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Inde-Népal 1886

Une délégation portée par la femme de G.N. Saibaba a, ce jeudi, demandé à ce qu’intervienne la National Human Rights Commission afin que le prisonnier puisse être suivi médicalement. Le professeur de la Delhi University, condamné à la prison à perpétuité il y a quelques semaines, est lourdement handicapé et selon ses proches, sa santé se détériore jour à après jour. Détenu à la Nagpur Central Jail, il est dans l’impossibilité d’uriner et ses maux d’estomac se sont amplifiés ces derniers jours. Dans le courrier adressé à la NHRC, les signataires affirment « son état de santé est très préoccupant et se détériore jour après jour. Avant son arrestation, Saibaba suivait un lourd traitement médical au Rockland Hospital de Delhi », ajoutant que les médecins avaient conseillé qu’il soit opéré afin de subir une ablation de la vésicule biliaire. « Cela fait maintenant dix semaines qu’il a été ré-arrêté le 7 mai. Les autorités pénitentiaires ne lui ont apporté aucun soin médical depuis » a déclaré sa femme.

G.N. Saibaba

G.N. Saibaba

L’un de nos contacts sur place s’est rendu à Nagpur la semaine dernière, mais s’est vu refusé toute visite au prisonnier. Un courrier va être adressé aux autorités afin de dénoncer cette violation des droits du prisonnier. Il a néanmoins pu rencontrer son avocat qui travaille actuellement l’audience en appel de la condamnation à la prison à vie de Saibaba.

Pour la première fois de l’histoire de la contre-insurrection en Inde, la police du Chhattisgarh a tendu une embuscade à une brigade maoïste dans le Chhattisgarh. Des soldats de la Special Task Force ont surpris les guérilleros après avoir été informés de leurs déplacement dans une zone où ils avaient mené une action dans la nuit de lundi à mardi. C’est vers 5 heures ce matin que les soldats ont tenté de tomber sur les maoïstes, mais ces derniers ne sont pas tombés dans le piège et sont parvenus à se retirer dans la forêt après un bref combat. D’après les autorités, il n’y aurait aucun blessé.

Toujours dans la même région, sept guérilleros ont été interpellés le 28 mai dernier. La police du Chhattisgarh a annoncé qu’ils ont comparu ce mercredi devant un tribunal local.

Forces de sécurité dans le Chhattisgarh

Forces de sécurité dans le Chhattisgarh

Dossier(s): Archives Inde-Népal

La compagnie minière PT Freeport Indonesia, filiale de la firme américaine Freeport-McMoRan basée à Phoenix, a mis à pied (en congé de longue durée) près de 10% du personnel pour réduire ses coûts (qui emploie 12.000 travailleurs permanents et 20.000 sous-traitants). Le syndicat est convaincu que ces licenciements font partie de la stratégie de négociation de l’entreprise avec le gouvernement.

Une grève a débuté le 1er mai pour protester contre la politique de mises à pied pratiquée par l’entreprise. Le 24 mai, le syndicat a annoncé la prolongation pour un mois de la grève, en même temps la direction résiliait les contrats de 2.018 travailleurs permanents grévistes. Freeport a annoncé qu’elle considère les grévistes comme absents sans motif. Les travailleurs absents plus de cinq jours sont considérés comme ayant accepté une « démission volontaire ». À ce jour, 2.018 avis de « démission volontaire » ont été enregistrées avec versement, pour solde de tout compte, d’à peine un mois de salaire, sans tenir compte de l’ancienneté. Le statut de la Papouasie occidentale est contesté par les indépendantistes papous qui accusent l’Indonésie de piller ses ressources. Freeport paie, entre autre, l’armée indonésienne pour assurer la sécurité de la mine.

Mineurs grévistes de Freeport-McMoran

Mineurs grévistes de Freeport-McMoran

La police du Chhattisgarh a annoncé avoir arrêté sept sympathisants maoïstes présumés dans le district de Narayanpur, dans le sud du Chhattisgarh. « Il y a eu une fusillade entre des maoïstes et la police la nuit dernière vers 23h30 dans la région de Tekanar du Narayanpur » a déclaré le commissaire local. « Cette zone se situe à trois kilomètres du poste de police de Dhanora, dans la ville d’Orccha. Après le combat, nous sommes parvenus à arrêter sept sympathisants maoïstes, dont trois femmes ». L’un d’entre eux serait un ancien maoïste qui s’était rendu. « Il les a à nouveau rejoint. Ils allaient creuser une route lorsque la brigade policière est tombée dessus, entrainant la fusillade et les arrestations », a-t-il conclu.

Région de Tekanar du district de Narayanpur

Région de Tekanar du district de Narayanpur

Un détachement de miliciens anti-guérilla dirigé par deux officiers des forces spéciales se dirigeait vers la base du mont Kitanglad quand il est tombé dans une embuscade de la guérilla maoïste à Sitio Intavas, (Barangay Laportuna, Bukidnon). Les combattants du Front 68 de la NPA ont fait exploser un IED qui a blessé deux miliciens. Des renforts ont été envoyés dans la région.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Sous couvert de prévention du terrorisme et du crime organisé, le gouvernement japonais se dote d’un arsenal législatif très controversé. Le projet de loi contre toute forme de « conspiration » a été voté le 23 mai par la Chambre basse et devrait l’être à la mi-juin par le Sénat. S’il entre en vigueur, il permettra la mise en examen d’une personne ou d’un groupe pour son implication dans la préparation ou la réalisation d’actes terroristes ou criminels.

Cette loi, placée dans la perspective des Jeux olympiques de Tokyo en 2020 est un projet déjà présenté et rejeté en 2003 et 2005. Les associations de défense des droits de l’homme, l’ordre des avocats, des journalistes et des universitaires redoutent un détournement de l’objectif affiché pour permettre la surveillance arbitraire de n’importe quel citoyen opposé aux politiques gouvernementales, alors que la police bénéficie déjà d’une importante marge de manœuvre en la matière.

Policiers japonais

Policiers japonais

Un tribunal du Kazakhstan a condamné Amin Eleusinov, un dirigeant syndical de la Oil Construction Company (OCC), à deux ans de prison. Le tribunal a prononcé la peine le 16 mai après avoir condamné Eleusinov pour détournement de fonds et pour avoir insulté et agressé un représentant de l’autorité de l’État. Eleusinov avait été arrêté en janvier après que des centaines de travailleurs de l’OCC aient été en grève de la faim pendant deux semaines pour protester contre l’interdiction de leur syndicat (voir notre article). La grève a été arrêtée après qu’un tribunal l’ait déclaré illégale.

Le militant syndical Nurbek Qushaqbaev, qui a été arrêté avec Eleusinov, avait été condamné à 2 ans et demi d’emprisonnement en avril, après qu’un tribunal l’ait déclaré coupable d’avoir déclenché une grève illégale.

 Amin Eleusinov

Amin Eleusinov

Un tribunal du district de Munger, dans le Bihar, a condamné à mort cinq personnes accusées d’être membres du PCI(maoïste) et d’être responsables d’une action au cours de laquelle deux membres de la CRPF ont été abattus en 2014. Le juge qui a prononcé cette peine l’a assortie d’une amende de 350 euros. Les cinq hommes sont accusés d’avoir participé à une attaque menée en avril 2014 en marge des élections dans le district. Selon l’accusation, environ 50 guérilleros avaient tendu une embuscade à un véhicule transportant des soldats de la CRPF sur la route entre Gangta et Lakshmipur, tuant deux d’entre eux et en blessant dix autres.

Etat du Bihar

Etat du Bihar

Les villageois de Yuyi, dans le district de Chaoyang (province de Guangdong), accusent les autorités locales d’avoir détourné à leur seul profit l’argent de la vente de terres agricoles. Ne voyant aucune suite aux plaintes qu’ils ont déposées aux autorités supérieures, plus de 1.000 personnes se sont rassemblées mardi devant le siège du comité local du Parti communiste chinois. La police est intervenue brutalement, battant plusieurs manifestants. Les forces de l’ordre ont ensuite établi un cordon de « sécurité » autour du village.

Toujours dans la province de Guangdong, les forces de police ont arrêté un nombre inconnu de personnes après les affrontements avec des résidents du village de Mashan, près de la ville de Puning, qui manifestaient eux aussi contre la corruption des autorités locales. La police anti-émeute a tiré des gaz lacrymogènes après que des manifestants aient envahi une station de train à grande vitesse voisine, obligeant les trains à s’arrêter temporairement. Les autorités ont coupé le téléphone (fixe et cellulaire) et l’accès Internet à tout le village. A Mashan, les autorités supérieures avaient reconnus le fait de corruption et annulé certaines ventes illégales, une mesure insuffisante pour les villageois.

Le TGV du Guandong, un moment bloqué par les manifestants

Le TGV du Guandong, un moment bloqué par les manifestants

Deux hommes, P. Girinarayana, 30 ans et R. Venkateshwarlu, 26 ans, ont été arrêté samedi soir par la police de Charla, dans le district de Khammam (Telengana). Le premier est vendeur de médicaments ayurvédiques tandis que le second est fonctionnaire. Ils ont été arrêtés en possession de médicaments, de matériel électronique (dont des téléphones portables) ainsi que de quoi fabriquer des armes. Dimanche, lors d’une conférence de presse, les autorités ont affirmé que les deux hommes étaient en route pour le Chhattisgarh, où ils devaient transférer leur cargaison à la guérilla maoïste, ajoutant que le PCI(maoïste) leur avait donné une grosse somme d’argent liquide afin d’effectuer ces achats.

P. Girinarayana et R. Venkateshwarlu

P. Girinarayana et R. Venkateshwarlu

Dossier(s): Archives Inde-Népal