Le 25 février 2026, le prisonnier politique basque Patxi Ruiz a rejoint l’action de solidarité initiée par les détenus du centre pénitentiaire d’A Lama (voir notre article) en observant une journée de jeûne pour soutenir María José Baños Andújar, prisonnière politique des GRAPO gravement malade. Cette mobilisation s’inscrit dans un mouvement plus large incluant des grèves de la faim hebdomadaires de plusieurs autres détenus ainsi qu’une grève de la faim illimitée entamée par Marcos Martín Ponce (voir notre article) pour exiger le transfert hospitalier d’urgence de María José, dont l’état de santé est jugé critique.

Le prisonnier communiste basque Daniel Pastor Alonso a annoncé se joindre aux jeûnes hebdomadaires entamés par plusieurs détenus du centre pénitentiaire d’A Lama (voir notre article) en solidarité avec María José Baños Andújar, gravement malade et incarcérée à Centro Penitenciario de Murcia II. Ces actions, auxquelles participent notamment des prisonniers liés aux GRAPO et au PCE(r), visent à dénoncer ses conditions de détention et à exiger sa libération immédiate, accusant les autorités de maintenir une politique punitive à son encontre.

Dossier(s): Espagne Tags: , ,

Prisonnier antifasciste des GRAPO (Groupes de résistance antifasciste du premier octobre) qui purge une peine de prison à perpétuité, Marcos Martín Ponce a entamé le 23 février une grève de la faim illimitée pour dénoncer le refus des autorités espagnoles de garantir des soins médicaux appropriés à la prisonnière antifasciste María José Baños Andújar (voir notre article).

En Espagne, des prisonniers politiques incarcérés à la prison d’A Lama (Pontevedra), appartenant au PCE (r) et aux GRAPO, ont entamé une journée de jeûne hebdomadaire (chaque mardi à partir de la semaine prochaine) pour demander la libération de María José Baños Andujar (voir notre article), détenue à la prison de Murcia II. Ils dénoncent la dégradation critique de son état de santé, estimant que son maintien en détention met sa vie en danger malgré des avis médicaux favorables à sa remise en liberté, et accusent le gouvernement dirigé par Pedro Sánchez et Yolanda Díaz d’exercer des pressions politiques à son encontre.

Le 16 février 2026, le Collectif de prisonniers politiques communistes et antifascistes a publié les nouvelles adresses de ses membres, intégrant le prisonnier politique basque Dani Pastor Alonso. Ancien membre de l’EPPK (Collectif des Prisonniers Politiques Basques), Dani milite depuis plus de dix ans pour l’amnistie totale et défend la combinaison de la lutte pour les droits nationaux avec la lutte socialiste. Le collectif souligne son engagement pour l’unité combative antifasciste, la visibilité des prisonniers politiques et la résistance contre l’État espagnol.

Le 15 février, l’avocate des prisonniers politiques antifascistes des GRAPO María José Baños et Marcos Martín Ponce s’est vu refuser l’accès au Centro Penitenciario Murcia II, où elle souhaitait rencontrer sa cliente, récemment hospitalisée. Malgré la présentation d’une demande urgente liée à l’état de santé de la détenue, la direction de l’établissement aurait invoqué l’absence d’horaires de visite et sollicité l’intervention de la Guardia Civil, qui a procédé à l’identification de l’avocate et l’aurait menacée de poursuites. Les soutiens des détenus dénoncent une violation grave des droits de la défense et du règlement pénitentiaire.

Dossier(s): Espagne Tags: , ,

En réponse à l’appel de ses camarades et de ses proches (voir notre article), des affiches ont été vues dans les rues de Bruxelles pour exiger la libération immédiate de María José Baños, prisonnière politique des GRAPO, incarcérée par l’État espagnol depuis 36 ans, sa peine actuelle ayant débuté en 2002. Atteinte du VIH et de plusieurs autres maladies, María est victime de négligence médicale et de torture psychologique de la part de l’État espagnol, qui lui a lancé un ultimatum : elle ne sera libérée que lorsqu’elle renoncera à ses convictions politiques révolutionnaires. Ce faisant, l’État espagnol révèle sa politique meurtrière à l’encontre des militants antifascistes et révolutionnaires, politique qu’il tente de dissimuler en se présentant comme un État européen relativement progressiste. Comme l’explique son camarade Pablo Hasél depuis la prison de Lledoners : « Si la solidarité avec tous les prisonniers politiques et autres victimes de représailles est essentielle, elle l’est d’autant plus avec ceux qui risquent d’être exterminés en prison. »

En Espagne, María José Baños, prisonnière politique des GRAPO gravement malade (voir notre article), reste incarcérée malgré les dispositions légales prévoyant la libération des détenus dans cet état. La militante et ses soutiens affirment que l’administration pénitentiaire a conditionné sa libération à un renoncement de son engagement politique, une pratique dénoncée comme une forme de torture visant à punir et briser les prisonniers. Plusieurs décès de détenus gravement malades rappellent le danger de cette politique, et les militants appellent à une mobilisation urgente pour obtenir sa libération et prévenir de nouveaux cas.

Dans l’Etat espagnol, les plateformes anti-répression de Barcelone et de Ponent alertent sur la situation de prisonniers politiques antifascistes à travers le lancement d’un répertoire visant à empêcher leur invisibilisation. Cette initiative met en lumière une répression persistante exercée contre des militants engagés dans la lutte contre le fascisme. Face à cette réalité, les collectifs appellent à une solidarité accrue, notamment par l’envoi de lettres, afin de rappeler que la lutte continue derrière les barreaux et d’exiger une amnistie totale.

Les soutiens des prisonniers communistes et antifascistes toujours incarcérés appellent à leur écrire à l’occasion des fêtes de fin d’année. L’objectif est d’encourager la solidarité active par la correspondance, afin de briser l’isolement carcéral et de soutenir les prisonniers politiques. En particulier, ils invitent à écrire à Lucio García Blanco, Juan García Martín, Victoria Gómez Méndez, Marcos Martín Ponce, Israel Torralba Blanco, Pablo Rivadulla Duró, ainsi qu’Israel Clemente López, Mónica Refoxos Pérez, Ignacio Varela Gómez et Mª José Baños Andújar, détenus dans les prisons de Villabona, A Lama, Mansilla de las Mulas, Murcia II ou Lledoners.