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Inde-Népal 1886

Le professeur GN Saibaba, incarcéré depuis plus d’un an pour de prétendus liens avec la guérilla maoïste et handicapé à 90% avait reçu une autorisation d’un tribunal pour être transféré dans un hôpital privé de Dhantoli afin d’y subir une batterie d’examens. Depuis qu’il est détenu, ses conditions de détention ont entraîné une sérieuse détérioration de son état de santé, et selon plusieurs de ses proches, sa vie serait actuellement en danger. Jeudi, il a donc passé une IRM à l’hôpital en question, et devait se rendre vendredi dans un autre centre médical pour consulter un spécialiste afin qu’il puisse analyser les résultats de cet examen spécifique et prendre les décisions adéquates. D’après son avocat, son hospitalisation serait nécessaire. Mais à la suite de cette IRM, une lourde escorte l’a immédiatement reconduit à la Central Jail, sans intention qu’il puisse y avoir suite à ces examens.

Par ailleurs, le tribunal avait ordonné que sa femme et que son beau-frère puisse accompagner Saibaba à l’hôpital, et rester avec lui. Mais les policiers de l’escorte du prisonnier les ont empêcher de le suivre, et n’ont même pas autorisé les deux personnes à le saluer à son arrivée à l’hôpital. GN Saibaba a donc subi un examen médical express auquel il ne devrait donc pas y avoir de suite, et sans même avoir pu être accompagné par les membres de sa famille, contrairement à tout ce que le tribunal avait ordonné.

Le 6 juin dernier, le prisonnier maoïste Kobad Ghandy a mis un terme à la grève de la faim qu’il avait entamée le 1er juin (lire notre article). Il a pris cette décision suite à une ordonnance du tribunal ordonnant aux autorités pénitentiaires de lui fournir un accès aux équipements de premières nécessités ainsi que des soins de santé adéquats. L’homme, souffrant et âgé de 68 ans avait entamé sa grève pour dénoncer l’attitude des fonctionnaires de la prison et leur adoption ‘d’une méthode de harcèlement’ visant à détruire sa santé, principalement par le biais des transferts répétés de cellule en cellule ainsi que la privation de nécessités de base telles que des médicaments, de l’eau chaude, d’un lit, etc.

Kobad Ghandy

Kobad Ghandy

Adelberto Silva, Rosanna Cabusao et Isidro de Lima, membres du Front national démocratique des Philippines (FNDP), ont été arrêtés 1 juin. Le FNDP est une organisation qui représente le « gouvernement démocratique populaire » (dirigé par le Parti communiste des Philippines) dans les négociations de paix avec le gouvernement philippin. Ces négociation aujourd’hui au point mort et ces trois arrestations visent à en torpiller la possible reprise. Les accusations de la police (la découverte d’une grenade chez chacun d’entre eux relève clairement d’un montage policier.

Conformément à l’Accord conjoint sur les garanties de sécurité et d’immunité qui a été signé par les régimes précédents Philippines avec le FNDP, en tant que négociateurs, Adelberto Silva, Rosanna Cabusao et Isidro de Lima Silva devaient être protégé contre toute arrestation, détention, surveillance, harcèlement, recherche et autres mesures punitives. Ces arrestations font suites à celles de Roberto Saluta, Benito Tiamzon et Wilma Autriche-Tiamzon, ce qui à 16 le nombre de négociateurs arrêtés et emprisonnés par le régime Aquino.

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Un combat entre des membres des forces de sécurité et des guérilleros maoïstes sur la frontière entre les districts de Palamau et de Latehar (Jharkhand) a entrainé la découverte et la saisie d’une grosse quantité de matériel de combat. Le commissaire de police local a déclaré que la fusillade entre les deux camps avait commencé mercredi vers 6 heures du matin, mais qu’il semblerait qu’elle n’ait fait aucune victime de part et d’autre. Par contre, un grand nombre de détonateurs, des cartouches, du fil électrique, du matériel destiné à la confection d’explosifs ont été découverts durant l’opération de ratissage qui a suivi le combat.

Par ailleurs, toujours dans le Jharkhand, un rapport en provenance du district de Khunti fait état de l’arrestation de trois maoïstes au cours d’une descente organisée mardi. Une équipe de policiers avait été envoyée à proximité du barrage de Sosoguti après que le commissaire ait été informé de la présence d’une brigade de guérilleros à proximité. Trois d’entre eux ont été interpellés tandis que quatre autres sont parvenus à battre en retraite. Un fusil INSAS, saisi à un soldat de la CRPF durant un combat dans la jungle de Jorko en 2008, un chargeur, deux pistolets, quelques cartouches et d’autres choses telles que de la littérature maoïste ont été saisis.

Ce lundi, un policier a été blessé au cours d’une fusillade entre des membres des forces de sécurité et des guérilleros maoïstes dans une dense forêt du district de Rajnandgaon, dans le Chhattisgarh. L’échange de tirs a eu lieu durant la soirée, alors que les soldats menaient une opération de ratissage basée sur des tuyaux reçus plus tôt dans la journée. Alors qu’ils encerclaient une large zone, les forces de sécurité ont repéré un campement naxalite et ont commencé à l’encercler avant d’ouvrir le feu, entrainant une longue fusillade à l’issue de laquelle les guérilleros sont parvenus à battre en retraite, blessant grièvement un soldat. Sur place, ils ont retrouvé une grosse quantité de matériel lié à la guérilla. Des hommes ont immédiatement été envoyés sur place en renfort après avoir été informé de la fusillade et une opération de ratissage est en cours depuis lors à travers la région pour tenter d’appréhender les maoïstes présents dans le camp.

Une cinquantaine de guérilleros du Front n°6 de la NPA a attaqué dimanche après-midi le détachement du 69e bataillon de l’armée gouvernementale qui assurait la sécurité d’un projet de construction d’une route qui doit relier relie les provinces de Bukidnon et de Davao del Norte. Les militaires ont répliqués et la fusillade a duré 10 minutes. Un guérillero et militaire ont été tués, trois autres militaires blessés, et un jeune villageois a été tué par une balle perdue. Les guérilleros sont repartis dans un des véhicules appartenant à l’entreprise de construction, en emportant un mitrailleuse, trois fusils d’assaut et divers équipements appartenant aux militaires.

combattantes de la NPA

combattantes de la NPA

Un cadre haut placé du parti maoïste dans le Chhattisgarh, dont la tête était mise à prix pour une grosse somme a été arrêté ce vendredi au Masturba Hospital à Wardha, où il venait de se faire opérer. Rasul, alias Anil Shauri (30 ans), commandant adjoint d’une brigade locale et membre du comité local de la division East Bastar dans le district de Narayanpur (Chhattisgarh), était recherché dans le cadre de plus de cinquante affaires distinctes. C’est la deuxième fois qu’un cadre maoïste est arrêté à l’hôpital de Whardha.
Deux de ses camarades, Raju et Mahesh, ont également été interpellés. Rasul était hospitalisé depuis le 11 juin pour traiter une hernie. Raju et Mahesh étaient présents pour le soutenir et subvenir à ses besoins.

Un communiqué de l’armée philippines a indiqué que trois membres de la guérilla maoïste avaient été tués à Davao samedi à minuit. Une fusillade aurait opposé un groupe de combattants de la NPA à un détachement du 69e bataillon d’infanterie de l’armée à Barangay Paradise Embac. Les militaires auraient récupéré un fusil M14, deux engins explosifs non explosés. Les témoignages ont ensuite afflué pour démentir cette version. Les tués ont été identifiés comme des habitants de Barangay Paradise Embac. Ruben Datu Enlog, président de l’organisation tribale Nagkalupa se trouvait chez l’agriculteur Aida Seisa dans Purok 7, Barangay Paradise Embac lorsque des militaires ont mitraillés la maison. Enlog, son frère Ramil et le voisin de Seisa Randy Carnasa ont été tués. Le fille de Seisa, âgée de 12 ans a également subi une blessure par balle.

Les militaires reprochaient à Ruben Datu Enlog ses divers militants, tous publics. Le mitraillage mortel fait partie d’une campagne massive d’intimidation dans la région. Quelques jours avant l’attaque, plusieurs maisons de supposés partisans d’Enlog ont été saccagées par des soldats gouvernementaux. Des mandats d’arrêt ont été émis contre Seisa et sept autres pour leur implication présumée avec le mouvement communiste. Les proches des victimes accusent les militaires d’avoir trainé les corps hors de la maison, et d’avoir placé à côté d’eux arme et explosifs.

Militaires de la contre-guérilla philippine

Militaires de la contre-guérilla philippine

Dans la nuit de mardi à mercredi, les forces de sécurité ont tiré sur un groupe de personnes dont elles avaient reçu l’information qu’il s’agissait de guérilleros maoïstes (notre article). Il semblerait que seul une personne faisait partie du parti. Depuis mardi, des questions se sont élevées quant à savoir s’il s’agissait d’un réel combat, et si les hommes étaient des guérilleros. Des rapports suggèrent même que cinq des personnes assassinées n’avaient pas 18 ans. Seul sept des douze corps ont été identifiés jusqu’à présent. Il s’est avéré que l’un d’entre eux appartient à un commandant haut placé maoïste, mais que les six autres étaient totalement inconnus de la justice. La famille du commandant en question a déclaré que tous les autres étaient des membres de la famille, mais aucunement lié aux activités de la guérilla maoïste.

Dans un courrier envoyé à un quotidien local de Ranchi, le porte-parole du CPI(Maoist) a déclaré que le combat prétendu était factice. De son côté, un officier retraité a déclaré que la théorie de la police manquait de contenu ‘Comment douze personnes voyageant dans un seul SUV avec autant d’armes? Comment un des deux SUV a-t-il peut échapper à l’attaque si puissante tandis que les douze occupants de l’autre ont été abattus? Tous les douze ont été tués alors qu’il n’y a eu aucun blessé parmi les membres des forces de sécurité. Dans le cas d’un combat réel avec des soldats, les maoïstes auraient au moins blessés quelques soldats. Au milieu de la nuit, il ne peut pas être si simple de tuer douze personnes’.

Personnes abattues par les forces de sécurité

Personnes abattues par les forces de sécurité

Douze personnes présumées maoïstes ont été tuées lors d’une ‘rencontre’ avec la police dans le district de Palamu tôt hier matin. L’incident s’est déroulé vers 2h30 du matin, à environ 140 kilomètres de la capitale, Ranchi. La police avait reçu une information selon laquelle des naxalites circulaient dans la région. Elle a donc envoyé une équipe de soldats de son bataillon spécial CoBRA ainsi que des policiers locaux sur place. Le directeur général de la police prétend que, parmi les morts, figure un commandant zonal. Huit armes, dont des fusils INSAS, ont été retrouvés sur place.