Le vendredi 23 janvier 2026, au quatorzième jour de sa grève de la faim, le prisonnier politique Umer Khalid a entamé une grève de la soif après avoir été placé en cellule d’isolement sans téléphone à la prison HMP Wormwood Scrubs. Lié à l’organisation Palestine Action désormais interdite (voir notre article), il est en détention provisoire depuis six mois pour une intrusion sur la base aérienne de Brize Norton. Il est désormais soumis à une surveillance continue 24h/24 et n’est plus autorisé à s’associer aux autres prisonniers, bien qu’il ait finalement obtenu une cellule équipée d’un téléphone après avoir défendu ses droits. Par cette action, il dénonce le silence et l’inaction du gouvernement face à ses revendications et celles de ses co-accusés (voir notre article), affirmant dans une déclaration : « Le gouvernement savait que cela allait arriver. Depuis deux semaines, nous sommes témoins de leur soif de sang à travers leur silence. […] Je ne suis pas suicidaire. Je ne suis pas un extrémiste. Je porte un amour intense pour mes co-accusés, pour les prisonniers politiques partout dans le monde, et pour toute l’humanité ».

Alors que les actions de soutien se multiplient au Royaume-Uni, un rassemblement d’urgence est organisé en soutien à Umer Khaled ce dimanche 25 janvier dès 18H devant le Consulat Britannique à Bruxelles (Avenue d’Auderghem 10, 1040 Brussels).

Umer Khalid, actuellement au 12ème jour de sa grève de la faim, dénonce un durcissement de ses conditions de détention et menace d’entamer une grève de la soif ce samedi si aucune négociation n’est engagée. Ses revendications incluent la fin de la censure, sa libération immédiate sous caution, la réouverture de l’enquête sur Gaza et la levée de l’interdiction de Palestine Action. Alors que plusieurs de ses codétenus (Kamran, Heba, Jon, etc.) ont cessé leur mouvement et entamé une phase de réalimentation sous surveillance médicale (voir notre article), Umer appelle à intensifier les actions de blocage contre les usines d’armement et les bâtiments gouvernementaux pour briser le silence médiatique entourant sa situation.

Dans la nuit du 12 au 13 janvier 2026, le siège bruxellois de Sodexo-Pluxee, multinationale gérant plusieurs prisons privées au Royaume-Uni, a été visé par une action militante dénonçant son rôle dans l’incarcération de prisonniers politiques pro-palestiniens, dont l’un d’entre eux est toujours en grève de la faim (voir notre article). Boîte aux lettres endommagée, graffitis et affiches appelant au boycott de Sodexo ont été apposés en solidarité avec les membres de Palestine Action incarcérés, organisation classée « terroriste » après des actions contre l’industrie de l’armement liée à Israël (voir notre article).

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Après respectivement 73, 66 et 53 jours de grève de la faim, les prisonniers pro-palestiniens Heba Muraisi, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello ont mis fin à leur mobilisation, suite à l’annulation par le gouvernement britannique d’un contrat de 2 milliards de livres avec Elbit Systems, le principal fabricant d’armes israélien. La grève a aussi permis des avancées sur les conditions carcérales et l’accès à l’information pour les prisonniers, révélant au grand jour la répression politique exercée par l’État britannique et mobilisant un large soutien populaire. Débutée le 2 novembre dernier (voir notre article), cette action avait été entreprise pour dénoncer le rôle d’Elbit Systems dans le génocide et la colonisation en Palestine tout comme la complicité du Royaume-Uni mais aussi exiger la libération des 33 prisonniers politiques pro-palestiniens détenus dans les prisons britanniques et exiger la fin de la criminalisation du mouvement d’action directe Palestine Action. Le combat continue pour le dernier gréviste de la faim, Umer Khalid.

Lundi 12 janvier à 20h30, devant le consulat britannique (avenue d’Auderghem, 1040 Bruxelles), un rassemblement d’urgence est organisé en soutien aux 33 prisonniers pro-palestiniens détenus au Royaume-Uni, et en particulier aux grévistes de la faim Heba Muraisi, Kamran Ahmed et Lewie Chiaramello. Alors qu’ils jeûnent respectivement depuis 71, 64 et 50 jours, les appels et les actions se multiplient pour exiger leur libération, notamment à Paris et à Toulouse (voir ici). De même, d’anciens grévistes de la faim d’Irlande, de Palestine et de Guantánamo ont lancé un appel exhortant le gouvernement britannique à agir immédiatement pour sauver la vie des prisonniers de Palestine Action (voir ici). Ils soulignent en particulier : « Nous ne pouvons oublier ce que représentent aujourd’hui les grévistes de la faim. Ils représentent la Palestine. Ils représentent le démantèlement de l’infrastructure militaire qui tue les Palestiniens. Ils représentent la fin du régime d’apartheid mis en place par le gouvernement israélien. Ils sont solidaires des prisonniers palestiniens. Ils représentent la libération totale de la Palestine, de la mer au Jourdain. »

Le collectif britannique Bash Back, engagé dans la défense des droits des personnes trans, a rendu publiques des données confidentielles concernant les donateurs de la Free Speech Union, une organisation fondée pour défendre la liberté d’expression face aux sanctions professionnelles ou judiciaires. Ces révélations mettent en évidence des soutiens financiers à des campagnes juridiques associées à des figures transphobes notoires. Les informations divulguées font apparaître des contributions importantes provenant d’individus fortunés et de personnalités publiques, ravivant les débats sur la transparence, le respect de la vie privée et le rôle de l’argent dans la diffusion et la légitimation de discours transphobes.

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Plusieurs détenus incarcérés en raison de leur engagement contre le génocide en Palestine poursuivent une grève de la faim dans des prisons britanniques, avec des conséquences préoccupantes sur leur santé. Heba, après 66 jours de jeûne à la prison de New Hall, présente des signes de détresse respiratoire et une faiblesse physique extrême. Kamran, qui dépasse les 55 jours de grève, a été hospitalisé à plusieurs reprises pour des troubles cardiaques, des pertes d’audition et des vertiges. Lewie Chiaramello poursuit également son action après plus de 40 jours. Parallèlement, T Hoxha a interrompu son jeûne après avoir obtenu des garanties sur ses conditions de détention, notamment le traitement d’un arriéré de courrier et la tenue d’un entretien avec l’unité JEXU (Joint Extremism Unit). D’autres participants, comme Amu, Jon, Qesser et Umer, ont également suspendu leur mouvement tout en maintenant leurs revendications initiales, visant la complicité britannique avec le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems et dénonçant la criminalisation de Palestine Action et de ses soutiens.

Un document interne de la police antiterroriste britannique suggère que de nombreux manifestants arrêtés après l’interdiction de Palestine Action l’ont été à tort. Daté du 28 août 2025, ce guide tactique de sept pages précisait que des actions comme brandir un dessin de Private Eye ou tenir des pancartes avec des messages tels que « Genocide in Palestine, Time to Take Action » ne devaient pas constituer un motif d’arrestation (voir notre article). D’autres formes de protestation, comme afficher des slogans Palestine Action à domicile ou porter des t-shirts humoristiques, étaient également jugées acceptables. Pourtant, depuis l’interdiction du groupe en juillet (voir notre article), plus de 2 000 personnes ont été arrêtées pour soutien présumé au groupe, dont certaines selon le guide n’auraient pas dû l’être. Ce document, jusqu’ici tenu secret et obtenu via une procédure judiciaire, révèle la confusion des forces de l’ordre et souligne le manque de transparence du gouvernement sur l’application de l’interdiction.

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A l’occasion du réveillon du 31 décembre 2025, des centaines de personnes se sont rassemblées devant la prison de Pentonville, sur Caledonian Road à Londres, pour soutenir les détenus pro-palestiniens en grève de la faim qui poursuivent leur mobilisation à l’entrée de la nouvelle année. La police a été déployée en nombre et a empêché à deux reprises les manifestants de marcher, avant de les repousser vers l’enceinte de la prison. Selon plusieurs témoignages, des arrestations ont eu lieu et des protestataires ont été encerclés par la police devant les grilles de la prison jusque tard dans la nuit.

Les grévistes de la faim ont entamé leur mouvement depuis plusieurs semaines : Heba Muraisi en est à son 62ᵉ jour, Teuta Hoxha à son 56ᵉ jour et Kamran Ahmed à son 55ᵉ jour de grève de la faim, poursuivant leur action malgré l’aggravation des risques pour leur santé. Ils se mobilisent pour exiger que le Royaume-Uni rompe ses liens avec le principal fabricant d’armes israélien Elbit Systems, mette fin à l’interdiction de Palestine Action, garantisse la libération sous caution immédiate des 33 prisonniers britanniques pour leur engagement pro-palestinien et la fin de la censure en détention.

À peine arrivé au Royaume-Uni après sa libération d’Égypte (voir notre article), le militant britannico-égyptien Alaa Abdel Fattah se retrouve au cœur d’une controverse liée à la résurgence d’anciens tweets appelant à la violence contre la police et les sionistes, publiés il y a plus de dix ans. L’affaire a provoqué une vive réaction politique, notamment à droite et à l’extrême droite, qui accusent le gouvernement de laxisme et réclament des sanctions allant jusqu’au retrait de sa nationalité. Face à la polémique, la ministre des Affaires étrangères Yvette Cooper a annoncé l’ouverture d’une enquête sur de « graves manquements des autorités » ayant permis son retour au Royaume-Uni.

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