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Inde-Népal 1886

Deux policiers ont été tués au cours d’une fusillade avec des guérilleros maoïstes après qu’une patrouille des forces de sécurité ait été prise en embuscade dans le district de Kanker (Chhattisgarh) ce samedi. L’attaque s’est déroulée sans une poche forestière située à 240 kilomètres au sud de Rapur, la capitale. L’inspecteur de police du district a déclaré qu’une équipe de membres de la police locale et de la Border Security Force avait quitté un poste de police dans la zone ce matin pour mener une opération de ratissage de routine dans les environs. A son retour, une brigade de guérilleros l’a prise en embuscade. Les policiers ont immédiatement répliqué, entraînant une fusillade longue de plus d’une heure à la suite de laquelle les guérilleros ont battu en retraite, leur effectif intact. Deux policiers sont décédés sur place, tandis que deux autres ont été grièvement blessés et hospitalisés dans un état critique.

Pour la deuxième journée consécutive, des centaines de villageois, principalement des fermiers, se sont mobilisés contre l’exploitation d’une mine de cuivre par une société chinoise à Monywa, dans le nord-ouest du pays. Les villageois ont été obligé d’abandonner leurs terres pour permettre l’extension de la mine, ce qu’ils dénoncent. Ce jeudi, les affrontements avec la police ont débuté lorsqu’une centaine de fermiers à commencer à travailler la terre. Cette dernière est rapidement intervenue pour les en empêcher. Des dizaines de personnes avaient été blessées lors de manifestations semblables en novembre dernier. La mine de Monywa est détenue conjointement par une société chinoise et le Myanmar Economic Holdings, appartenant à l’armée birmane. Depuis hier, les fermiers réorganisent des sit-ins. Ce matin, 400 policiers sont violemment intervenus pour les déloger. Trois villageois ont été grièvement blessés, dont un par balle. Ils ont été hospitalisés. Sept policiers ont également été légèrement blessés. Un récent rapport publié par une commission d’enquête indépendante a révélé que lors des manifestations en novembre à Monywa, la police avait utilisé des bombes fumigènes contenant du phosphore, provoquant de sévères brûlures. Malgré les nombreux blessés, la police continue à maintenir n’avoir utilisé que des gaz lacrymogènes et des canons à eau.

Villageois birman blessé au phosphore

Villageois birman blessé au phosphore

Ce matin, une équipe du 199ème bataillon de la CRPF est partie du quartier général du district de Bijapur (Chhattisgarh) pour mener des opérations de ratissage. Sur son trajet de retour de mission, des guérilleros maoïstes cachés dans les buissons le long de la route ont fait exploser une bombe tout en tirant de nombreux coups de fusils. Les soldats ont immédiatement répliqué. S’en est suivi une intense fusillade qui a duré plus d’une heure sans faire de blessés avant que les guérilleros ne battent en retraite. Les soldats ont ensuite ratissé la zone, découvrant une mine de plus de dix kilos, 200 mètres de fil et deux détonateurs.

Samedi soir, une brigade de guérilleros du Bargarh Zonal Committee du CPI(maoïste) ont capturé chez lui Lakpati Dansena, secrétaire du comité du village de Karramal, dans le district de Raigarh (Chhattisgarh). L’homme, accusé d’être un indicateur de la police, a été emmené par les maoïstes, parmi lesquels plusieurs femmes, dans les forêts voisines avant d’être tué. Devant la maison de Lakpati ainsi qu’à proximité de son corps, les guérilleros ont laissé des flyers avertissant les villageois contre le partage d’informations avec la police et exigeant une augmentation de salaire pour tous les ouvriers engagés actuellement dans la récolte des feuilles de tendu, destinées à la fabrication des beedies.

Une vingtaine de guérilleros maoïstes sont parvenus à échapper à une descente policière dans leur campement situé à proximité de Komna (Chhattisgarh) vendredi soir. Ces derniers ont battu en retraite avant que les forces de sécurité ne pénètrent dans le camp. Elles y ont saisi une grande quantité d’explosifs, un revolver, des balles, de la littérature maoïste, des médicaments, des uniformes, des sacs et de la nourriture. Les autorités ont immédiatement lancé une opération de ratissage dans la zone.

Dimanche soir, dans le district de Malkangiri (Odisha), les forces de police ont arrêté Trinath Golori, alias Chandra, qu’elles suspectent d’être un membre haut placé du CPI(m). Il a été capturé sur un marché durant une opération spéciale. Considéré comme le bras droit du dirigeant local Madhab, Chandra est accusé d’être responsable du meurtre de deux policiers, de deux gardes villageois et d’un membre de comité de village dans différentes régions du district.

Hier, un porte-parole de la police a annoncé qu’au cours d’une opération conjointe de la police de l’état et des forces paramilitaires, une grande quantité d’armes et de munitions dans les jungles du district de Medinipur (Bengale occidental). Parmi le matériel saisi, deux mines terrestres, quatre kilos d’explosifs, quinze fusils de gros calibre, un pistolet et des munitions.

Vendredi, la police de Kolkata a annoncé avoir procédé à une double arrestation la veille au soir dans la région de Jadavpur. Sabyasachi Goswami et Zakir Hussain, tous deux hommes suspectés d’être membres du CPI(maoïste) ont été arrêtés par une force d’intervention spéciale de la police d’état. Ils étaient en possession d’armes, de munitions et de documents maoïstes.

Un membre des Grey Hounds, la force d’élite anti-naxale de la police de l’Andhra Pradesh a été capturé et tué après s’être perdu dans la jungle alors qu’il retournait à sa base après le ‘combat’ ayant fait neuf morts dans le camp de la guérilla mardi dernier. Ce ‘combat’ avait opposé une équipe conjointe des polices du Chhattisgarh et de l’Andhra Pradesh ainsi que des hommes de la CRPF à des guérilleros dans le district de Sukma (Chhattsigarh). Au cours de leur retraite, les forces de sécurité avaient continué à être poursuivies par les maoïstes. Selon les autorités, un des inspecteurs blessés aurait raté l’hélicoptère qui devait le ramener à son camp de base. Alors qu’il l’attendait, le Mi-17 a été pris pour cible par les guérilleros et a donc décollé en urgence sans attendre l’inspecteur qui a été capturé et ensuite abattu.

Par ailleurs, les corps des neuf guérilleros tués mardi ont été identifiés et rendus à leurs familles respectives. Mais de nombreuses voix s’élèvent une nouvelle fois pour dénoncer le prétendu ‘combat’. De nombreux militants affirment qu’une fois encore, les autorités ont monté cette histoire de toutes pièces et que les morts sont en fait les conséquences d’une vaste opération policière secrète.

Guérilleros abattus par la police

Guérilleros abattus par la police

Un hélicoptère de la Border Security Force qui transportait des commandos menant des opérations anti-maoïstes a été abattu hier par des guérilleros dans les jungles du sud du Bastar, dans le Chhattisgarh. Il avait été affrété pour évacuer des troupes qui revenaient d’une opération dans le district de Sukma (Chhattisgarh). Le Mi-17 a été la cible de tirs nourris, mais est parvenu à atterrir. Au cours de la fusillade, dix soldats ont été évacués. Les autorités ont déclaré que les guérilleros étaient parvenus à atteindre le véhicule malgré toutes les mesures prises pour sécuriser l’hélipad qui était encerclé par les forces de sécurité. Une équipe de la CRPF a immédiatement été envoyée dans la zone pour tenter de retrouver les maoïstes qui ont battu en retraite dès leur action terminée.

Dans le petit village de Buzhe, dans la province de Guizhou, environ 600 villageois ont été battus et dispersés à coup de tirs de gaz lacrymogène par plus de 300 policiers anti-émeutes le 11 avril dernier. Il y a neuf ans, les autorités locales et une compagnie minière privée ont conclu un accord de réinstallation des villageois déplacés par l’exploitation d’une mine, mais n’ont fourni aucune compensation pour les dommages environnementaux qui touchent directement la population. Depuis, celle-ci lutte pour dénoncer la situation. Le 11 avril, un homme a bloqué l’entrée de la mine. La police est rapidement intervenue pour le déloger, et un jeune couple s’est interposé. Il a été emmené, menotté et battu par les forces de l’ordre. Plus de 600 villageois se sont alors rendus sur place, et c’est alors que les policiers anti-émeutes se sont déchaînés. Sept personnes ont été grièvement blessées, parmi lesquelles une femme de 80 ans. De nombreuses autres ont du être emmenées à l’hôpital pour y subir un traitement aux yeux suite aux effets des gaz lacrymogène.