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Inde-Népal 1886

Un maoïste pour la capture duquel la police offrait une prime a été abattu jeudi par une force conjointe du Groupe de Réserve [de la police du] District et de la Special Task Force (STF). Cette force effectuait une opération anti-insurrectionnelle dans une zone forestière de Mardoom, dans le district du Bastar. La maoïste abattu appartenait au Comité Régional du Barsoor. Une arme et du matériel ont été récupérés par les policiers. La maoïste tué commandait l’escouade locale de guérilla (LGS). Il était activement recherché pour plusieurs embuscades et attaques de voies ferrées.

Guérilleros maoïstes en Inde

Guérilleros maoïstes en Inde

Trois semaines après l’agression d’intouchables, ou dalits, au Gujarat, dans l’ouest de l’Inde, près de 10 000 manifestants se sont rassemblés dans sa capitale, Ahmedabad, dimanche 31 juillet, pour protester avant d’entamer une marche vers Una. C’est dans cette petite ville du Gujarat que quatre dalits ont été à demi dénudés et attachés à une voiture, le 11 juillet, avant d’être battus en pleine rue par des membres d’une brigade de « protection des vaches » qui leur reprochaient d’avoir tué le bovin qu’ils étaient en train d’équarrir, alors que l’abattage de bœuf, animal considéré comme sacré, est interdit dans cet Etat.

Depuis l’arrivée au pouvoir, en 2014, du Bharatiya Janata Party (BJP) – le parti du premier ministre indien, lui-même originaire du Gujarat, ces brigades fascistes qui associent le nationalisme le plus chauvin et à l’intégrisme hindouïste, qui agissent souvent de concert avec la police, n’hésitent pas à contourner la justice en infligeant eux-mêmes des châtiments. En septembre 2015, un musulman a été tué et son fils grièvement blessé par une foule de fanatiques hindous, après avoir été soupçonnés d’avoir tué une vache pour en consommer la viande. Les victimes appartiennent aux minorités religieuses, musulmans, chrétiens, et dalits qui ne révèrent la « mère vache ».

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Une fusillade a eu lieu lors d’une opération anti-maoïste vendredi vers 6 heures du matin dans la zone de Kacheghat à la frontière du Dantewada et du Bijapur. Trois maoïstes recherchés ont été abattus la police du Chhattisgarh: Faggoo alias Nishant, un membre du comité régional, Manki alias Geeta, une jeune femme membre de la compagnie de guérilla active dans les environs du parc national Indravati, et Soma alias Ajeet, adjoint du commandant maoïste Pappa Rao. Des armes et des munitions ont été récupérées par la police.

Entrainement de la guérilla maoïste

Entrainement de la guérilla maoïste

Un avocat défenseur des droits de l’homme en Chine, l’avocat Zhou Shinfeng, a été condamné jeudi à une peine de sept ans de prison pour « subversion contre le pouvoir de l’État » au terme d’un procès expéditif. Cette sentence à l’encontre du fondateur du cabinet d’avocats Fengrui, a été prononcée par un tribunal de Tanjin. Fengrui, aujourd’hui démantelé, était réputé pour avoir représenté des intellectuels, des membres de groupes religieux interdits, et s’était attaquée à l’un des plus grands groupes laitiers du pays dans le cadre du scandale du lait contaminé à la mélamine. Le tribunal a conclu que Zhou Shinfeng avait « attaqué le système socialiste », utilisant son cabinet pour « défier le gouvernement » et « mettre en péril la sécurité nationale ».

Les procureurs de l’État ont plaidé qu’il avait « encouragé des avocats à publiciser des dossiers », « embauché des protestataires pour perturber le système judiciaire » et joué « un rôle important au sein d’un groupe d’activistes pour tenter de manipuler l’opinion publique et miner la sécurité nationale en répandant des pensées subversives ». La Chine mène une campagne de répression sans relâche contre les avocats défendant les droits de la personne et des activistes. Environ 300 personnes de cet type ont été arrêtées depuis un an, et une vingtaine d’entre eux demeurent détenus. C’est la troisième fois que le tribunal de Tanjin rend des jugements du genre cette semaine.

Zhou Shinfeng

Zhou Shinfeng

La police de l’état du Chhattisgarh a récupéré 1.250 détonateurs électroniques, 1.838 bâtons d’explosif-gélatine, 150 kg de nitrate d’ammonium (un puissant explosif réalisé à base d’engrais), du câblage et d’autres composants d’IED. La saisie a été opéré dans les environs de Nagarnar, à la frontière des états du Chhattisgarh et de l’Odisha. Deux personnes ont été arrêtées: Niranjan Das et Durjati Mahangkodo, tous deux résidents du district de Koraput dans l’Odisha. Les explosifs étaient destinés à la guérilla maoïste dirigée par le commandant Vinod, qui opère dans la région du Chandameta.

Sabotage maoïste dans le Chhattisgarh (image d'archive)

Sabotage maoïste dans le Chhattisgarh (image d’archive)

Un paramilitaire membre d’une force anti-guérilla a été abattu par de présumés guérilleros maoïstes lundi à Kidapawan City (Cotabato). Le paramilitaire, une résident de Barangay Muan, a été abattu de six balles par deux hommes qui circulaient à moto. C’est semble-t-il le premier incident armé depuis que le président des Philippines ai décrété un cessez-le-feu unilatéral, cessez-le-feu accepté par la NPA qui s’est mise en mode défensif.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

Une présumée maoïste a été abattue par la police dans le district de Gadchiroli, dans la région orientale de l’État de Maharashtra. Elle a été tuée par une force spéciale de la police qui effectuait une opération anti-guérilla dans la zone de jungle de Bhimapur. La police affirme avoir récupéré une arme et découvert une importante cache de matériel.

Guérilla maoïste en Inde

Guérilla maoïste en Inde

Des heurts ont éclaté à Séoul jeudi entre la police et des manifestants sud-coréens qui voulaient perturber la cérémonie d’ouverture d’une fondation pour les femmes contraintes à l’esclavage sexuel par l’armée impériale japonaise durant la Seconde guerre mondiale. Les deux pays ont conclu en décembre un accord « définitif et irréversible » aux termes duquel le Japon offre ses « excuses sincères » et verse un milliard de yens (7,5 millions d’euros) à une fondation afin d’aider les « femmes de réconfort » sud-coréennes toujours en vie. Cet accord est dénoncé par ceux qui dénoncent le refus de Tokyo de reconnaître sa responsabilité légale. « Vous ne pouvez faire taire les victimes avec de l’argent », ont lancé les manifestants lors de la cérémonie d’ouverture jeudi de la fondation. Certains ont réussi à forcer l’entrée de la fondation où devait se tenir une conférence de presse. Ils ont été évacués par la police.

Les incidents ce jeudi à Séoul

Les incidents ce jeudi à Séoul

Après l’annonce, lundi, par le président Duterte, d’un cessez-le-feu unilatéral (voir notre article), Jorge « Ka Oris » Madlos, le porte-parole du commandement opérationnel national de la NPA, a annoncé mardi que l’ensemble des unités de la guérilla maoïste se mettaient en « mode de défense active » comme « première réponse » à la décision du président Duterte. Madlos a dit que cet ordre a été pris en attendant la déclaration du Front National Démocratique des Philippines (FNDP), dirigé par le Parti communiste des Philippines, qui est habilité à négocier la paix avec le gouvernement philippin.

Madlos a également déclaré que les unités de l’armée gouvernementale déployées, dans le cadre des opération de contre-insurrections à Isabela, Cagayan, Bulacan, Quezon et Batangas, Camarines Norte, Camarines Sur, Albay, Sorsogon , Samar, Surigao, Davao del Norte, Davao del Sur et d’autres provinces, devaient quitter les zones de guérilla. Jusqu’à nouvel ordre, la NPA continuera à défendra les communautés rurales et l’environnement et poursuivra ses campagnes d’éducation politiques et culturelles pour mobiliser les gens à faire valoir leurs droits et de faire progresser leur lutte pour une véritable réforme agraire.

Jorge

Jorge

Treize nouveaux bataillons armés de la police, dont un composé principalement de tribaux des districts où la guerilla maoïste est la plus active, vont être créés par le gouvernement dans les semaines qui viennent. Le Cabinet Committee on Security, dirigé par le premier ministre Narendra Modi, a approuvé cette décision hier. Sur les douze autres bataillons, quatre seront affectés au Chhattisgarh, trois dans le Jharkhand, trois autres dans l’Oidsha et enfin deux dans le Maharashtra. Par ailleurs, les critères de recrutement pour ces bataillons seront revus à la baisse, notamment en ce qui concerne l’âge et les critères éducationnels pour les jeunes tribaux.

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