuse la guérilla maoïste pour les deux faits..

Martin Quispe Palomino, le « camarade Gabriel », qui commande la colonne de guérilleros du PCP-SL qui, la semaine passée, avait capturé puis relâché 36 techniciens d’une entreprise gazière, aurait affirmé que les deux policiers disparus et activement recherchés par l’armée avaient été tué. Les guérilleros maoïste auraient mitraillé les policiers au moment où ils débarquaient d’un hélicoptère. Ils auraient résisté mais seraient tombé sous le feu des guérilleros qui ont récupérés leurs armes.

Deux combattant de la NPA ont été tués et un policier a été blessé de trois balles dans une fusillade dans la localité de Poblacion, (Cabanglasan, Bukidnon). Les deux guérilleros faisaient partie d’un commando d’exécution de trois personnes qui avaient abattu un responsable d’une milice peu de temps avant.

Trois militaires ont été tués, dix blessés et deux disparus dans un violent combat entre les guérilleros du PCP-SL et les forces de sécurités qui menaient une vaste offensive pour encercler la colonne d’une centaine de guérilleros qui avaient capturés 36 techniciens d’une compagnie gazière, dans la province de La Convención.

EDIT: Les médias péruviens viennent de publier des détails sur le combat. C’est une colonne dirigée par la « camarade « Mendoza » qui a attaqué à l’arme automatique une base contre-subversive 311 de Yunca Chaquicocha, dans la province de Pampas Tayaca. Les militaires ont voulu suivre les guérilleros qui se retiraient mais ont été décimés par des pièges explosifs posés par la guérilla.

Pérou: Défaite sanglante de la contre-guérilla

Samedi dans le village d’East Poblacion, (Cabanglasan), un commando maoïste a ouvert le feu sur un leader tribal anti-communiste et sur son esorte. Le leader a été tué et un des trois policiers qui l’escortaient a été blessé. Les policiers; renforcés par des militaires, ont bouclé le secteur et ont pu accrocher le commando. Deux guérileros maoïstes ont été tués.

Un hélicoptère militaire qui patrouillait le secteur de Lagunes (district d’Echarate), a été atteint par les tirs de la guérilla. Le pîlote a été blessé et le co-pilote tué. Un policier et un guide civil ont également été blessés. Le gouvernement péruvien a déploié envoyé 1.500 militaires et policiers dans le district d’Echarate (région VRAE), pour encercler une colonne d’environ 70 guérilleros du PCP-SL qui ont capturé lundi à Kepashiato 36 techniciens de la compagnie gazière CAMISEA. Les guérilleros avaient capturés 40 personnes, mais ont immédiatement libérés deux ouvriers d’une entreprise de construction, une infirmière et une doctoresse qui étaient présents sur le chantier. Le gouvernement a déclaré l’état d’urgence dans l’Echarate pour 60 jours. La mesure suppose la suspension des droits de réunion et de circulation, et confie l’autorité de la région aux forces armées.

EDIT (dimanche 15): Les guérilleros ont relâché les 36 techniciens dans la nuit de samedi à dimanche..