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Inde-Népal 1886

Plusieurs membres de la guérilla maoïste ont été tués hier au cours d’une intense fusillade avec les forces de sécurité dans une zone retirée du district de Malkangiri (Odisha). Selon les autorités locales, des membres de la force d’élite Greyhound de la police de l’Andhra Pradesh, de la force spéciale anti-maoïste Special Operation Group de l’Odisha et de la District Voluntary Force, un petit contingent de la police locale avait lancé plus tôt dans la journée une opération de ratissage après avoir été informés que les maoïstes organisaient des camps d’entrainement dans la zone depuis la veille. Elles ont également déclaré que le leader et membre du Comité Central du parti Ramakrishna, alias RK, était présent au début de la fusillade, en soulignant qu’il n’était pas encore clair s’il était parvenu à fuir ou non. Enfin, elles ont déclaré que plus de 60 guérilleros étaient dans le camp d’entraînement depuis dimanche soir. Les corps d’au moins cinq guérilleros auraient déjà été retrouvé sur les lieux, mais les recherches sont toujours en cours et il pourraient y avoir plus de victime dans le camp de la guérilla.

L’explosion d’un IED a blessé deux soldats de la force paramilitaire CRPF dans le Chhattisgarh ce samedi. L’explosion a eu lieu vers 8h du matin alors qu’une unité de la force spéciale CoBRA (Compact Battalion for Resolute Action) menait une opération de routine dans la région de Chintagufa, dans le district de Sukma. Les deux soldats ont immédiatement été emmenés et hospitalisés à Raipur, la capitale de l’état.

Dans une opération de ratissage majeure, 44 guérilleros maoïstes ont été arrêtés dans différents endroits du district de Bijapur (Chhattisgarh) mardi et mercredi. Selon les autorités, toutes les personnes interpellées, dont plusieurs étaient recherchées depuis longtemps, seraient impliquées dans des incidents reliés à la guérilla, parmi lesquels des pillages, des incendies volontaires, des meurtres, des attaques contre du personnel de la police, des poses d’explosifs, des destructions de biens gouvernementaux, etc. Les plupart des guérilleros présumés arrêtés avaient leur tête mise à prix depuis plusieurs mois. Tandis que 37 hommes ont été arrêtés mardi, sept autres ont été capturés mercredi, et tous devraient comparaitre rapidement devant un tribunal local. Parmi eux, Hemla Lekhu et Raju Tati, qui sont accusés d’avoir attaqué les forces de sécurité en marge des élections tenues cette année au mois de mai. Un commissaire local a déclaré que la plupart des arrêtés sont impliqués dans la lutte maoïste depuis longtemps, mais que d’autres sont de simples sympathisants.

31/12/2014

Inde: Arrestations

Deux guérilleros maoïstes dont la tête était mise à prix ont été arrêté ce dimanche dans une opération des forces de sécurité menée dans le district de Dantewada (Chhattisgharh). Les autorités ont affirmé que les deux hommes – Ayutu (27 ans) et Lalu Tekam (21 ans) – avaient été encerclés par une équipe composée de soldats de la police locale et de la Quick Response Team. Ils avaient des posters et des calicots de propagande maoïste en leur possession. D’après le commissaire local, tous deux auraient avoué leur appartenance au parti durant leur interrogatoire. Ils étaient recherchés dans le cadre d’enquêtes liées à des attaques contre la police menées dans la région depuis 2009.

Dans le district de Jamui (Bihar), toujours dimanche, la police a arrêté Ugan Koda, un membre recherché du parti maoïste. Selon les autorités, c’est sur base d’un tuyau que les soldats locaux ont appris que le guérillero se trouvait chez lui, dans son village natal de Chormara. Ils ont alors encerclé tout le village et l’ont arrêté. Ils ont saisi une arme et des munitions en sa possession. Soda est accusé d’avoir tué un policier en 2007.

Mme Zhou Xiuyun, 47 ans, s’était déplacée avec son mari sur un chantier de la ville de Taiyuan (province du Shanxi), pour exiger plus de 20.000 yuans (2.600 euros) de paiements en retard dus à son fils. Les forces de l’ordre étaient brutalement intervenues, un policier saisissant la femme par le cou et la plaquant au sol puis l’amenant inconsciente dans le commissariat local où elle est décédée. Pendant ce temps, son mari et son fils y étant passés à tabac. Le père aurait notamment eu quatre côtes cassées.

La diffusion d’une vidéo de l’arrestation brutale de Me Zhou Xiuyun a fait scandale en Chine et contraint le Bureau de sécurité publique de Taiyuan à annoncer la suspension des policiers en cause. Cette affaire a grimpé lundi en tête des sujets les plus débattus sur Sina Weibo, l’équivalent chinois de Twitter, juste après la disparition de l’avion d’AirAsia. Les travailleurs migrants, véritables citoyens de seconde zone en Chine, sont particulièrement victimes des abus policiers.

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Dossier(s): Archives Asie et Océanie Tags:

Le CPI(maoïste) a annoncé être responsable de l’attaque contre la CRPF du 1er décembre dernier au cours de laquelle 14 soldats ont été tués dans le district de Sukma (Chhattisgarh). Dans un communiqué, le parti a affirmé que cette attaque était une ‘réponse du peuple’ aux politiques expansionnistes du gouvernement Modi et du gouvernement de l’état. Goudas Usendi, le porte-parole du Dandakaranya Spécial Zonal Committee du CPI(maoïste), a félicité le commandement régional pour avoir mené cette attaque contre les forces de sécurité. « Des milliers de policiers, de soldats de la CRPF et de la Special Task Force mènent des attaques contre les villages du sud du Dandakaranya depuis le mois de novembre. Les forces de sécurité procèdent à de faux combats, à des arrestations et des détentions illégales, à des redditions forcées de jeunes tribaux en les menaçant de les inculper dans de fausses affaires et procèdent à de nombreuses atrocités à l’égard des femmes. Pour mettre un terme à ces attaques contre la population du Dandakaranya, le peuple révolutionnaire en association avec les combattants de la People’s Libération Guerilla Army, tuant 14 soldats et en blessant 15 autres ». Il a conclu son communiqué en déclarant que de nombreuses armes sophistiquées avaient pu être saisies par les guérilleros au cours de cette attaque.

Le réveillon de Noël a été émaillé d’affrontements entre des manifestants et la police à Hong Kong. Cette dernière a annoncé, jeudi 25 décembre, avoir procédé à une dizaine d’arrestations. Les forces de l’ordre ont fait usage de sprays au poivre et de bâtons pour disperser les protestataires. Il s’agit des premiers incidents depuis l’évacuation des barricades et des villages de tentes érigés par le mouvement Occupy Central et les fédérations d’étudiants. Dix hommes et deux femmes âgés de 13 à 43 ans ont été interpellés pour violences sur représentant de l’ordre, résistance à un représentant de l’ordre et troubles à l’ordre public notamment.

Les chaînes de télévision ont diffusé des images des affrontements où l’on voit des manifestants plaqués au sol. Deux policiers ont également été blessés. D’autres protestataires s’étaient réunis dans le quartier de Causeway Bay, autre gros point de blocage évacué la semaine dernière, en brandissant des parapluies jaunes, accessoire utilisé pour se protéger des projections de gaz au poivre devenu l’emblème de leur mouvement.

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Signalant l’intensification de leurs activités dans l’état du Kerala, les maoïstes ont déclenché trois attaque simultanées ce lundi dans les districts de Palakkad et de Wayanad. Un groupe armé d’une quinzaine de personnes a pris d’assaut le bureau du département forestier à Mukkali vers 1h30 du matin, brûlant des dossiers et endommageant du matériel informatique. Les guérilleros ont également incendié un véhicule gouvernemental devant le bâtiment. Avant de quitter les lieux, les maoïstes ont collé des posters sur les murs, appelant la population à se soulever contre le gouvernement et à prendre les armes. Les pamphlets déposés sur place dénonçaient quant à eux la situation des tribaux dans les jungles de la région.

Un peu plus tard, vers 7h du matin, un groupe de sept guérilleros ont attaqué le KFD et le McDonalds de la ville de Palakkad. Les hommes, tous masqués, ont brisé les vitres des restaurants et ont distribué des tracts appelant les habitants à combattre les agents de l’impérialisme américain.

Un poste forestier situé à Kunjom a également été attaqué lundi matin. Etant donné que personne ne se trouvait sur place, les autorités ne se sont rendus compte de cette attaque que beaucoup plus tard. Les assaillants avaient laissé sur place des copies du magazine Kaattuthee, le bulletin officiel d’une branche du CPI(maoïste) en charge des questions forestières.

Une femme a été tuée lundi en Birmanie lors d’une manifestation contre une mine de cuivre chinoise controversée. La police a ouvert le feu quand les populations locales ont tenté d’empêcher les employés chinois de la compagnie d’ériger des clôtures près de la mine située dans la ville de Monywa, dans le nord-ouest du pays.

Lors des affrontements, certains manifestants auraient utilisé des frondes pour bombarder les ouvriers et auraient également brièvement détenu dix membres du personnel. Les villageois s’opposent à cette mine qui aurait été construite sur leurs terres par une entreprise chinoise associée à une groupe liée à l’armée birmane et ils dénoncent les risques environnementaux du projet. D’après les médias d’Etat, neuf manifestants et 11 policiers ont également été blessés pendant les affrontements.

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