La demande d’extradition de l’ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme est examinée depuis le 10 septembre par la Cour suprême du Brésil. Le gouvernement italien exige l’annulation de son statut de réfugié politique accordé par le Brésil pour qu’il purge sa peine de prison dans la péninsule, où il a été condamné par contumace à la prison à perpétuité.

Emprisonné en Italie, il s’était évadé en 1981 et avait rejoint une première fois le Brésil. Réfugié en France, il est arrêté en août 2004 et remis en liberté sous contrôle judiciaire. Il repart alors pour le Brésil, muni de faux papiers, sous la menace du gouvernement français de l’extrader vers son pays d’origine. Après trente mois de clandestinité, il est arrêté par la police brésilienne et mis en prison.

C’est sous la pression italienne que s’est ouvert son procès en septembre dernier. Ce jeudi soir, la Cour suprême a suspendu l’examen de son cas, après que quatre juges se soient prononcés pour, et quatre contre, son extradition. Le président de la Cour est le dernier qui devra se prononcer, mais il a déjà indiqué qu’il y était favorable. La Cour devra également décider si le président Lula aura le dernier mot, ou s’il devra respecter la décision du tribunal.

Son avocat affirme que ‘Battisti est devenu le dernier trophée de l’Italie. Pour le gouvernement Berlusconi, mal en point et qui jouit d’un grand soutien de l’extrême droite, exhiber un communiste condamné à perpétuité est un triomphe politique‘. De plus, si cela devait être le cas, des représentants de divers pays ont déjà indiqué qu’ils demanderaient au Brésil d’annuler le statut de réfugié politique accordé à leur nationaux, ce qui concerne 4.183 réfugiés, qui seraient renvoyés dans leur pays.

Cesare Battisti

Cesare Battisti

Au moins neuf soldats colombiens dont un officier ont été tués et quatre blessés dans un combat avec les guérilleros des Forces Armées Révolutionnaires de la Colombie (FARC), mardi matin. Le combat s’est déroulé près de Corinto, une ville peuplée en grande partie par des indigènes, 300 kilomètres au sud-ouest de Bogota, dans les contreforts occidentaux de la chaîne de montagnes centrale de la Colombie. Le combat a opposé des guérilleros du 6e Front des FARC aux soldats de la 29ème Brigade de l’Armée. La guérilla a accroché les patrouilles de l’armée qui quadrillaient la nuit les alentours de la ville, et a pilloné au mortier la base militaire.

L’armée colombienne affirme avoir tué treize guérilleros des Frac lors de plusieurs opérations menées le week-end dernier. Par ailleurs, une collaboration avec INTERPOL a permis aux services secrets colombiens, le DAS (Departamento Administrativo de Seguridad), d’arrêter à Bogota Maribel Gallego Rubio, surnommé ‘Maritza’. Membre du secrétariat des FARC, cet homme figure sur la ligne US des ‘terroristes les plus recherchés’

Jeudi soir, le président de facto a accepté un accord permettant le retour au pouvoir du président déchu Manuel Zelaya. Ce dernier avait été victime d’un coup d’Etat à la fin du mois de juin. Roberto Micheletti, ancien président du parlement, avait pris le pouvoir et aussitôt proclamé la loi martiale dans le pays.

En septembre, Zelaya faisait un retour surprise à Tegucigalpa, trouvant refuge à l’ambassade du Brésil. Depuis lors, la vague de répression putschiste fait rage dans le pays, tant vis à vis de l’ancien président et de ses sympathisants dans le bâtiment brésilien que du peuple hondurien. Hier, le Comité pour la Défense des Droits de l’Homme au Honduras affirmait dans un courrier que les techniques de harassement utilisées par le gouvernement de facto envers les occupants de l’ambassade (micro-ondes, chaleur, lumières, sons) perturbent de plus en plus gravement leur santé, à tel point que ceux-ci risquent de perdre la vie. Grâce à cet accord, on serait en droit de croire à une pacification. Pourtant, hier, après plusieurs jours d’un calme tout relatif dans la capitale, la police a dispersé à coups de matraques et à grand renfort de gaz lacrymogènes plusieurs centaines de manifestants pro-Zelaya. Plusieurs d’entre eux ont été blessés.

Depuis le coup d’Etat perpétré le 28 juin dernier, la répression putschiste fait rage et s’intensifie de jour en jour. Le rapport du Comité des Familles et Détenus Disparus au Honduras paru après 115 jours de résistance révèles les conséquences de la dictature militaire. Les chiffres de la répression pour la période du 16 juillet au 15 octobre sont édifiants. Dans ce documents recensant les chiffres officiels sont notamment mentionnés: 21 assassinats, 5 détentions politiques, 3 attentats contre des personnes, 95 menaces de mort, 133 cas de torture, 394 personnes présentant des lésions et des coups, 211 personnes affectées par des armes conventionnelles. En ce qui concerne la liberté de circulation se sont produites 1987 détentions illégales, 2 tentatives de séquestration et 114 détentions politiques accusés de sédition (en attente de jugement, ils sont actuellement en liberté conditionnelle) ainsi que 52 retenues militaires et policières durant les couvres-feux ordonnés par le régime.

Lire le rapport complet (en espagnol – format pdf)

Trois soldats ont été blessés dimanche lors d’une attaque de la guérilla maoïste contre la base contrasubversiva Nº 42 de Unión Mantaro. Le village d’Union Mantaro (un peu plus de 500 habitants) et est situé 335 kilomètres au sud-est de Lima, dans la province de Huanta-Ayacucho. La garnison « antiterroriste » de la base Mantaro compte un peu plus de 50 soldats de l’Armée. Les combats ont durés plusieurs heures. Un hélicoptère militaire a décollé de la base militaire de Pichari, dans la région Cusco, mais il n’a pas pu atterrir en raison des tirs des guérilleros. Cette garnison avait déjà été attaquée en août; deux soldats avaient alors été blessés. Depuis un an, le gouvernement reconnait la perte de 40 soldats dans les combats avec la guérilla maoïste dans cette région. 154 militaires attaqués entre morts et blessés. Le PCP revendique pour la même période et dans la même région avoir mis hors de combat (tués ou blessés) 154 militaires.

Patrouille de l'armée

Patrouille de l’armée

Le dirigeant syndical Jairo Sánchez est mort samedi 17 d’un tir des forces militaires putchistes reçu le 22 septembre dernier pendant une manifestation. Sánchez et des centaines de citoyen(ne)es ont été réprimé(e)s par les organismes de sécurité aux ordres du régime putschiste dans un quartier de Tegucigalpa du nom de San Francisco. Six autres personnes avaient été blessées par balle à cette occasion. Sánchez a reçu le tir en plein état de siège décrété par Robert Micheletti et une équipe militaire, installés au pouvoir dans ce pays à la suite d’un coup d’État le 28 juin dernier, lorsqu’un raid militaire appuyé par le Pentagone leur permit d’expulser le président du Honduras Manuel Zelaya. La victime était le coordinateur et président du Syndicat de Travailleurs de l’Institut de Formation Professionnelle. Les militaires lui avaient tiré dessus au visage, il avait été opéré mais on n’avait pu extraire la balle et il en est mort.

Jairo Sanchez

Jairo Sanchez

La 3ème Brigade de l’armée reconnait la perte de six soldats tués et trois autres blessés dans une série de combats ont eu lieu dans les montagnes qui traversent les provinces de Cauca, Valle del Cauca, Tolima et Huila. L’armée de l’oligarchie revendique la mort d’au moins 16 guérilleros du 6ème Front des Forces Armées Révolutionnaires de Colombie (FARC).

Les autorités policières de la Direction Contre le Terrorisme du Front Policier Huallaga ont annoncé hier samedi l’arrestation du ‘camarade Javier’, autrement dit Rubén Valle Rojas, 30 ans. Le prisonnier collabore avec la police au moins en ce qui concerne les actions auxquelles il a lui-même participé, comme l’exécution de Deodora Espinoza, Présidente de l’Association régionale des planteurs de coca. Au moment de son arrestation, Valle Rojas transportait dans un mototaxi des munitions pour Kalachnikov et de la mèche à dynamite. Présenté comme un actif militant d’un colonne du Parti Communiste du Pérou active dans le Haut Huallaga, qui a à sa tête comme responsable en second du Parti le ‘camarade Rubén’.

Ruben Valle Rojas

Ruben Valle Rojas

Voir le journal télévisé péruvien

Selon une délégation de militants présente à Tegucigalpa, des snipers ont tiré, sans faire de victimes, samedi sur l’ambassade du Brésil où est réfugié Manuel Zelaya (président du Honduras, renversé par un coup d’état le 28 juin dernier) depuis le 24 septembre. De plus, des militaires colombiens, formés en technique de tortures et de répression dans l’école des Amériques aux Etats-Unis, se dirige actuellement vers le Honduras.

Malgré la brutalité croissante des forces de l’ordre, des milliers de gens continuent à manifester dans les rues de la capitale. Samedi, la police a ordonné la dispersion de la foule sous peine de graves conséquences, l’encerclant par des convois militaires. Pourtant, le gouvernement du coup d’état raconte au monde entier que le loi martiale a été levée. Mais y a toujours une présence armée massive et les manifestants sont toujours brutalement attaqués et arrêtés.