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Inde-Népal 1890

Le 4 janvier, l’aviation des Philippines a organisé une cérémonie pour la mise hors service de ses hélicoptères AH-1S Cobra et ses avions OV-10 Bronco. Cette cérémonie marque le renouvellement complet de l’aviation antiguérilla des Philippines. Les OV-10 ont cédé la place a six Embraer A-29B Super Tucano (six autres ont été commandés) et les AH-1S Cobra ont été remplace par six hélicoptères d’attaque TAI T129 ‘ATAK’ (photo). Le Super Tucano est un monomoteur à turbopropulseur produit par le brésilien Embraer, armé de mitrailleuses belges .50 de la FN de Herstal – il peut emporter une vaste gamme de bombes et de roquettes. Le T129 est un hélicoptère bimoteur produit par Turkish Aerospace Industries sur base de l’hélicoptère italien A129 Mangusta. Son armement comprend un canon rotatif de 20 mm, huit missiles guidés et jusqu’à quatre paniers de roquettes.

La junte militaire du Myanmar a mis en place une nouvelle loi sur la cybercriminalité ce 1er janvier, renforçant son contrôle sur les canaux de communication dans un contexte de guerre civile exacerbée. Cette loi est une réponse directe aux manifestations de masse et à la résistance armée qui ont éclaté après la prise de pouvoir de la junte en février 2021 ( voir article ici ). Les plateformes de médias sociaux, en particulier Facebook, X et Telegram, sont devenues des outils essentiels pour les groupes d’opposition et le grand public qui contestent le régime militaire. Le contrôle de ces moyens de communication est devenu une priorité absolue pour la junte. Une  version finale de la loi promulguée ce 1er janvier, reflète une approche plus agressive du contrôle en ligne. La loi accorde un pouvoir excessif à la junte pour censurer l’expression en ligne et miner la protection des données. Selon elle,  la loi pourrait étouffer la dissidence et l’expression contre le régime.

Un point important de la criminalisation est la fourniture de réseaux privés virtuels (VPN) sans autorisation. Les VPN sont essentiels dans le Myanmar de l’après-coup d’État, ils permettent d’accéder à des informations non censurées et de contourner les restrictions imposées par l’État. La loi prévoit une peine d’emprisonnement de six mois et une amende pour « installation ou service VPN non autorisé ». Elle étend son application aux citoyens du Myanmar vivant à l’étranger, les tenant pour responsables des infractions commises en vertu de la loi. Le texte intégral de la loi sur la cybersécurité n’a pas encore été rendu public, il oblige les fournisseurs d’accès à Internet à censurer les contenus jugés nuisibles ou répréhensibles par la junte et les oblige à transmettre les données des utilisateurs.

La semaine dernière, les autorités afghanes ont rappelé aux ONG, nationales et internationales, qu’il leur était interdit de travailler avec des femmes afghanes. Le régime a annoncé vouloir fermer toutes les organisations non gouvernementales, qu’elles soient nationales ou étrangères en Afghanistan, si elles ne respectent pas cette nouvelle règle. Le non-respect de ce nouvel ordre entraînerait pour les ONG la perte de leur licence d’exploitation. Depuis le retour des talibans à Kaboul en août 2021, les femmes ont  progressivement été chassées de l’espace public.

Actuellement, les Afghanes ne peuvent plus étudier au-delà du primaire, aller dans les parcs, les salles de sports, les salons de beauté, ni quasiment sortir de chez elles sans chaperon. Une récente loi leur interdit de chanter ou de déclamer de la poésie. Elle les incite aussi à « voiler » leur voix et leurs corps hors de chez elles. Ce n’est pas moins de 28 millions de femmes et filles que les talibans emmurent vivantes.

Samedi 28 décembre, le gouvernement impose une nouvelle loi en cas de construction d’un nouveau bâtiment, celui-ci sera dépourvu de fenêtres par lesquelles il est possible de voir de près « des femmes travaillant dans des cuisines, dans des cours ou collectant de l’eau dans des puits et qui peut engendrer des actes obscènes”, indique un document diffusé par sur X. La mairie et les services compétents devront surveiller les chantiers de construction pour s’assurer qu’il n’est pas possible de voir chez les voisins, poursuit le texte. Si de telles fenêtres avec vis-à-vis existent, les propriétaires sont invités à construire un mur ou à obstruer la vue, “pour éviter les nuisances causées aux voisins”, selon le décret.

La police du district de Kanker a pu capturer Prabhakar Rao alias Balmuri Narayan Rao, dirigeant du PCI(M) pour Nord Bastar. Prabhakar Rao, 57 ans, avait rejoint l’insurrection maoïste en 1984. Des dizaines d’affaires pénales ont été ouvertes contre lui dans plusieurs États et une prime était offerte pour sa capture. Originaire du village de Birpur, dans le Telangana, Prabhakar Rao a été actif en Andhra Pradesh, district de Balaghat, dans le Madhya Pradesh, North Bastar, Koylibeda, Manpur-Mohla du Chhattisgarh.

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Depuis le mercredi 25 décembre, un décret sur la cybersécurité, vivement critiqué, impose aux opérant d’internet de collecter des informations sur leurs utilisateurs et de les partager avec le gouvernement sur demande. Le « décret 147 » oblige les plateformes numériques et toutes les organisations, entreprises et individus étrangers, à vérifier les identités en collectant des données sensibles, numéro d’identification nationale ou de portable, nom complet et date de naissance des utilisateurs. Ces informations doivent être stockées et mises à disposition des autorités. Tout contenu jugé « illégal » doit être supprimé sous 24 heures.

Selon des militants qui défendent les libertés numériques , « Le décret 147 sera utilisé pour réprimer publiquement ceux qui ont des points de vue différents ». Les dissidents actifs sur les réseaux sociaux sont particulièrement visés. En octobre, le blogueur Duong Van Thai a été condamné à 12 ans de prison pour avoir diffusé des critiques contre le gouvernement sur sa chaîne YouTube suivie par 120 000 abonnés.

Le Vietnam est un pays où les médias sont sous contrôle étatique et les blogueurs indépendants interdits. Ce décret renforce une loi sur la cybersécurité adoptée en 2018, déjà critiquée par les défenseurs des libertés numériques, les États-Unis et l’Union européenne.

Ce décret limite également les vidéos en direct aux seuls comptes vérifiés, il pénalise les influenceurs et créateurs de contenu qui dépendent de plateformes comme TikTok pour leur revenu. Il vise également à réguler la pratique des jeux vidéo chez les mineurs, impose la limite stricte d’une heure par session et de trois heures par jour.

Lors d’une opération militaire menée par la faction de résistance Chin Brotherhood le 21 décembre, la ville de Mindat a été libérée du contrôle du Conseil administratif d’État, la junte militaire présidée par le général Min Aung Hlaing, soutenu par la Chine, la Russie, et l’Inde. Le drapeau de l’État Chin a été hissé sur la place de la ville et les portraits du dictateur ont été retirés des espaces publics. Cette victoire militaire est le résultat d’un mois de lutte continue de l’alliance Chin Brotherhood contre la junte militaire. Une énorme quantité d’armes a été confisquée et réappropriée par les forces rebelles.

Cette opération intervient après la défaite de la junte gouvernementale dans la ville voisine de Matupa, le 28 juillet, qui a été prise par la Chin Brotherhood Alliance. Des prisonniers y ont été libérés et un grand nombre d’armes ont également été confisquées. La lutte de libération de l’État Chin se poursuit et d’autres états du Myanmar pourraient suivre la même voie. La situation géographique de l’État Chin en fait un point central, partageant une de ses frontières avec l’État de Rakhine, site du génocide du peuple Rohingya mais aussi avec l’Inde et le Bangladesh. Ces deux pays ont toujours refusé de négocier avec les factions rebelles qui occupent désormais une grande partie du Myanmar, malgré le million de réfugiés Rohingyas dans le sud du Bangladesh qui ont fui leur pays en raison des politiques extrêmement répressives et de nettoyage ethnique de Min Aung Hlaing.

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24 décembre, la police de Hong Kong va offrir des récompenses pour toute information pouvant conduire à l’arrestation de six militants pro-démocratie en exil. L’exécutif pro-Pékin est également accusé d’annulé le passeport de certains militants exilés, c’est la troisième fois que les autorités ont recours à une telle mesure. Les récompenses offertes, d’un million de dollars hongkongais – soit près de 125 000 euros – visent cinq personnes accusées d’« incitation à la sécession » et de « collusion » avec un pays étranger, ainsi que le YouTubeur Victor Ho Leung-mau inculpé pour « subversion ». Les autorités de Hong Kong ont également annulé le passeport de sept autres militants pour lesquels des récompenses sont déjà offertes.

Un certain nombre de figures des manifestations de 2019 se sont exilées ou ont été emprisonnées. La justice hongkongaise a condamné, fin novembre, 45 d’entres eux à des peines allant jusqu’à dix ans de prison (voir article ici)

Un détachement du 4e bataillon d’infanterie  de l’armée gouvernementale a accroché un groupe de la Nouvelle armée populaire (NPA)  à Roxas, dans l’est de Mindoro,  mercredi matin. Les militaires menaient une opération de sécurité anti-guérilla dans le Barangay San Vicente lorsqu’ils ont affronté une demi-douzaine de maoïstes. Une combattante de la NPA a été tuée et un soldat blessé dans la fusillade.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA