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Inde-Népal 1886

La nuit du jeudi 5 au vendredi 6 septembre, onze civils ont été tués, onze autres personnes ont été blessés lors d’une attaque aérienne attribuée à la junte birmane dans la ville de Namkham (État Shan au Myanmar), près de la frontière chinoise. La junte, au pouvoir depuis le coup d’État de 2021, est régulièrement accusée d’être à l’origine de bains de sang lors d’opérations aériennes et terrestres visant à punir des civils soupçonnés de soutenir l’opposition. Mardi, le chef de la junte, Min Aung Hlaing, avait menacé de lancer des «contre-attaques» visant ses adversaires accusés d’utiliser «des bâtiments administratifs et des civils innocents comme boucliers humains».

Les combattants du TNLA (Ta’ang National Libération Army) ont revendiqué le contrôle de Namkham, ville stratégique située à cinq kilomètres de la frontière avec la province chinoise du Yunnan. L’État Shan est le théâtre de combats intenses entre la junte et ses adversaires, l‘armée a perdu des pans entiers de territoire près de la frontière avec la Chine, au profit d’une alliance de groupes armés de minorités ethniques et des « Forces de défense du peuple » (FDP) qui luttent pour renverser le gouvernement militaire issu du coup d’État. Ces groupes se sont emparés d’un commandement militaire régional et ont pris le contrôle de points de passage frontaliers.

La junte affronte une opposition armée généralisée, elle a annoncé ce 2 septembre que les trois principaux groupes armés issus de minorités ethniques combattant l’armée dans l’État Shan avaient été officiellement classés organisations « terroristes » et ceux qui les soutiennent ou sont en contact sont désormais passible de poursuites judiciaires.

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Neuf maoïstes ont été tués mardi 3 septembre dans un état du centre de l’Inde lors d’échanges de tirs avec la police. Les forces de sécurité continuent de fouiller la forêt à la recherche d’armes et de combattants communistes. Les maoïstes mènent la guérilla ayant fait des dizaines de milliers de morts depuis 1967 et affirment se battre pour les pauvres des zones rurales. Mi-juillet, douze combattants avaient été tués dans la région de Gadchiroli, l’un des dizaines foyers maoïstes des districts de l’est et de l’ouest de l’Inde. Des dizaines de milliers de membres des forces de sécurité sont déployés pour combattre la guérilla dans le « Corridor rouge », où les maoïstes sont en position dominante.

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Les agents de la National Investigation Agency (NIA) ont arrêté samedi une personne accusée d’être activement impliqué dans le recrutement et la collecte de fonds pour le CPI (maoïste). Il s’agit d’Ajay Singhal alias Aman, originaire du district de Sonipat en Haryana, qui résidait à SAS Nagar, au Pendjab. La NIA l’accuse d’être responsable du comité d’organisation d’État du CPI (maoïste) à Haryana et activement dans les activités clandestines maoïstes dans les États du Northern Regional Bureau du Punjab, de l’Uttar Pradesh, de l’Uttarakhand, de l’Haryana, de Delhi et de l’Himachal Pradesh. Ajay Singhal s’était rendu au Jharkhand et au Bihar pour collecter des fonds auprès de Pramod Mishra alias Vanbihari, membre du comité central du CPI (maoïste), et de Sandeep Yadav, commandant/secrétaire du Bihar-Jharkhand Special Area Committee, selon la NIA qui a mené vendredi des perquisitions dans plusieurs endroits à Delhi, Haryana, Punjab et Uttar Pradesh.

Agents de la NIA (archives)

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Le tribunal de district de Wan Chai à Hong Kong a reconnu coupables jeudi de “conspiration en vue de publier et de reproduire des contenus séditieux” deux anciens rédacteurs en chef du site d’information Stand News, désormais fermé. Il s’agit de la première condamnation pour “sédition” depuis la rétrocession de l’ancienne colonie britannique à la Chine en 1997. . “La ligne adoptée (par Stand News) était de soutenir et de promouvoir l’autonomie locale de Hong Kong”, a écrit M. Kwok dans son verdict. Stand News, un portail d’informations populaire fondé en 2014 qui couvrait de façon très détaillée et souvent favorable le mouvement pro-démocratie de 2019, a fermé en 2021 après une perquisition de la police dans ses locaux, l’arrestation de ses dirigeants et le gel de ses actifs. Le délit de “sédition”, datant de l’époque coloniale et autrefois tombé en désuétude, est de plus en plus utilisé par la justice de Hong Kong pour réprimer la dissidence.

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Trois cadres maoïstes recherchés, pour la capture desquelles des primes avaient été promises par les autorités, ont été tués le 15 août près du village montagneux de Cabatangan (Iloilo) par les militaires de la 301e brigade d’infanterie. Vincente Hinojales était le secrétaire du Comité régional de Panay (KR-P), Maria Concepcion Araneta-Bocala était premier secrétaire adjoint du groupe et Rewilmar « Vivian » Torato Teodosio secrétaire du front central du KR-P. Jeudi 22 août, ce sont Joan Lacio « Mark » Encarnacion, 31 ans, et Jolina « Chloe » Martinez Sergio, 30 ans, (photo) respectivement vice-commandant et instructeur politique d’une unité de guérilla du Central Negros, qui ont été tué par les militaires du 94e btaillon d’infanterie à Barangay Buenavista, dans le Negros Occidental. Les deux cadres s’étaient mariés dans les maquis en 2017 et ils étaient recherchés par les forces de sécurité.

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Le 13 août, à 6 heures du matin, les policiers de la National Investigating Agency (NIA) ont forcé l’entrée de la maison de Konnath Muralidharan (camarade Ajith), à Thevakkal (état du Kerala,). Ils ont enfoncé la porte et saisi son ordinateur, son téléphone, sa tablette et quelques clés USB, ainsi que quelques vieux magazines et brochures sur la loi d’amendement sur la citoyenneté. Les magazines étaient enregistrés et la brochure avait été publiée et distribuée ouvertement par Porattom. Pourtant, ils ont été saisis et déclarés « publications illégales ». Ce raid fait suite à plusieurs décennies de harcèlement contre K. Murali. Accusé et emprisonné en 1976 pendant deux ans, puis à nouveau pendant quatre ans en 2015 pour ses liens supposés avec l’insurrection maoïste (voir ici l’article sur sa libération). Suite à ce raid, Konnath Muralidharan risque une arrestation à tout moment.

Konnath Muralidharan (camarade Ajith)

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Le régime taliban a instauré le mercredi 21 aout une nouvelle loi qui interdit aux femmes de chanter ou de lire à voix haute en public. L’objectif de cette loi est de « combattre le vice et promouvoir la vertu » selon le gouvernement afghan. La voix d’une femme est considérée comme intime. Le ministère de la Propagation de la vertu et de la Prévention du vice (PVPV) est désormais chargé d’appliquer cette loi. Cette nouvelle législation de 35 articles contrôle tous les aspects de la vie des femmes Afghanes, dans une interprétation ultra-rigoriste de la charia (loi islamique).

Les sanctions imposées par la police des mœurs vont de l’avertissement verbal aux menaces, amendes et détentions à la durée variable. La nouvelle loi stipule que les femmes doivent se couvrir le visage et le corps si elles quittent la maison, veiller à ce que leur voix ne soit pas entendue. « L’amitié » avec « un infidèle », à savoir un non-musulman, est proscrite, tout comme l’homosexualité, l’adultère, les jeux d’argent ou prendre le volant sauf dans certaines conditions. Les femmes ont aussi l’interdiction d’entrer dans les parcs, jardins, salles de sport et bains publics.

23  journalistes sont actuellement emprisonnés en Azerbaïdjan, ce pays accueillera la prochaine COP29 (Conférence des Nations unies sur le changement climatique) en novembre. La Fédération Européenne des Journalistes confirme que les arrestations ont eu lieu dans le cadre du travail des reporters. Cette dernière affirme que le régime azerbaïdjanais ne tolère plus  aucune opposition et réprime de plus en plus les reporters indépendants à l’approche de la conférence. La Fédération Européenne des Journalistes a demandé au secrétariat de CCNUCC (Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques) de s’assurer que tous les pays hôtes des COP respectent les droits humains, que les journalistes puissent exercer leur métier en toute liberté. La FEJ mène une campagne en faveur de la libération de six reporters travaillant pour le média indépendant Abzas Media, ces derniers enquêtaient sur la corruption et les violations des droits humains dans ce pays autoritaire. Elle milite en outre pour la libération de 17 autres journalistes détenus.

 

Un tribunal russe a jugé à huit clos et a condamné jeudi 15 août une citoyenne russo-américaine à 12 ans de prison pour «haute trahison». Lors des tout premiers jours du conflit russo/ukrainien, elle avait envoyé environ 51 dollars  ( 46 euros ) à l’ONG Razom qui fournit une assistance médicale et matérielle à l’Ukraine. Ksenia Karelina, jeune femme originaire d’Ekaterinbourg, vivait en Californie aux Etats-Unis, où elle a émigré il y a plus de dix ans et obtenu la nationalité américaine. Elle a été arrêtée en février alors qu’elle rendait visite à ses grands-parents sur le sol russe. C’est lors d’un contrôle que les agents des forces de sécurité russes ont découvert le don en faveur de l’Ukraine sur son téléphone.

Depuis le début de l’offensive russe en Ukraine en février 2022, des milliers de personnes ont été sanctionnées, menacées ou emprisonnées en raison de leur opposition au conflit. Les procès pour « haute trahison » ont été multipliés et sont toujours assortis de lourdes peines.

Des membres du Comité national de Papouasie occidentale (KNPB) ont organisé dans plusieurs villes des rassemblements pour commémorer le 62e anniversaire des accords de New-York ce jeudi 15 août, ce dernier est considéré comme ouvrant la voie à l’annexion de la Papouasie par l’Indonésie, de nombreux Papous dénoncent cet accord conclu sans leur consentement, ouvrant la voie à  l’annexion illégitime de leur patrie par l’Indonésie.

Le rassemblement à Nabire était pacifique, les tensions se sont intensifiées lorsque des résidents non Papous s’identifiant comme « Warga Nusantara » (Citoyens de l’archipel), munis de barres de fer, de machettes et de pieux en bois se sont heurtés aux manifestants. La police a alors effectué des tirs de gaz lacrymogène et de balle en caoutchouc pour disperser les foules . Les indépendantistes ont riposté par des jets de pierre, ont brisé des vitrines de commerces et incendié des motos aux alentours. Un manifestant a été blessé par une balle en caoutchouc et 95 personnes ont été arrêtées.

Des manifestations et rassemblements similaires ont été signalées dans les villes de Manokwari, Sorong, Raya, Wamena et Yahukimo. A Manokwari, de nombreuses forces policières présentes ont utilisé des camions et des véhicules pour contrôler  et réprimer les manifestants, les empêchant d’atteindre les zones clés de la ville.