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Inde-Népal 1886

Sapamcha Kangleipal, a été arrêté par une équipe spéciale de la police de Delhi avec deux autres personnes, Wahengbam Thoi Luwang, alias Thawai Lakpa, et Kangabam Roshan dans la région de Kotwala (Bihar). Sapam Kangleipal alias Chirangelen alias Sarat (38 ans) avait été arrêté le 7 mai 2008 comme maoïste pour « sédition ». Le 13 mai 2008, le tribunal l’avait libéré sous caution au motif que les charges de sédition portées contre lui n’étaient pas fondées. Cependant, alors qu’il sortait de la salle d’audience, il a de nouveau été arrêté par l’autorité de l’État en vertu de la loi sur la sécurité nationale. Après avoir séjourné dans la prison de Sajiwa pendant quelques mois, les autorités l’ont admis à l’hôpital. Dans la nuit du 28 au 29 décembre 2008, Sapamcha Kangleipal s’est échappé de la salle de sécurité de l’hôpital. Il était en cavale depuis.

Sapam Kangleipal alias Chirangelen alias Sarat

Un combat meurtrier a opposé jeudi des militaires de la 303e brigade d’infanterie  à la guérilla maoïste à Barangay Buenavista, dans le Negros occidental. Un militaire a été tué et deux autres blessés (dont un capitaine).  Après  30 minutes de fusillade, les guérilleros se sont retirés dans la jungle en ne laissant personne sur le terrain. L’armée revendique avoir tué trois d’entre eux. Les militaires ont récupéré 500 obus de lance-grenades, des fusils M14 et M16, une mitrailleuse M60 ainsi que du matériel d’artificier.

Combattants de la NPA

Combattants de la NPA

 

 

 

Vendredi matin, un cadre maoïste a été tué et une cache d’armes a été retrouvée à la suite d’une fusillade entre les forces de sécurité et les guérilleros maoïstes dans la forêt de Tholkobera, entre Chaibasa et Khunti, dans le district de West Singbhum (état de Jharkhand). L’opération a été menée par une force conjointe du 94e bataillon de la CRPF et de la police de Jharkhand. La cache contenait deux fusils de chasse, un fusil de calibre .315, des munitions de divers calibres mais aussi 10 téléphones mobiles et des équipements divers.

Les paramilitaires du CRPF devant le matériel retrouvé

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Ce lundi 5 août, les habitants des villages entourant la mine de Solton-Sary, dans la région de Naryn (centre du Kirghizstan), sont venus demander la fermeture de la mine exploitée par la compagnie chinoise Zhong Ji Mining. La manifestation sur le lieu de l’exploitation a tourné au conflit entre les employés chinois de la mine et entraîné l’intervention des forces de l’ordre. 20 personnes ont été blessées. Les habitants des alentours manifestent activement depuis plusieurs années contre les activités de la mine qui est selon eux à l’origine de la mort massive des bovins et de moutons dans les pâturages locaux en raison de la pollution de l’air et de l’eau.

Les habitants des environs envahissant le site de la mine de Solton-Sary

Lundi 5 août marquait le troisième jour de nouvelles manifestations donnant lieu à des affrontements se sont déroulées à Hong Kong au cours desquels plus de 80 personnes ont été arrêtées par la police. Le même jour, le mouvement a appelé à une grève générale qui a été suivi en masse. D’autres types d’actions ont également été menées. Dans la localité de Wong Tai Sin, des personnes ont cassé des vitres d’immeubles où logent des policiers puis allumé un incendie. Des feux ont été également allumés devant plusieurs commissariats, badigeonnés de graffitis «policiers, chiens mafieux». Des membres de la mafia en T-shirts blancs, qui s’étaient déjà illustrés le mois dernier en tabassant une quarantaine de protestataires dans une gare, en collusion avec la police, ont refait brièvement apparition hier soir dans la localité de North Point, où ils s’en sont pris à des manifestant ·e·s (voir notre article).

Au fil du mouvements, les manifestant·e·s se sont de mieux en mieux organisés. Ils utilisent des lasers verts pour contrer les dispositifs de reconnaissance faciale de la police. Ils vaporisent également des caméras de surveillance de la peinture ou déploient des parapluies autour des groupes en action. Les manifestant·e·s sont également organisés pour contrer les attaques policières. Dans ce cas, un groupe distrait la police avec les lasers ou d’autres lumières vives afin qu’une deuxième équipe puisse contre-attaquer. Un troisième groupe coordonne la formation et un quatrième à l’arrière maintient le moral de leurs camarades en jouant du tambours et en criant des slogans. Enfin des éclaireurs et les coureurs distribuent fournitures et nouvelles entre les différentes lignes de front. Par ailleurs, certains manifestants se sont formés au Parkour pour évaluer la situation en hauteur ou lancer des objets dissuasifs sur la police. D’autres travaillent ensemble pour étouffer les gaz lacrymogènes, déposant rapidement des cônes de signalisation sur les grenades fumantes, puis leur versant de l’eau par la buse.

Quand ils rentrent chez eux, les manifestant·e·s utilisent et derrière eux de l’argent dans les stations de métro pour éviter et éviter à leurs camarades d’être suivis avec leurs cartes de transport public. De nombreux manifestant·e·s ont également amélioré leur équipement – les masques et les planches de surf minces qui étaient «inutiles» contre les matraques de police et les boucliers anti-émeute ont disparu. À présent, ils utilise des panneaux de signalisation en métal comme boucliers, enfilent des protections de bras et de jambes, se procurent des barres de fer et apportent de différents types de projectiles de la brique aux œufs.

La communication est également soigneusement contrôlée. Les défenseurs de la ligne de front ne partagent jamais leurs coordonnées sur les téléphones des autres. Ils limitent les chats tactiques à un petit nombre pendant que les messagers désignés transmettent des informations entre les groupes. De nombreux manifestant·e·s ne dévoilent également pas leur participation de première ligne auprès de leur famille, amis ou collègues.

Les forces spéciales de la police du Rajnandgaon ont mitraillé une quarantaine de combattants maoïstes dans leur campement de la forêt de Sailpar, une jungle dense du district de Rajnandgaon, à quelque 70 km de la capitale, Raipur. Sept corps, un AK-47, deux fusils et des armes artisanales ont été retrouvés sur le terrain. Le Chhattisgarh est riche en minéraux, mais parmi les États les plus pauvres de l’Inde; l’insurrection maoïste y est particulièrement bien implantée, tout comme dans le Maharashtra, l’Odisha, le Jharkhand, le Bihar. Le gouvernement a déployé des dizaines de milliers de policiers et de commandos spéciaux dans le but d’éradiquer ces guérillas.

Le district de Rajnandgaon, dans le Chhattisgarh

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Un paramilitaire du CRPF a été tué mercredi dans l’explosion d’un IED déclenchée par des guérilleros maoïstes dans le district de Bastar dans le Chhattisgarh. L’explosion a eu lieu vers 6 heures du matin, près d’un camp du 195e bataillon du CRPF, à Pushpal, à Bastar, lorsque l’une de ses patrouille était de retour après une opération anti-guérilla lancée la veille au soir dans les forêts situées le long des districts de Bastar et de Dantewada.

Soldats de la CRPF en opération dans le Chhattisgarh

Soldats de la CRPF en opération dans le Chhattisgarh

Le sympathisant maoïste présumé, Konnath Muralidharan (camarade Ajith), arrêté près de Pune en 2015, a quitté la prison centrale de Yerawada, deux mois après que la Cour suprême ait rejeté le plaidoyer du gouvernement du Maharashtra contestant la libération sous caution accordée par la Haute Cour de Bombay en février. La libération de Muralidharan a été bloquée pour une raison bureaucratique. Konnath Muralidharan a été libéré mardi vers 17h30 de la prison de Yerawada après que toutes les formalités aient été accomplies.

Konnath Muralidharan (camarade Ajith)

Konnath Muralidharan (camarade Ajith)

Le week-end du 27 et 28 juillet a été marqué par plusieurs manifestations anti-gouvernementales au cours desquelles des affrontements et des arrestations ont été signalés. Samedi 27 juillet, des affrontements ont été signalés lors d’une manifestation à Yuen Long, près de la frontière chinoise au cours lesquelles 24 personnes ont été blessées, dont deux grièvement. Cette manifestation avait pour objectif de protester contre l’agression d’autres manifestant·e·s le dimanche précédent, attribuée à des triades, qui avait fait 45 blessés (voir notre article).

Le lendemain, des dizaines de milliers de personne étaient réunies au cœur de mégapole. Un groupe d’environ 200 manifestants parvenu jusqu’au bureau de liaison du gouvernement chinois à Hong Kong, symbole de la présence chinoise. Il s’est retrouvé face à face avec la police antiémeute qui a tiré des gaz lacrymogènes et des balles en caoutchouc. Les manifestants ont riposté avec des briques et des pierres, puis ont été repoussés par une charge de policiers. Parallèlement, une foule plus nombreuse de manifestants s’est rendue dans le quartier commerçant de Causeway Bay, où la présence policière semblait plus restreinte. Les manifestants y ont érigé des barricades et bloqué une artère. La police a fait état de 13 arrestations, dont celle d’un militant, Max Chung, qui avait déposé une demande pour la manifestation.

Affrontement lors d'une manifestation à Hong Kong le 28 juillet

Le Commandement Arnulfo Ortiz de la NPA du Samar occidental a lancé une série d’opérations de guérilla contre le régime de Duterte en prévision du prochain discours sur l’état de la nation du président.

Ainsi, le 16 juin des affrontements ont eu lieu entre la guérilla et des éléments du 63e Bataillon d’Infanterie au cours des quels deux soldats sont morts et de nombreux autres ont été blessés. Le 27 juin, trois membres du 87ème Bataillon d’Infanterie ont également été tués par des combattant·e·s de la NPA. Enfin le 7 juillet, un groupe d’opérations spéciales de la NPA a ciblé Sonny Moreno, un responsable du renseignement du Bataillon du Renseignement Militaire (BRM) à Poblacion, San José de Buan. On ne signale aucune victime dans les rangs de la NPA.

Combattants et combattantes de la NPA

Combattants et combattantes de la NPA