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Inde-Népal 1886

Ce 28 décembre, la KCTU (Confédération coréenne des syndicats) lançait un appel à la grève générale en solidarité avec les syndicalistes du rail menacés de lourdes sanctions pour avoir refusé la privatisation de leur entreprise. Les travailleurs ont répondu présent. Plus de 100 000 manifestants dans les rues de Séoul, des dizaines de milliers d’autres à Pusan, Gwangju, Daejon ou Daegu au cri de « Non à la privatisation de KORAIL ».

Car l’étincelle qui a mis le feu à la rue coréenne, c’est le projet de privatisation de KORAIL, la SNCF coréenne, commençant par une ouverture à la concurrence des trains inter-cités. Les travailleurs du rail ont commencé une grève il y a 20 jours et la répression a suivi : interdiction de la grève, menaces de sanctions financières à la hauteur du « préjudice financier », arrestation des cadres syndicaux, prise d’assaut du siège du syndicat par les CRS coréens, enfin menaces de révocation de tous les grévistes.

grève générale en corée

grève générale en corée

Le gouvernement a déployé plus de 13.000 policiers anti-émeutes dans le centre de la ville. Si l’immense majorité des cortèges était composé de syndicalistes, à noter que les étudiants, avocats, médecins ont aussi rejoint les cortèges. Petite anecdote: la comédie musicale « Les Misérables » a connu un grand succès en Corée et le refrain « Entendez-vous le peuple chanter ? » est repris dans plusieurs villes par les manifestants.


Les autorités de l’état de l’Odisha ont annoncé avoir découvert un campement de la guérilla situé dans la forêt à proximité de Rourkela. Selon la police, le commissaire local a donné l’ordre d’une opération de ratissage dans la zone après avoir été informé d’une présence maoïste. Une opération conjointe de membres du Special Operations Group, de la District Voluntary Force et de la CRPF a été lancée à l’aube samedi. Les soldats ont découvert le camp et ont capturé quatre guérilleros. Une trentaine de leurs camarades ont pu battre en retraite et échapper aux soldats. Ces derniers ont également saisi de la littérature maoïste, des cartes, des vêtements et des médicaments.

Guérillero maoïste

Guérillero maoïste

Un membre des forces de sécurité a été tué et un autre blessé dans une attaque maoïste dans le district de Bijapur (Chhattisgarh) ce dimanche. Les deux hommes, appartenant à la Chhattisgarh Armed Force (CAF) quittaient le village de Mirtur quand ils ont été attaqué par un petit groupe de guérilleros qui ont ouvert le feu. Ces derniers ont immédiatement battu en retraite. A l’annonce de cet assaut, des effectifs supplémentaires ont été envoyés sur les lieux.

Une brigade maoïste a fait exploser un bâtiment officiel à Padia, dans le district de Malkangiri (Odisha) tôt mercredi matin. Un groupe de guérilleros armés a fait irruption dans la ville à l’aube et ont forcé l’entrée du building. Il y ont mis le feu avant de déclencher de puissants explosifs causant d’énormes dégâts à la structure de l’immeuble. De nombreux documents et d’importants rapports officiels ont été détruits dans l’incendie. Sur les lieux, les autorités ont retrouvé une affiche déclarant que la brigade avait organisé cette attaque en représailles à la ‘rencontre’ entre les forces de sécurité et des guérilleros en septembre dernier au cours de laquelle treize maoïstes avaient été tués. Sur l’affiche se trouvait également un message exigeant l’arrêt des opérations de contre-guérilla et le retrait de la Border Security Force de la région.

Près d’une quarantaine de prisonniers maoïstes incarcérés à la prison de haute sécurité d’Hazaribag (Jharkhand) ont entamé une grève de la faim jeudi dernier pour dénoncer le manque de soins de santé pour les prisonniers. Selon eux, les détenus malades ne sont pas correctement pris en charge. Ce mouvement fait suite au décès de Daso Mahato le 22 décembre dernier. Victime d’une attaque dans sa cellule, il a d’abord été suivi à l’hôpital de la prison avant d’être transféré à l’hôpital d’Hazaribag puis à celui de Ranchi où il est mort. Les prisonniers maoïstes affirment que c’est la négligence des autorités pénitentiaires qui est la cause de la mort de Mahato et qu’une grève de la faim à l’intérieur de la prison est leur seule alternative pour se faire entendre.

Depuis mercredi, des dizaines de milliers de travailleurs du textile issus de centaines d’usine ont quitté leur travail pour manifester contre la maigre hausse de salaire prévue pour 2014. L’industrie textile du Cambodge englobe environ 500 usines employant 510.600 ouvriers. Les grévistes ont bloqué la route nationale devant la zone économique spéciale de Phnom Pehn et ont lancé des pierres sur les usines, amenant l’intervention de la police militaire nationale. Un affrontement s’est soldés par l’arrestation de trois ouvriers. Trois policiers et un nombre indéterminé de grévistes ont été blessés.

Deux soldats du Commando-60 ont été blessés dans une fusillade avec une brigade de guérilleros dans la banlieue du village de Rengawahi, dans le sud de l’état du Gadchiroli en début de semaine. Les membres du C-60 se dirigeaient vers le village après avoir appris qu’un groupe assez important de maoïstes se trouvait à proximité. Cela faisait déjà quatre jours que les forces de sécurité ratissaient la région. Le soldat en tête de l’équipe a été blessé d’une balle dans la jambe tandis que le commandant de l’unité s’st blessé à l’épaule en chutant durant l’échange de tirs.

Quelque 130 syndicalistes ont été arrêtés le 22 décembre lorsque des milliers de policiers ont effectué une descente au siège de la Confédération coréenne des syndicats (KCTU), en réaction à une grève des ouvriers du rail qui craignent des licenciements massifs imminents. Plusieurs ouvriers ont été blessés lorsque la police a utilisé des aérosols de gaz poivre. Il s’agissait du premier raid de la police au siège de la Confédération coréenne des syndicats, mené sans mandat de perquisition, depuis qu’elle s’est vue accorder un statut juridique en 1999.

La grève a démarré le 9 décembre pour protester contre la décision de Korea Railroad (KORAIL) de fonder une société distincte pour gérer une nouvelle ligne de train à grande vitesse. Le Syndicat coréen des ouvriers du rail (KRWU), qui fait partie de la KCTU, craint que cela ne conduise à la privatisation de KORAIL et à des licenciements massifs. Lors de précédentes descentes de police dans deux bureaux du Syndicat coréen des ouvriers du rail à Séoul le 17 décembre, une trentaine de policiers ont saisi des disques durs et des documents confidentiels. Deux jours plus tard, la police a saisi de nouveaux disques durs et des documents lors de raids simultanés dans quatre sièges régionaux du KRWU à Daejeon, Busan, Suncheon et Yeongju.

Le 18 décembre, le Premier ministre Chung Hong-won aurait qualifié la grève des ouvriers du rail d’« illégale ». KORAIL a suspendu 7.927 ouvriers grévistes, à titre de sanction disciplinaire. Les mandats d’arrêt émis contre 28 représentants syndicaux se fondaient sur les charges pénales d’« obstruction de l’activité économique » et deux dirigeants syndicalistes ont été arrêtés. KORAIL a également intenté une action en dommages-intérêts pour pertes estimées à 5.314.000 contre le KRWU et ses 186 dirigeants.

cheminots coréens en grève

cheminots coréens en grève

Des guérilleros de la NPA mitraillé deux détachements militaires samedi dans les villes de Gubat et de Casiguran (province de Sorsogon). Les militaires qui ont répliqués et les pertes sont inconnues. La NPA a dit qu’elle observerait la trêve le 24, 25, 26 , et 31 décembre, ainsi que le 1er et le 2 janvier.

combattants de la NPA

combattants de la NPA

Le président philippin a déclaré un cessez-le feu unilatéral avec la Nouvelle armée du peuple (NPA). Chaque année, le gouvernement et la guérilla maoïste observent une trêve pendant la période de Noël.

Cette trêve survient après plusieurs affrontements violents entre la NPA et l’armée gouvernementale. C’est ainsi que le 7 décembre, un lieutenant de l’armée a été tué dans un combat avec la guérilla à Surigao del Sur. Deux autres soldats du 3e Bataillon des forces spéciales ont été blessés dans le même affrontement qui a eu lieu dans le village de Buhisan. Le 15 décembre, une trentaine de guérilleros avaient attaqué le poste de police à Don Victoriano, dans les Misamis Occidental, récupérant de nombreuses armes. Une heure plus tard, une unité du 55e bataillon d’infanterie qui intervenait suite à cette attaque est tombé dans une embuscade à Barangay Sacong Tudela en ville Josefina. Deux jours plus tôt, les forces de sécurité ont découvert un important atelier clandestin de la guérilla dans la ville de Loreto (Agusan del Sur), saisissant à cette occasion 163 IED.