Le prisonnier politique sahraoui Naâma Asfari, condamné à trente ans de prison au Maroc après le démantèlement du camp de Gdeim Izik en 2010, affirme poursuivre « le combat pour la liberté et la dignité » malgré quinze années d’incarcération. Dans un entretien téléphonique avec le quotidien algérien La Patrie News, il souligne qu’ils sont « pleinement engagés dans la lutte pour la libération nationale et la résistance […] Pour moi, quinze années de détention font partie des cinquante années de lutte du peuple sahraoui ». Il dénonce également les pressions psychologiques exercées sur les détenus sahraouis et défend la légitimité de la lutte pour l’autodétermination du Sahara occidental. Son procès a été critiqué par plusieurs ONG internationales pour irrégularités. Par ailleurs, les autorités marocaines empêchent depuis 2018 les visites de son épouse, la militante française Claude Mangin, tandis que des instances onusiennes ont appelé à garantir son intégrité physique et psychologique.

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